Afrique de l’Est: Les petits agriculteurs utilisent la méthode «push-pull» (sans produits chimiques) pour lutter contre les insectes (Africa Science News Service)
Date publiée: 28 janvier 2008
Dans les champs à travers l’Afrique de l’Est, les cultures sont protégées par une barrière invisible. Au lieu d’appliquer des pesticides chimiques, les agriculteurs appliquent une découverte scientifique. Ils utilisent des plantes qui gardent les ravageurs à l’écart. La méthode s’appelle la méthode « push-pull » de lutte antiparasitaire. Les agriculteurs disposent des plantes “push” à proximité de leurs cultures pour éloigner les ravageurs. Ces plantes – tel le Desmodium – libèrent naturellement des substances chimiques qui repoussent les insectes indésirables.
Ils plantent aussi des plantes “pull” loin de leurs cultures. Ces plantes – tel le napier – attirent et piégent les insectes nuisibles.
La méthode a été développée par le Centre International de Physiologie et d’Écologie des Insectes, au Kenya. Déjà, des milliers d’agriculteurs en Ouganda, en Tanzanie et au Kenya ont essayé cette méthode.
Cette alternative est la bienvenue pour les petits agriculteurs qui n’ont pas les moyens d’acheter des pesticides commerciaux. Lors d’essais scientifiques, la méthode push-pull s’est révélée très efficace pour réduire les dommages causés par des ravageurs au maïs, ainsi que d’aider à contrôler les mauvaises herbes Striga. Par rapport aux méthodes traditionnelles de lutte contre les parasites, la méthode « push-pull » a triplé, voire quadruplé les rendements des agriculteurs.
Les plantes « push pull » ne sont pas simplement jetées après utilisation. Quand elles ont fait leur travail de maintien des cultures, elles sont également récoltées. La plupart des agriculteurs les utilisent pour nourrir leur bétail.
Des chercheurs ont également essayé d’utiliser cette méthode sur des plantations de cultures traditionnelles, comme les haricots.
Il y aurait aussi d’autres utilités pour la méthode « push pull ». Des chercheurs étudient comment cette technique pourrait garder les insectes indésirables loin du bétail.

