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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Agro Radio Hebdo

Salutations chaleureuses Ă  tous!

Cette semaine, nous souhaitons la bienvenue à nos nouveaux abonnés: Wellington Mpeniasah de l’Initiative de recherche sur les radios rurales en Afrique (IRRRA) et Kakraba Quarshie de Radio Peace, tous les deux du Ghana, Alice Van der Elstraeten du Ministère de l’Agriculture en République Démocratique du Congo et Newton Samangwe, un agriculteur, à Villaton Farms en Zambie.

Dans cette édition, nous vous présentons des mises à jour sur plusieurs questions d’actualité dans l’agriculture africaine. La production de biocarburants est peut être le sujet le plus chaud dans l’actualité agricole aujourd’hui. Pour ceux qui sont pro-biocarburants, c’est une occasion d’enrichir et de développer les collectivités rurales. Ceux qui sont contre craignent que les biocarburants conduiront à des pénuries alimentaires en remplaçant les cultures vivrières par des cultures destinées aux carburants. Notre correspondant,Nourou-Dhine Salouka, de Jade Productions, a visité la région du Nayala au Burkina Faso pour parler avec des agriculteurs qui veulent faire la transformation du jatropha en biodiesel pour leur propre usage. Ils espèrent que cela accroîtra leurs profits et la sécurité alimentaire locale.

Nous avons également quelques nouvelles importantes sur une tendance émergeante: l’agriculture urbaine. L’Institut international de gestion des ressources en eau a publié un rapport sur les risques liés à l’utilisation de certaines eaux usées en agriculture urbaine. Nous passons en revue les principaux points de ce rapport ainsi que certaines techniques utilisées par les agriculteurs pour rendre les eaux usées plus sécuritaires. Enfin, nous nous tournons vers la République Démocratique du Congo, un pays qui cherche à relancer l’industrie de la pêche. À un moment où de nombreux pays font l’expérience de la pisciculture, nous voyons comment ce pays est en train de reconstruire une entreprise qui était autrefois florissante.

Enfin, nous avons une bonne nouvelle pour ceux qui n’ont pas encore compléter le questionnaire aux abonnés d’ARH. La date limite pour compléter le sondage a été prolongée jusqu’au 1er Septembre. S’il vous plaît prenez quelques instants aujourd’hui afin de nous aider à mieux comprendre la façon dont vous utilisez ARH et ce que vous souhaitez voir dans les prochaines éditions. Vous pouvez compléter le questionnaire en ligne, ici: https://www.surveymonkey.com/s.aspx?sm=9HOchcedv077TyFYi_2bXMPQ_3d_3d.
Nous avons hâte de lire vos réponses.

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Burkina Faso: Les agriculteurs disent qu’ils ne veulent pas de « pétrole vert » sans nourriture ( écrit par Nourou-Dhine Salouka/Jade Productions pour Agro Radio Hebdo à Ouagadougou, au Burkina Faso)

2. Afrique : Les eaux usées en agriculture urbaine sont néfastes pour la santé mais assurent un moyen de subsistence aux pauvres des villes (IWMI, CBC Dispatches, Le Monde, One World)

3. République Démocratique du Congo: Un pays qui aime le poisson restructure l’industrie de la pêche (Toronto Star, Banque mondiale)

Évènement à venir

-11 au 13 Septembre 2008: Forum « Média & Développement » au Burkina Faso

Banque de ressources pour la radio

-Quelles sont les principales considérations à envisager lorsque vous choisissez votre équipement d’enregistrement?

Les actions de Radios Rurales Internationales

-Il n’est pas trop tard pour nous donner vos opinions dans le questionnaire pour les abonnés d’ARH!

Le texte radiophonique de la semaine

-Des mangues à la rescousse: Une réaction locale aux changements climatiques

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Burkina Faso: Les agriculteurs disent qu’ils ne veulent pas de « pétrole vert » sans nourriture ( écrit par Nourou-Dhine Salouka/Jade Productions pour Agro Radio Hebdo à Ouagadougou, au Burkina Faso)

Après avoir été sensibilisés par des firmes productrices de biocarburant et par un chef coutumier, les producteurs burkinabé entament cette saison la culture du jatropha. Cette plante sert à la production d’agrocarburants. Mais si les paysans consentent à produire du jatropha, ils donnent quand même la priorité à la production céréalière. Ils préconisent en outre une transformation locale de la production, pas son exportation, comme c’est le cas avec le coton.

Dans la province du Nayala, au nord-ouest du Burkina Faso, la production du jatropha est bien entamée: 200 hectares cette année et une prévision de 10 000 hectares d’ici 2010. Ce choix répond à la nécessité pour les producteurs d’être au cœur des changements dans l’agriculture.

Pour Aimé Charles Ki, président de la Fédération des Groupements de Producteurs du Nayala (FGPN), les agrocarburants sont une opportunité à ne pas manquer. Afin de s’engager de la meilleure manière dans la culture de cette nouvelle plante, sa fédération a organisé en février 2008 une visite d’étude au Mali. Ce pays expérimente la production du jatropha depuis une quinzaine d’années. De retour de ce voyage, les producteurs ont décidé de reproduire l’expérience du Mali, où la production est transformée sur place et utilisée pour les besoins locaux, notamment pour faire tourner des moulins et alimenter les moteurs de tracteurs.

Le jatropha suscite beaucoup d’espoir dans la région de Nayala et dans le reste du Burkina. Pour Marie Thérèse Toé, présidente de l’association féminine de lutte contre la pauvreté Claire Amitié, le jatopha est une importante source supplémentaire de revenus. Quant à Léon Moussiané, producteur de Toma, voit encore plus grand. Il est convaincu que les agrocarburants constituent le moyen le plus rapide pour développer les campagnes.

Cependant, le développement ne doit pas se faire à n’importe quel prix. Les paysans refusent de passer à la production industrielle comme les y poussent les firmes occidentales. Selon Charles Ki, la priorité des producteurs est d’assurer la sécurité alimentaire, donc la production céréalière. Au lieu de consacrer des plantations entières à cette plante, les paysans burkinabé l’utilisent comme haie vive pour délimiter leurs champs. Le jatropha est aussi planté à l’intérieur des champs pour séparer différentes variétés de plantes.

Les producteurs burkinabés de jatropha refusent aussi l’exportation des amandes pour qu’elles soient transformées en biocarburant. Ils veulent éviter les mésaventures vécues avec le coton. Ils disent en effet que l’exportation de matière brute n’engendre pas le développement local. De plus, les producteurs n’auront aucune influence sur le prix du kilogramme.

Pour aboutir à la transformation locale, les producteurs ont un schéma simple: mettre sur pied une usine locale. Sa gestion relèverait d’une société anonyme appartenant à trois groupes d’actionnaires. Le premier groupe, celui des producteurs, fournirait la matière première. Le deuxième apporterait les capitaux et le troisième la technologie. Cette entreprise inédite, dont rêve Charles Aimé Ki, devrait être la structure centrale de la gestion de la filière jatropha. En attendant la création de cette société, les producteurs expérimentent cette année la culture du jatropha. Mais, préviennent-ils, la filière ne sera viable qu’une fois leur schéma mis en place dans leur communauté.
Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur le jatropha

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2. Afrique : Les eaux usées en agriculture urbaine sont néfastes pour la santé mais assurent un moyen de subsistence aux pauvres des villes (IWMI, CBC Dispatches, Le Monde, One World)

Si vous vous promenez dans les rues d’Accra, ne soyez pas surpris si vous apercevez des têtes de laitue qui poussent sous des lignes électriques ou bien du manioc dans des ponceaux. Le paysage urbain d’Accra est en mutation verte car de plus en plus, les citadins ghanéens consomment quotidiennement des fruits et des légumes qui poussent en ville.

Ça, c’est ce qu’on appelle l’agriculture urbaine, et dans une Afrique qui fait face à des pénuries alimentaires, elle est la bienvenue. Mais, l’agriculture urbaine est sujette à des problèmes d’approvisionnement en eau.

Les agriculteurs urbains ont tendance à faire pousser des cultures en utilisant des eaux usées domestiques ou industrielles ou un mélange des deux. Faute d’accès à une eau salubre pour l’irrigation, les produits qui poussent en terre urbaine peuvent être impropres à la consommation humaine.

Karim Salifou a déménagé de la campagne vers la capitale du Ghana pour trouver un emploi. Comme il ne trouvait pas de travail, il a commencé à cultiver la laitue pour ensuite la vendre au marché en ville. Mais Karim n’a qu’une seule source d’eau: c’est un étang pollué. Il dit que la qualité de l’eau dans cet étang a empiré car avant, on pouvait y pêcher des poissons mais maintenant, elle est pleine de substances chimiques qui la rendent impropre à la consommation humaine.

Une étude récente sur l’utilisation des eaux usées pour l’agriculture dans les pays en développement a été publiée par l’Institut international de gestion des ressources en eau (IWMI) la semaine dernière. L’étude rapporte que les eaux usées servent le plus souvent à produire des légumes et des céréales. Cela entraîne des risques sanitaires pour les consommateurs, notamment dans le cas des légumes consommés crus.

Liqa Raschid-Sally est chercheuse à l’IWMI. Elle dit que le problème est que dans 70 % des 53 villes étudiées, les eaux industrielles ne sont pas séparées dans les systèmes d’évacuation. Elle dit que les risques de maladies que provoquent les eaux industrielles ne sont pas bien connu du public. .

Cependant, l’agriculture urbaine qui utilise des eaux usées contribue de manière significative à l’approvisionnement des villes en denrées alimentaires et fournit des moyens de subsistance aux plus pauvres.

L’eau étant une denrée rare, l’étude indique qu’on ne peut pas arrêter l’utilisation des eaux usées en agriculture urbaine car cela pourrait aggraver les pénuries alimentaires. On peut cependant prendre des mesures pour réduire les risques associés à la consommation des produits cultivés en terre urbaine.

Par exemple, à Ouagadougou, au Burkina Faso, certains agriculteurs ont construit un bassin de stockage pour enmagasiner les eaux usées provenant d’une brasserie. Cependant, ils ne remplissent les bassins que lorsqu’ils jugent que la qualité des eaux usées est acceptable, en se fiant à son apparence, son odeur et son goût.

Au Ghana, les agriculteurs stockent les eaux usées dans des étangs pour laisser se déposer les matières solides, ce qui permet de réduire la quantité de bactéries dans l’eau.

À l’échelle mondiale, 200 millions d’agriculteurs auraient recours aux eaux usées, non traitées ou partiellement traitées.
Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur l’utilisation des eaux usées en agriculture urbaine

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3. République Démocratique du Congo: Un pays qui aime le poisson restructure l’industrie de la pêche (Toronto Star, Banque mondiale)

Au zoo de Lubumbashi, dans le sud de la République Démocratique du Congo, caché derrière une cage de tigres, se trouve le Centre de Recherche en Aquaculture. Il comprend un petit groupe d’étangs pour l’élevage de poissons locaux - surtout le tilapia et le poisson-chat. Cette activité constitue un effort pour relancer l’élevage du poisson dans la région.

Jules Luwamba est le chef des chercheurs du Centre. Il explique qu’il y avait 8000 poissons d’exploitation dans la région avant la guerre civile. Pendant la guerre, plus de la moitié ont été abandonnés. L’objectif du centre est de rétablir l’ensemble des étangs de pisciculture et de les maintenir productifs.

À environ 30 kilomètres de la ville de Lubumbashi se trouvent quelques-unes des exploitations piscicoles que le Centre de Recherche en Aquaculture soutient. Dans la petite ville de Kipushi, un groupe de 150 femmes a creusé des bassins d’élevage pour en faire l’exploitation. Elles achètent des alevins de tilapia et elles les élèvent jusqu’à ce qu’ils atteignent un poids de 600 grammes. Le tilapia est un des poissons favoris des Congolais donc les pêcheuses n’ont aucune difficulté à trouver des acheteurs dans leur village. Toutes ces femmes sont en train de reconstruire leur vie après la guerre civile qui a pris fin en 2003. La plupart sont des veuves, des réfugiées réinstallées et des anciennes combattantes. Grâce à la pisciculture, elles font assez de profits pour supporter leurs familles.

Mais il n’y a pas encore assez de poissons élevés localement pour satisfaire la demande. En février dernier seulement, la province du Haut-Katanga a importé plus de 2000 tonnes de poisson séché, fumé, et salé.

Alors que le pays se reconstruit lentement après la guerre, il y a encore de nombreux obstacles à surmonter pour les pisciculteurs. Le vol de poisson est un phénomène commun. Dans le Quartier Congo, en périphérie de Lubumbashi, tellement de poissons ont été volés dans des exploitations piscicoles que sept associations ont dû abandonner leurs étangs d’aquaculture en faveur du maraîchage. Le mauvais état des routes réduit aussi l’accès aux marchés.

Néanmoins, le potentiel de l’industrie de la pêche de la République Démocratique du Congo a attiré l’attention des collectivités locales et des organisations internationales de développement. La Banque mondiale appuie les villages côtiers de Moanda et Nsiamfumu pour qu’ils rétablissent leurs marchés de poissons autrefois dymaniques. L’année dernière, 60 dirigeants d’associations de pêcheurs ont participé à un programme de formation parrainé par la Banque mondiale. Ils ont appris de nouvelles techniques de pêche, ainsi que des méthodes pour préserver le poisson avec la fumée et le sel. Les membres de l’association ont également appris à organiser les pêcheurs locaux et à préserver les stocks de poissons.

Assani Bin Assani est président de l’Association pour le développement de la pêche et la formation des jeunes. Il a déclaré que sa communauté avait grand besoin de ce type de formation car leur vie dépend essentiellement de la pêche.
Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur la reconstruction de l’industrie de la pêche

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Notes aux radiodiffuseurs sur le jatropha:

Les agriculteurs africains sont en train de peser leurs options lorsqu’il s’agit de la production de biocarburants. La hausse du coût des combustibles fossiles a créé une forte demande pour d’autres biocarburants - des carburants fabriqués à partir de sources végétales et animales. Les grandes entreprises de production de biocarburants sont en visite dans les zones rurales car ils sont à la recherche d’agriculteurs qui pourront leurs fournir la biomasse dont ils ont besoins pour produire leurs biocarburants. Le reportage de Nourou-Dhine Salouka de Jade Productions décrit comment un groupe d’agriculteurs résiste à l’appel des grandes entreprises de production de biocarburants et prévoit plutôt ouvrir une usine locale de biodiesel. En adoptant cette approche, les agriculteurs de Nayala, une province du nord-ouest du Burkina Faso, répondent à deux préoccupations communes sur la production des biocarburants : qu’il y aura une réduction de la sécurité alimentaire si l’on change l’utilisation de terres agricoles d’une production alimentaire à une production de biocarburants et que la richesse créée par la production de biocarburants ne bénéficiera pas les agriculteurs.

Les articles suivants, qui sont parus dans des éditions précédentes d’ARH, discutent de comment les agriculteurs dans d’autres parties du continent tentent de répondre à la demande pour les biocarburants:
- « Kenya: Les éleveurs s’opposent à un projet controversé de production de cannes à sucre » (ARH # 29, juillet 2008)
- « Mali: La campagne pour le biodiesel s’intensifie mais les agriculteurs restent prudents » (ARH # 7, janvier 2008)
- « Afrique: les promesses et les dangers potentiels des biocarburants » (ARH # 3, décembre 2007)

Aussi, les textes radiophoniques de Radios Rurales Internationales décrivent d’autres utilisations pour le jatropha, au-delà de la production de biocarburants:
- « Jatropha - pas seulement un biocarburant! » (Pochette 80, Numéro 7, mars 2007)

Si vous recherchez de plus amples renseignements sur les biocarburants, vous pouvez aussi visiter les sites Web suivants:
- Le site Web pour l’International Consultation on Pro-poor Jatropha Development, un évènement organisée en avril dernier par le Fonds international de développement agricole (FIDA), une institution spécialisée du système des Nations unies. L’évènement comprenait différentes perspectives sur les biocarburants provenant de divers pays, ainsi qu’un débat sur les conditions nécessaires pour la production de biocarburants en faveur des habitants des zones rurales: http://www.ifad.org/events/jatropha/index.htm (en anglais seulement)
- Le site Web du Centre for Jatropha Promotion & biodiesel. Le site comprend des informations détaillées sur la culture du jatropha, des plans d’affaires pour la culture du jatropha et la transformation du biodiesel: http://www.jatrophaworld.org/index.html (en anglais seulement)

Si vous aimeriez faire des recherches plus poussées pour une histoire locales sur la production du biodiesel, voici quelques questions que vous pouvez poser :

- Qu’est-ce que les agriculteurs de votre région pensent de l’idée de vendre des cultures pour la production de biocarburant?
-Est-ce que les agriculteurs dans votre région produisent actuellement des biocarburants pour les utiliser sur leurs exploitations agricoles ou dans leurs communautés. Si c’est le cas, quelle est la structure organisationnelle locale qui gère la production de biodiesel ?
- Si une usine de transformation de biocarburant est prévue pour votre région, comment les agriculteurs peuvent-ils maintenir leur sécurité alimentaire tout en produisant des cultures pour la transformation en biocarburants?
- S’il y a déjà une usine de transformation de biocarburant dans votre région, est-ce que les petits agriculteurs contribuent à la production? Que disent les agriculteurs de leurs expériences de travail avec l’usine de traitement (par exemple, l’appui à la bonne récolte et le stockage, les prix des cultures, etc?)

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Notes aux radiodiffuseurs sur l’utilisation des eaux usées en agriculture urbaine:

Alors que les eaux usées en agriculture urbaine peuvent être néfastes pour la santé humaine, Mme Liqa Raschid-Sally, de l’Institut international de gestion des ressources en eau et auteure principale de l’étude qui vient d’être publiée, dit que si l’on interdit l’utilisation de ces eaux, il est clair qu’il y aura une rupture de livraison de certains types de légumes dans les villes.

Mme Raschid-Sally indique que près de 75% de l’alimentation dans les villes étudiées est faite de légumes qui poussent en zones d’agriculture urbaine et périurbaine, et qui ont été arrosés avec des eaux usées.
Pour consulter l’étude Comprehensive Assessment of water management in urban agriculture dans son intégralité, visitez le site Web : http://www.iwmi.cgiar.org/SWW2008/PDF/CA_53_city_Final_August_2008_V5.pdf

Veuillez noter que le rapport complet n’est disponible qu’en anglais mais que vous pouvez lire un communiqué de presse qui décrit des points saillants de l’étude en français : http://www.iwmi.cgiar.org/SWW2008/PDF/IWMI_wastewater_news_rel_FRENCH.pdf

Les eaux usées sont des eaux altérées par des activités humaines, suite à un usage domestique, industriel, artisanal, agricole ou autre. Certaines sources d’eaux usées sont moins néfastes que d’autres. Les eaux usées sont séparées en deux catégories : les eaux noires et les eaux grises.

Les eaux noires contiennent diverses substances polluantes ou difficiles à éliminer telles que des matières fécales, des produits cosmétiques ou d’autres types de sous-produits industriels. Ces eaux usées sont souvent plus dangereuses pour la santé humaine car dans la plupart des centres urbains africains, elles n’ont pas été épurées avant d’être aspergées sur des cultures végétales.

Les eaux grises sont considérées comme étant plus acceptables pour l’irrigation, en agriculture urbaine. Les eaux grises sont peu chargées en matières polluantes et elles sont d’origine domestique, résultant souvent du lavage des assiettes ou des mains, des bains ou des douches.

Voici d’autres ressources sur les eaux usées et sur leur utilisation sécuritaire :

-Un guide publié par l’Organisation Mondiale de la Santé qui s’intitule L’utilisation des eaux usées en agriculture et en aquiculture: recommandations à visées sanitaires : http://whqlibdoc.who.int/trs/WHO_TRS_778_fre.pdf. Vous pouvez aussi consulter une version anglaise de ce guide, mise à jour en 2006 :http://whqlibdoc.who.int/publications/2006/9241546832_eng.pdf

- Une étude qui porte sur la production de légumes en milieu urbain ainsi que sur ses caractéristiques, ses bénéfices et ses risques. L’étude s’intitule Irrigated urban vegetable production in Ghana: Characteristics, benefits and risks:
http://www.cityfarmer.org/GhanaIrrigateVegis.html (en anglais seulement)

- Un montage audio-visuel portant sur l’utilisation sécuritaire des eaux usées en agriculture urbaine dans les villes africaines: Recycling Realities in African Cities : Toward safe wastewater use in agriculture: http://www.youtube.com/watch?v=s17_35B7SdY

- Un reportage audio de la Canadian Broadcasting Corporation sur la crise alimentaire et l’utilisation d’eaux usées en agriculture urbaine en Ouganda et au Ghana : http://www.cityfarmer.info/cbcs-dispatches-reports-on-food-crisis-city-farming-uganda-ghana/ (en anglais seulement)

Vous pouvez aussi consulter les textes radiophoniques et articles de nouvelles suivants –produits par Radios Rurales Internationales- qui portent sur des méthodes d’agriculture urbaine et sur la gestion optimale des eaux usées.:

Agriculture urbaine
-Afrique: L’agriculture urbaine donne un répit face à la hausse des prix des denrées alimentaires (Canadian Broadcasting Corporation, The Herald, New Era)

- « Un jardin sur votre toit » (Pochette 39, Numéro 2, avril 1996)
- « Faites pousser des légumes grimpants dans des espaces réduits » (Pochette 39, Numéro 1, juin 1996)

- « Cultiver dans des pneus » (Pochette 41, Numéro 5, juillet 1996)
- « http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/41-2script_fr.asp » (Pochette 41, Numéro 2, juillet 1996)

Eaux Usées
« Jardinez en prenant votre douche » (Pochette 54, Numéro 3, janvier 2000)

« Emploi des graines du moringa pour purifier les eaux usées » (Pochette 54, Numéro 11, janvier 2000)

« Cultiver des légumes quand l’eau est rare » (Pochette 45, Numéro 7, septembre 1997)

Finalement, voici quelles questions qui peuvent vous aider dans vos recherches sur l’utilisation d’eaux usées en agriculture urbaine :

-Quels genres de fruits et légumes sont cultivés dans votre ville ?
-D’où provient l’eau que les agriculteurs urbains utilisent pour irriguer leurs terres ? Savent-ils si cette eau est sécuritaire et comment s’en assurent-ils?
-Face à des pénuries d’eau grandissantes, quelles sont les méthodes d’approvisionnement en eau que les agriculteurs urbains de votre région utilisent ?

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Notes aux radiodiffuseurs sur la reconstruction de l’industrie de la pêche:

Dans de nombreux pays de la région des Grands Lacs et de l’Afrique de l’Ouest, l’émergence et la restauration de la paix permet aux réfugiés et personnes déplacées, ainsi que des anciens combattants de retourner dans leurs pays d’origine. Ces citoyens font face à l’énorme défi de rétablir leurs moyens de subsistance. Dans des parutions passées d’ARH, nous avons examiné les progrès que des agriculteurs dans des pays comme le Libéria et la République Démocratique du Congo (RDC) ont accomplis en vue de rétablir leurs cultures. Cette semaine, l’article offre un aperçu du travail de restauration de l’industrie de la pêche dans la RDC, une source importante de nourriture et de revenus pour de nombreux Congolais. Bien que de nombreux pays africains cherchent à établir ou développer la pisciculture, les Congolais travaillent à rétablir les niveaux de production de l’avant-guerre pour satisfaire la demande locale. De même, ils espèrent rétablir leurs marchés de poissons côtiers.

Les articles suivants offrent deux autres exemples de la situation de la pisciculture après une guerre:
- Un article dans The Monitor qui provient de l’Ouganda: “Fish farming in Uganda provides income and food” (La pisciculture en Ouganda permet l’obtention d’un revenu et de la nourriture) http://www.wfp.org/english/?ModuleID=137&Key=1960 (en anglais seulement)

- Un article écrit par le Comité international de la Croix-Rouge qui provient du Congo-Brazzaville ” Former refugees producing cassava and fish galore ” (Des anciens réfugiés font la production de manioc et de poissons en abondance): http://www.icrc.org/Web/Eng/siteeng0.nsf/html/congo- Brazzaville-fonction-090807 (en anglais seulement)

Les articles suivants d’ARH examinent les défis et les progrès des petits agriculteurs qui travaillent à rétablir leurs terres et des revenus après un conflit:
- « Libéria: les producteurs de cacao tentent de recouvrer leurs moyens de subsistance suite à la guerre civile »(ARH # 32, août 2008)

- « République Démocratique du Congo: Les mines antipersonnelles menacent le retour des agriculteurs » (ARH # 14, mars 2008)

- « Afrique : la réintégration économique des ex-combattants grâce à l’agriculture » (ARH # 10, février 2008)

- « Liberia: Les agriculteurs reconstruisent le secteur agricole après la guerre civile » (ARH # 9, février 2008)
Si vous diffusez dans une région qui vient de sortir d’un conflit, les agriculteurs de votre région ont sûrement beaucoup d’histoires à raconter. Vous pouvez envisager de faire une émission à ligne ouverte, où vous pouvez demander aux agriculteurs dans votre région des questions telles que:
- Lorsque vous êtes revenus sur votre ferme, quelles sont les premières mesures que vous avez prises pour subvenir aux besoins alimentaires de votre famille?
- Avez-vous modifié vos pratiques agricoles depuis votre retour (par exemple, est-ce que l’agriculteur plante désormais des cultures vivrières afin d’avoir de la nourriture durant les moments difficiles)?
- Quelles difficultés avez-vous rencontrées - quels sont les défis auxquels vous continuez de faire face – suite à la reconstruction de votre ferme et votre entreprise agricole?
- Comment est-ce que votre communauté et/ou votre association d’agriculteurs travaille ensemble pour surmonter ces défis?

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11 au 13 Septembre 2008: Forum « Média & Développement » au Burkina Faso


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Quelles sont les principales considérations à envisager lorsque vous choisissez votre équipement d’enregistrement?

L’un des abonnés d’ARH, Mahesh Acharya, de l’Inde, nous a fait parvenir un guide sur la technologie pour les radios communautaires, préparé par les Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) en 2007. À la fin de 2006, le gouvernement de l’Inde avait fait la décision d’autoriser l’établissement de stations de radio communautaires dans le pays. Ce guide sur la technologie a été conçu pour répondre aux questions des futurs opérateurs de stations de radio sur le type de matériel nécessaire à la création d’une station communautaire.

Ce qui suit est un extrait du guide, décrivant les facteurs à prendre en considération avant de choisir une enregistreuse. Vous pouvez également vous référer au guide complet qui s’intitule CR: A user’s guide to the technology (RC : Un guide de l’utilisateur à la technologie), à l’adresse suivante : http://unesdoc.unesco.org/images/0015/001561/156197e.pdf (en anglais seulement)

1) Robustesse. Tout matériel que l’on déplace devrait être en mesure de prendre quelques coups sans arrêter de fonctionner: entrée et sortie de véhicules, voyages dans des autobus bondés, et grandes distances voyagées sont tous des situations auxquelles seront confrontées des bénévoles de la radio communautaire. Ainsi, l’équipement devrait être en mesure de résister à toutes ces situations. Vous verrez que les enregistreuses de type « Digital Solid State » Portables résistent bien à ces conditions, car elles ont très peu de pièces mobiles.

2) Résistance à l’humidité et la poussière. Plusieurs pièces dans certains appareils électroniques sont si sensibles qu’elles ne peuvent résister aux variations de température - par exemple de l’intérieur vers l’extérieur, ou du soleil à l’ombre. D’autres encore arrêteront de fonctionner facilement à cause des petites particules de poussière fine qui envahissent les villes et les zones rurales. Ainsi, les pièces mobiles de ses équipements doivent être nettoyées à plusieurs reprises. Ces pièces d’équipement ne peuvent pas faire partie de votre trousse d’enregistrement sur le terrain. Alors qu’un peu d’entretien est inévitable, l’équipement de terrain idéal ne doit pas être affecté par un peu de poussière et doit pouvoir résister à différentes variations de température.

3) Capacité d’adaptation et portabilité. En tant que radiodiffuseurs, bien que vous soyez sur le terrain, vous n’avez peut être pas le luxe de transporter différentes variétés d’équipements adaptés à différentes situations. L’équipement que vous utilisez doit donc donner de bons résultats dans toutes les situations et les conditions d’enregistrement que vous êtes susceptibles de rencontrer. (Cela signifie que le microphone doit pouvoir enregistrer des sons délicats ainsi que des sons durs, des voix ainsi que de la musique, et doit être capable de fonctionner dans un environnement bruyant ainsi que dans un environnement calme.) De plus, il faut toujours penser que, vous devez transporter cet équipement en tout temps donc il doit être raisonnablement léger, sinon, vous vous sentirez alourdis et fatigués par l’effort émis à le transporter.

4) Disponibilité de pièces de rechange et des accessoires. La plupart des équipements électroniques modernes sont beaucoup trop complexes pour s’attendre à ce qu’il y ait des personnes capables de les réparer partout où vous allez. Il faut donc toujours planifier d’acheter des enregistreuses pour lesquelles des pièces de rechange sont facilement disponibles dans la région où vous travaillez. Par exemple, il vaut mieux choisir une enregistreuse qui utilise des piles standards AA, AAA ou D au lieu des batteries qui ne sont pas facilement disponibles. De plus, si la disponibilité des enregistreuses numériques est un problème dans votre région, il vaut mieux choisir une enregistreuse à cassette au lieu d’un appareil MiniDisc ou DAT. (Bien sûr, ce n’est pas toujours un problème – les enregistreuses MiniDisk et DAT sont des appareils hautement réutilisables, du fait que les enregistrements peuvent être effacés et réutilisés à plusieurs reprises, augmentant ainsi le temps nécessaire avant l’achat de nouveaux équipements.)

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Il n’est pas trop tard pour nous donner vos opinions dans le questionnaire pour les abonnés d’ARH !

La date limite pour compléter le questionnaire pour les abonnés d’ARH a été prolongée jusqu’au 1er septembre 2008. Cela signifie que vous avez une semaine supplémentaire pour nous dire comment ARH peut mieux servir votre organisation de radio. Le questionnaire est court, mais il nous fournira de précieuses informations qui contribueront à façonner l’avenir d’ARH. Le questionnaire vous pose des questions telles que : quelles sections d’ARH utilisez-vous et comment les utiliser vous, quels reportages ont été les plus pertinents et intéressants pour vos auditeurs, et quelles sortes de nouvelles et informations aimeriez-vous voir dans les prochains numéros d’ARH ?

Si vous ne l’avez pas déjà fait, s’il vous plaît visitez le site: https://www.surveymonkey.com/s.aspx?sm=9HOchcedv077TyFYi_2bXMPQ_3d_3d pour remplir le questionnaire. Si vous avez commencé le questionnaire mais que vous ne l’avez pas encore terminé, vous pouvez toujours retourner sur ce lien pour répondre aux questions auxquelles vous n’avez pas encore répondu.

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Des mangues à la rescousse: Une réaction locale aux changements climatiques

Cette semaine, nous sommes heureux de vous présenter un autre texte radiophonique produit par un des abonnés d’ARH. Kwabena Agyei, de Classic FM, au Ghana, est l’un des 15 gagnants du concours de rédaction radiophonique Radios Rurales Internationales-CTA: « Les stratégies des agriculteurs africains pour faire face aux changements climatiques. » Dans son texte « Des mangues à la rescousse: Une réaction locale aux changements climatiques », Benedict et Joyce, des amis de longue date, discutent de certaines causes et des effets des changements climatiques qu’ils observent dans leurs villes d’origine: l’augmentation du niveau de la mer qui a submergé des établissements côtiers et les forêts qui disparaissent à cause des feux de brousse, des coupes d’arbres et du défrichement des terres. Les deux amis apprennent d’un agriculteur que les manguiers peuvent, à plusieurs niveaux, aider à gérer les conséquences de ces changements.

Les abonnés d’ARH Mariama Sy Coulibaly de Radio Convergence Panafricaine, au Sénégal, et Joshua Kyalimpa de Opsett médias/Africa farm radio bureau, en Ouganda, ont également écrit des textes gagnants sur l’adaptation aux changements climatiques. Mme Coulibaly a écrit le texte « Les agriculteurs de Fissel ne ramassent pas la paille après les récoltes: une méthode qui permet de protéger les terres de la chaleur». Il a été présenté la semaine dernière dans ARH: (http://farmradio.org/francais/hebdo/2008/08/18/les-agriculteurs-de-fissel-ne-ramassent-pas-la-paille-apres-les-recoltes-une-methode-qui-permet-de-proteger-la-terre-contre-la-chaleur/). M. Kyalimpa a écrit le texte «Une nouvelle variété de riz pour l’Afrique afin de sauver les terres humides en Ouganda », qui sera présenté dans la prochaine édition d’ARH. Les 15 textes gagnants sont inclus dans la Pochette 84 de Radios Rurales Internationales, qui a été envoyé aux partenaires de Radios Rurales par la poste et sera bientôt mis en ligne.

Notes au radiodiffuseur

Depuis un certain temps maintenant, les agriculteurs du Ghana ont réalisé que la baisse de la production et la modification de la configuration des pluies, accompagnées de saisons sèches plus longues et d’orages de plus en plus violents qui détruisent les fermes, sont en partie dus aux changements climatiques et à la hausse des températures partout dans le monde, phénomène connu sous le nom de réchauffement climatique.

Le scénario parle de la plantation de manguiers en tant qu’initiative locale pour aider à changer le climat local ainsi que la production d’autres récoltes. Cependant, bon nombre d’agriculteurs sont loin d’affectionner l’idée de planter des arbres – ils disent que cela prendra trop de temps avant d’en ressentir les bénéfices. De plus, beaucoup d’agriculteurs ne possèdent pas de terre, et ne peuvent donc pas planter d’arbres.

Dans ce scénario, les personnages – Benedict et Joyce – sont amis depuis près de 30 ans, depuis l’école. Ils avaient souvent l’habitude de se rendre visite dans leurs villes natales respectives. Joyce vient du Centre-Nord, tandis que Benedict vient du sud du pays.

Animateur : Bonjour (bonsoir) aux auditeurs. Aujourd’hui nous allons parler de changements climatiques : un phénomène qui inquiète pas mal de gens ces derniers temps. Certains en ont entendu parler ou en ont ressenti les effets, mais ne savent pas quelle est leur part dans tout ça ou quoi faire. En suivant l’émission jusqu’au bout, vous serez à même d’apprécier l’importance de cette question et découvrirez les différentes façons dont vous pouvez contribuer pour éradiquer cette menace.

Joyce visite Benedict environ dix ans après leur dernière rencontre. Ils se rendent sur une plage pas trop loin où ils avaient l’habitude d’aller à Ada Foah.

Joyce : Quelle belle plage. Cela fait longtemps que je ne suis pas allée sur une plage côtière comme celle-ci. Mais, hum… Ben, c’est quoi ça là-bas? On dirait – attend – quelque chose comme un pilier en béton, à environ 30 mètres d’ici. Cela m’étonne – qui a bien pu le mettre là et pour quelle raison?

Benedict : Oui, c’est bien un pilier en béton, mais il n’est pas tout neuf. Personne ne l’a planté là. Ce pilier fait partie d’un bâtiment qui était anciennement le bureau local de l’Aménagement des villes et des campagnes du Ministère des travaux et du logement. Tu ne te rappelles pas la dernière fois que tu es venue ici, lorsque nous nous tenions devant ce bâtiment?

Joyce : Mais pourquoi est-il sur la plage?

Benedict : Depuis les deux dernières années, la mer pousse vers l’intérieur du pays. Au cours de la dernière décennie environ, de nombreux petits villages côtiers ont été engloutis sous l’eau. Dr Kwabena Agyei, l’un de mes conférenciers à l’Université, m’a dit que cela était dû à la hausse mondiale de la température. On appelle ce phénomène le réchauffement climatique.

Joyce : Comment le réchauffement climatique peut-il engendrer la submersion de villages côtiers sous l’eau?

Benedict : Tu vois, le réchauffement climatique a provoqué un changement climatique dans toutes les zones climatiques. L’eau prenant du volume quand elle chauffe, le niveau de la mer augmente. La hausse des températures a également provoqué la fonte des calottes glaciaires et des glaciers. Ce qui contribue également à accroître le niveau de la mer et a des effets sur les littoraux à travers le monde. Le dioxyde de carbone ainsi que d’autres polluants atmosphériques s’amassent dans l’atmosphère, formant comme une épaisse couverture et emprisonnent la chaleur du soleil, ce qui provoque un réchauffement de la planète.

Joyce : Donc, si ce processus se prolonge pour les dix prochaines années, la plupart des littoraux tels qu’ils sont aujourd’hui seront alors engloutis.

Benedict : Absolument, mais on peut prendre des mesures pour l’enrayer.

Pause pour un interlude musical

Animateur : Une semaine ou deux plus tard, Benedict est retourné visiter Joyce et ils se sont rendus dans un endroit où ils avaient l’habitude d’aller, aux abords de la ville, en haut d’une colline.

Benedict : Joyce, tu te souviens de la voûte d’arbres touffue que nous voyions d’ici, avec cette vue magnifique? On ne les voit plus maintenant.

Joyce : Oui, au cours des deux dernières années, les feux de brousse ainsi que l’abattage des arbres et le défrichement sont en forte hausse. Il en résulte que cette voûte d’arbres abondante et la vue magnifique qu’elle offrait ont disparu, pareil pour cet air de fraîcheur qui s’en dégageait. Ma grand-mère m’a dit qu’il y a environ deux ans, il pleuvait ici, avec des pluies bien réparties en cours d’année. Elle disait qu’ils trouvaient de tout – de la nourriture, des escargots, des champignons et bien d’autres choses – dans la forêt. Les forêts gardaient la température fraîche. Il y avait des ruisseaux et des rivières partout, procurant ainsi de l’eau pour l’usage domestique et agricole. Mais tout s’est tari. Les rives de ces cours d’eau qui servaient aux plantations tout au long de l’année ne sont désormais plus utilisables. En fait, j’ai pu constater par moi-même qu’il y existe de réels changements et mouvements. Tu vois, Ben, les changements de climat au niveau mondial ont affecté la configuration des pluies, provoquant inondations, sècheresse et autres problèmes. Dans notre partie du monde, les hommes et les femmes se trouvent bloqués entre deux mouvements résultant d’un changement important de notre climat : le désert qui se rapproche vers le Nord et la mer qui submerge les littoraux.

Benedict : Un changement phénoménal c’est sûr!

Joyce : Effectivement, et quelque chose doit être fait pour en réduire les effets ou arrêter cette marée!

Pause pour un interlude musical

Animateur : Ce soir-là, les deux amis se rencontrent à nouveau dans leur endroit habituel à Yamfo, la ville natale de Joyce. Nana Agyei Boahen, un agriculteur renommé et prospère de la région, les a rejoint.

M. Agyei Boahen : Bonsoir vous deux. Comment va la vie?

Benedict et Joyce : (ensemble) Bien, Nana!

Benedict : On est juste inquiet des changements rapides dont nous sommes témoins avec le temps et l’environnement.

Nana Boahen : Bien sûr, cela m’inquiète aussi. Une configuration erratique des pluies, des chaleurs intenses, la disparition de la surface boisée avec ses animaux et ses plantes, l’assèchement des ruisseaux et des rivières, la baisse de la fertilité des sols et un niveau d’érosion plus élevé – tout ça engendre de faibles productions de récoltes. Ce n’était pas comme ça lorsque j’ai commencé à cultiver il y a 40 ans.

Joyce : Hum! À l’époque, l’agriculture n’était pas aussi chère qu’aujourd’hui.

Nana Boahen : C’est vrai. Mais j’ai remarqué quelque chose sur l’une de mes fermes et je crois que cela peut être essayé et répliqué ailleurs. Il est évident que ce n’est pas la solution au réchauffement climatique, mais cela peut certainement aider en tant qu’initiative locale.

Benedict : De quoi s’agit-il?

Nana Boahen : Il y a environ six ans, j’ai planté du maïs et des aubergines sur une partie de ma ferme où j’ai dix manguiers, espacés tous les 50 mètres environ et couvrant une bonne surface. J’ai remarqué que les feuilles des autres plantes étaient plus vertes et produisaient de plus gros fruits.

Joyce : Nana, as-tu vraiment dit des mangues? Je m’y connais pas mal sur les mangues.

Benedict : Raconte-nous, Madame Mangue.

Joyce : Les manguiers atteignent une hauteur d’environ 35 à 40 mètres, et sont à peu près 20 mètres plus larges à la cime. Le fruit prend entre trois et six mois pour mûrir. Le manguier est beaucoup cultivé pour son fruit en Afrique. La chair d’une mangue mûre est très sucrée, avec un goût très particulier. La mangue est une excellente source nutritive, contenant plein de vitamines, de minéraux, et autres substances très saines, qui aident à la digestion et à des intestins en bonne santé.

Nana Boahen : Tu as l’air de t’y connaître sur les mangues! Mais moi aussi, je sais quelque chose! Les manguiers peuvent se planter tous les 50 mètres. La voûte peut servir de pare-vent, et les feuilles qui tombent fertilisent les sols pour nourrir les plantes se trouvant au milieu. Les manguiers résistent également au feu et peuvent définitivement servir à renforcer l’environnement aussi bien que n’importe quel autre type d’arbre, et ainsi arrêter les effets locaux des changements climatiques. Allez, plantons encore plus de manguiers pour rendre la terre verte à nouveau.

Benedict : L’idée de Nana me paraît bonne. J’aurais aimé que les agriculteurs partout dans le monde entendent ça et pratiquent en conséquence.

Animateur : Chers auditeurs, j’aurais bien voulu pouvoir continuer à écouter cette discussion importante sur le réchauffement et les changements climatiques, mais le temps n’est pas avec nous. Cependant, nous savons que la submersion de nos littoraux, la disparition de nos surfaces boisées ainsi que l’avancée du désert sont en partie dus au réchauffement climatique. Nous savons aussi que les changements climatiques vient de nos propres activités, comme la combustion de charbon, d’huile et de gaz, l’abattage des arbres, les feux de brousse et la production excessive de carbone par des moyens différents.
Mais les amis, tout n’est pas perdu. Plantez un arbre aujourd’hui et on est sur le bon chemin pour renverser la tendance. Je vous dis à la semaine prochaine, où nous aborderons des questions sur l’agriculture, ici (insérer nom de l’animateur), merci et à bientôt.

Remerciements

Rédaction : Kwabena Agyei, gérant de production, Classic FM, Techiman, Ghana.
Révision : John Stone, chercheur invité, Centre de recherches pour le développement international (CRDI).

Programme entrepris avec l’appui financier du gouvernement du Canada fourni par le biais de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

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Bonjour Ă  tous!

Nous sommes ravis de voir qu’il y a de plus en plus de nouveaux abonnés Agro Radio Hebdo en provenance de l’Afrique à chaque semaine. Cette semaine, nous saluons nos nouveaux abonnés du Ghana, Kakraba Quarshie de Radio Peace et Frank Osei Wusu de Nkosuo radio, du Kenya, Lydiah Kiburu du Africa Communication and Development Institute et John K. Cheburet de The Organic Farmer, Kassim Zato de radio communautaire FM NONSINAN au Bénin, Philippe Togbe Kossi Kpoble de Radio Horizon - La Voix du Zio au Togo et Patrick Luganda, de Vision Voice FM en Ouganda.

Cette semaine, les histoires de la dépêche de nouvelles portent sur deux grandes questions complexes. À partir d’une variété de sujets d’actualité publiés dans les médias en Afrique du Sud et en Namibie, nous avons écrit une histoire, avec des exemples de travailleurs agricoles qui ont obtenu de meilleures conditions de vie et un meilleur accès à l’éducation et à des soins médicaux. Il y avait aussi un excellent article dans le journal The Monitor, en provenance de Kampala, sur les agriculteurs et les scientifiques qui s’inquiètent au sujet de l’utilisation généralisée des cultures hybrides. Ils encouragent plutôt la préservation des cultures traditionnelles. Ces sont des exemples de questions qui ne peuvent pas être pleinement exploré dans un seul reportage, mais qui sont importants à explorer au fil du temps.

Enfin, nous tenons à vous rappeler du questionnaire sur le service ARH que nous vous avons envoyé la semaine passée. Ce sondage porte sur la façon dont vous utilisez ARH, ce que vous aimez et n’aimez pas à propos du service, et ce que vous souhaiteriez voir à l’avenir. Nous avons déjà reçu d’excellents commentaires et nous attendons avec impatience de lire ce que d’autres répondants ont à dire. Vous trouverez le questionnaire en ligne à l’adresse: https://www.surveymonkey.com/s.aspx?sm=9HOchcedv077TyFYi_2bXMPQ_3d_3d

Nous avons remarqué que certaines personnes ont commencé à répondre au sondage, mais ne l’on pas achevé. Si c’est votre cas, nous vous prions de bien vouloir retourner en ligne pour compléter le questionnaire.

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Afrique du Sud: Des progrès dans la défense des droits des travailleurs agricoles (BuaNews, World Socialist Website, New Era, Africanews)

2. Ouganda: Les agriculteurs et les scientifiques encouragent la préservation des cultures traditionnelles (The Monitor)

Évènement à venir

-30 Septembre 2008: Date limite pour appliquer pour une bourse d’études en journalisme en Afrique du Sud

Banque de ressources pour la radio

-Vous cherchez une bourse d’études en journalisme? Voici le point de départ !

Les actions de Radios Rurales Internationales

-Radios Rurales Internationales fait des présentations lors de la conférence OURmedia7 (écrit par Modibo Coulibaly et Benjamin Fiafor)

Le texte radiophonique de la semaine

-Les agriculteurs de Fissel ne ramassent pas la paille après les récoltes : une méthode qui permet de protéger la terre contre la chaleur

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1. Afrique du Sud: Des progrès dans la défense des droits des travailleurs agricoles (BuaNews, World Socialist Website, New Era, Africanews)


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2. Ouganda: Les agriculteurs et les scientifiques encouragent la préservation des cultures traditionnelles (The Monitor)

À 70 ans, Ephrance Nakamya sait comment cultiver le maïs. Depuis des années, elle travaille à planter des semences, elle s’occupe de ses plantes jusqu’à la récolte puis elle sauve des semences pour recommencer le tout la saison prochaine. Au cours de la première saison des pluies de 2007, Mme Nakamya pensait avoir trouvé un moyen d’augmenter ses profits. Mais, ce moyen n’a pas fonctionné.

En 2007, la fille de Mme Nakamya lui a donné des semences hybrides qu’elle a achetées dans une ville voisine. Les graines ont bien poussé et à la fin de la saison, elle a récolté 800 kilogrammes de maïs en provenance de ses trois hectares. Tout le monde dans son village du district de Kayunga, au centre de l’Ouganda, l’enviait. Malheureusement, c’était la dernière bonne récolte de Mme Nakamya. Elle a tenté de sauver les semences de sa récolte de maïs hybride afin de les planter la prochaine saison mais, les semences n’ont pas germé. Elle a essayé de nouveau la saison suivante, pour à nouveau être déçue.

Les semences hybrides, souvent appelées des semences améliorées, sont conçues pour inclure les meilleures caractéristiques d’une plante. Elles sont généralement résistantes aux maladies et produisent des rendements élevés. Mais, étant donné que les semences hybrides sont créées à partir de plus d’une espèce de plante, des semences hybrides sauvées ne peuvent pas se développer. Les agriculteurs qui utilisent des semences hybrides le font généralement en sachant qu’ils devront acheter de nouvelles semences à chaque saison de croissance.

Les hybrides ont été le sujet de discussion lors d’une réunion de scientifiques durant l’Open Forum for Agriculture Biotechnology in Africa, qui se tenait à Kampala, en Ouganda. John Tabuti est un professeur de botanique à Makerere University en Ouganda. Il dit que l’utilisation généralisée des hybrides pourrait se traduire par la perte des cultures traditionnelles.

M. Tabuti a exhorté les agriculteurs à constamment rechercher et acquérir différentes variétés de cultures pour leurs exploitations. Avoir une variété de culture pourrait être cruciale pour le maintien de moyens de subsistance face à des changements économiques ou environnementaux imprévus.

Le journal The Monitor à Kampala s’est entretenu avec plusieurs agriculteurs préoccupés par la disparition des cultures traditionnelles dans leur région. Joseph Magezi représente l’Association des agriculteurs de Mityana dans le centre de l’Ouganda. Il utilise sa ferme pour préserver des variétés de cultures traditionnelles comme les fruits de la passion sauvages, les pois et les poivrons.

M. Magezi était invité par le National Agriculture Research Organization pour met en place une ferme démonstrative dans le jardin botanique à Entebbe. M. Magezi se rend également dans des foires agricoles au Kenya et en Ouganda pour promouvoir les cultures traditionnelles.

Il estime que les cultures traditionnelles sont importantes pour l’indépendance des agriculteurs et la sécurité alimentaire. Il note que les petits agriculteurs tels que Mme Nakamya ne savent peut-être pas que les semences hybrides qu’ils produisent une saison ne peuvent pas être sauvé pour la saison prochaine. Depuis 2004, M. Magezi étudie les causes de l’augmentation de la famine dans le royaume traditionnel de Buganda et il estime que les hybrides sont en cause.
Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur les cultures traditionnelles

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Notes aux radiodiffuseurs sur les droits des travailleurs agricoles:

Comme le révèle cette histoire, les travailleurs agricoles sont parmi les personnes les plus vulnérables dans de nombreux pays africains. Les conditions d’hébergements qui sont liées à l’emploi contribuent à cette vulnérabilité, de même que les revenus médiocres et le faible taux d’éducation formelle. Dans ces circonstances, les travailleurs agricoles ont peu d’options à leur disposition. Toutefois, les travailleurs agricoles ont trouvé des moyens pour défendre leurs droits. Par exemple, en juillet dernier, le Farmer Workers Summit (un sommet des ouvriers/ouvrières agricoles) qui s’est tenu dans le Cap-du-Nord, en Afrique du Sud, a réuni des travailleurs pour discuter de leurs préoccupations et leurs solutions proposées. Cette histoire cite également des exemples d’employeurs et du gouvernement qui prennent des mesures pour améliorer la qualité de vie des travailleurs agricoles.

Les ressources suivantes peuvent susciter d’autres discussions sur les questions soulevées dans l’histoire:
– « South Africa: nearly one million farmworkers evicted since 1993 » (Près d’un million de travailleurs agriculteurs expulsées depuis 1993) une histoire publié en 2005 sur le site Web du World Socialiste Web Site: http://www.wsws.org/articles/2005/oct2005/afri-o24.shtml (en anglais seulement)

- Extrait de l’article «L’éthique dans l’agriculture: Une perspective africaine», qui décrit les circonstances qui rendent les travailleurs agricoles vulnérables:

http://books.google.ca/books?id=ew8b8SUwuwYC&pg=PA37&lpg=PA37&dq=africa+farm+workers+rights&source=web&ots=dOB-WewxAW&sig=iFpfxciZqsde2PPxntMUhPl9PPE&hl=en&sa=X&oi=book_result&resnum=3&ct=result (en anglais seulement)

– « Sisal farm workers refuse to surrender Spartan life » (Les travailleurs agricoles de Sisal refusent de laisser Spartan life), un reportage récent dans le journal The Nation qui parle de la lutte salariale des travailleurs agricoles: http://allafrica.com/stories/200804151277.html (en anglais seulement)

- Texte radiophonique de Radios Rurales Internationales: “Le sombre destin des ouvriers agricoles dans la province de Cap Occidental en Afrique du Sud ” (Pochette 81, numéro 5, août 2007): http://farmradio.org/francais/radio-scripts/81-5script_fr.asp

Les radiodiffuseurs peuvent jouer un rôle important en donnant une tribune aux personnes vulnérables et en exposant des abus de droits humains. S’il y a de grandes exploitations commerciales qui emploient des travailleurs agricoles dans votre région (notamment les travailleurs qui vivent à la ferme), vous pouvez effectuer une enquête pour découvrir si les conditions de vie et les conditions d’emploi sont acceptables pour les travailleurs et s’ils répondent aux standards établis par les lois de votre pays. Une association de travailleurs agricoles peut être un bon point de départ. Une ONG qui défend les droits humains peut également être en mesure de vous avertir des problèmes signalées ou soupçonnées. Une émission de radio qui fait le point sur les meilleures conditions de vie et de travail qu’obtiennent les travailleurs agricoles peut également être d’une grande valeur. Une telle émission peut valider les efforts des employeurs qui s’efforcent d’améliorer les conditions de travail et aider les travailleurs agricoles à savoir ce qui peut être accompli dans le domaine des droits des travailleurs.

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Notes aux radiodiffuseurs sur les cultures traditionnelles:

Les avantages des variétés traditionnelles par rapport aux hybrides ou semences « améliorées » ont longtemps été un sujet à controverse parmi les agriculteurs, les scientifiques et les spécialistes du développement rural. L’expérience d’Ephrance Nakamya illustre certains des avantages et des inconvénients de la plantation des cultures hybrides. Alors que les hybrides sont généralement conçus pour résister aux ravageurs et produisent des rendements élevés, leurs graines ne peuvent pas être sauvées. Ainsi, les agriculteurs qui utilisent les semences hybrides doivent acheter des semences à chaque année. Une autre préoccupation commune au sujet de semences hybrides est qu’ils ont besoin de plus d’intrants, tels que des engrais chimiques et des pesticides. De nombreux agriculteurs ont constaté que les semences hybrides sont la meilleure option pour leurs exploitations.

Cette histoire traite aussi de préoccupations qu’ont certains au sujet de cultures hybrides qui s’étendent au-delà de l’agriculteur et de leurs récoltes. Un grand mouvement de la société civile s’emploie à préserver les cultures traditionnelles, craignant l’impact à long terme de la perte de la biodiversité agricole à travers les monocultures. Ils font remarquer que des gènes bénéfiques peuvent être perdus si certaines variétés végétales disparaissent à cause du manque d’intérêt par les agriculteurs. Même si les agriculteurs peuvent aujourd’hui obtenir un plus grand profit à partir du maïs hybride, ils n’auront pas accès à différentes variétés à l’avenir, si l’environnement ou les conditions du marché évoluent. C’est pourquoi Joseph Magezi encourage tous les agriculteurs à rechercher et à développer une variété de cultures traditionnelles. Il souligne également que de nombreuses cultures traditionnelles ont des propriétés médicinales ou culturelles connues, qui pourraient être perdues si les plantes disparaissent.

Au cours des derniers mois, Agro Radio Hebdo a produit d’autres histoires qui traitaient du succès des agriculteurs qui utilisent des semences hybrides et des cultures traditionnelles:

– « Des semences améliorées pour améliorer les conditions de vie d’un groupe de femmes (New Vision, International Maize and Wheat Improvement Centre (CIMMYT)) » (Numéro 27, juillet 2008): http://farmradio.org/francais/hebdo/2008/07/07/2-ouganda-des-semences-ameliorees-pour-ameliorer-les-conditions-de-vie-d%e2%80%99un-groupe-de-femmes-new-vision-international-maize-and-wheat-improvement-centre-cimmyt/

– « Afrique de l’est : Les légumes indigènes reviennent en force (New Vision, New Agriculturalist) » (Numéro 22, mai 2008): http://farmradio.org/francais/hebdo/2008/05/26/2-afrique-de-l%e2%80%99est-les-legumes-indigenes-reviennent-en-force-new-vision-new-agriculturalist/

Vous pouvez également vous référer aux textes radiophoniques de Radios Rurales Internationales qui discutent des avantages de la diversification des cultures pour le revenu familial et la santé, ainsi que des conseils pour l’expérimentation avec de nouvelles variétés:

– « Comparer les variétés de récoltes : aller lentement mais sûrement » (Pochette 68, numéro 8, septembre 2003)

– « Pour garder votre famille en bonne santé, diversifiez les cultures » (Pochette 65, numéro 1, octobre 2002)

– « La diversité des cultures combat les maladies dans les champs de riz » (Pochette 58, numéro 3, janvier 2001)

– « Flash radio: Cultiver différentes plantes et différentes variétés » (Pochette 56, numéro 4, juillet 2000)

Pour encore plus de textes sur ce sujet, visitez le site de Radios Rurales Internationales où vous trouverez de textes radiophoniques sur la biodiversité (http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/biodiversity.asp) et la culture et les récoltes (http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/crop.asp).

Vous pouvez aussi faire une table ronde en invitant des experts, y compris des agriculteurs, en leur permettant de parler de cultures traditionnelles et de l’utilisation des hybrides, sur vos ondes. Assurez-vous de permettre à vos auditeurs de vous appeler pour vous poser des questions ou pour décrire leurs expériences. Certaines questions à discuter peuvent comprendre:

- Quels sont les cultures traditionnelles locales? Quels sont certains des avantages de ces cultures, telles que l’adaptation à la terre et le climat, la nutrition, le goût, etc? Est-ce que de nombreux agriculteurs cultivent encore ces cultures, et à quelle fréquence?

- Est-ce que les agriculteurs locaux utilisent des semences hybrides? Où les achetent-ils et combien coûtent ces semences? Des intrants chimiques comme les engrais et les pesticides sont-ils nécessaires pour cultiver ces hybrides? Quelles mesures doivent prendre les agriculteurs pour assurer la sécurité alimentaire de leur famille tout en essayant une nouvelle variété hybride?

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30 Septembre 2008: Date limite pour appliquer pour une bourse d’études en journalisme en Afrique du Sud

Les jeunes journalistes africains ou journalistes en devenir (de moins de 35 ans) peuvent appliquer pour le prix Fitzgerald pour compléter un diplôme universitaire de premier cycle en arts, dans le programme de journalisme à l’Université de Witwatersrand à Johannesburg, en Afrique du Sud. La bourse couvre les frais d’hébergement et une modeste allocation de subsistance. Le candidat retenu se joindra à Reuters News pour six mois d’expérience concrète de travail.

Les candidats doivent avoir un diplôme de premier cycle ou au moins trois ans d’expérience professionnelle en journalisme et doivent être recommendés par un autre journaliste, un rédacteur-en-chef, ou un professeur. Les candidats doivent parler couramment l’anglais. Pour faire une demande, veuillez envoyer une lettre de motivation, un curriculum vitae, un échantillon d’articles que vous avez écrits, et au moins deux lettres de recommandation, au plus tard le 30 septembre 2008 à l’adresse électronique: fitzgeraldprize@thomsonreuters.com.

Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter : http://www.journalism.co.za/opportunities/the-fitzgerald-prize-2.html.

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Vous cherchez une bourse d’études en journalisme? Voici le point de départ !

L’Assosciation nationale des radios étudiantes et communautaires (http://www.ncra.ca/) a compilé une liste de bourses en journalisme (ci-dessous). La liste comprend des possibilités de formation tant académiques que pratiques pour des journalistes à divers stades de leur carrière. Bon nombre de ces bourses sont offertes aux États-Unis. Consultez les liens suivants pour de plus amples rensignements sur chaque programme, y compris les modalités d’application :

- Alfred Friendly Press Fellowship: http://www.pressfellowships.org/

- Duke University: http://www.pubpol.duke.edu/centers/dewitt/fellows/index.html

- Programme Fulbright Scholar: http://www.cies.org/

- Université de Harvard: http://www.nieman.harvard.edu/

- Centre international pour les journalistes: http://www.icfj.org/OurWork/Fellowships/tabid/221/Default.aspx

- Institut de l’éducation internationale:
http://www.iie.org/Template.cfm?Section=Security&Template=/Activity/ActivityDisplay.cfm&activityid=479

- International Women’s Media Foundation: http://www.iwmf.org/programs/7666

- Poynter Institute for Media Studies: http://www.poynter.org/content/content_view.asp?id=9260

- La Fondation Reuters: http://www.foundation.reuters.com/fellowships/

- Université de Stanford: http://knight.stanford.edu/

- Université du Michigan: http://www.mjfellows.org/

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