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3. Afrique du Sud: Les femmes deviennent autonomes par le biais des jardins communautaires (allAfrica.com)

À 72 ans, Phillipina Ndamane n’a pas l’intention de ralentir. Debout dans son potager, elle est entourée de la production qui assure son indépendance. Des rangées et des rangées de choux, de carottes, d’épinards et de brocolis sont la clef de son émancipation. Dans son jardin communautaire dans le township de Gugulethu, à l’extérieur du Cap, Mme Ndamane fait pousser la nourriture qu’elle ne peut pas se permettre d’acheter. Le jardin est une sorte de subvention pour sa modeste pension du gouvernement. Les légumes l’aident à rester en santé, et fournissent des vivres pour sa soeur aînée et les neuf enfants qu’elle soutient - petits-enfants et orphelins.

Mme Ndamane n’est pas la seule dame âgée dans les jardins communautaires des townships entourant Le Cap. En fait, les co-propriétaires de jardin sont souvent des femmes retraitées.

Au début, les gens étaient réticents vis-à-vis de l’idée des jardins communautaires, idée introduite par des ONG qui s’efforcent d’améliorer la sécurité alimentaire dans les townships. Maintenant, les gens se bousculent pour faire partie du mouvement et cultiver des légumes sur les terres non exploitées. Des centaines de jardins ont donc vu le jour autour du Cap.

Rob Small est gestionnaire pour une organisation appelée Abalimi Bezekhaya ou Planters of the Home. Il explique qu’il y avait autrefois une lutte de pouvoir entre hommes et femmes pour le contrôle des jardins communautaires. Selon M. Small, les hommes étaient plus intéressés par l’argent que pouvait rapporter les jardins. Pour les femmes, par contre, la priorité était les aliments nutritifs qu’elles pourraient fournir à leurs familles et à leur communauté.

En fin de compte, ce sont les femmes qui ont pris le rôle de leaders. La terre que cultive Mme Ndamane fait partie d’un grand jardin communautaire détenu et contrôlé par des femmes. Shaba Esiteng est une autre co-propriétaire du jardin. Elle aime être en mesure de partager ses légumes avec la communauté, surtout les personnes qui ne sont pas capables de travailler, comme les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies liées au VIH.

Mais les femmes font gagner de l’argent, aussi. Chacune a sa propre parcelle privée, tout en partageant une parcelle de terre communautaire. Les légumes cultivés sur la parcelle communautaire sont vendus et les profits sont partagés.

Mais, c’est plus que l’argent qui pousse Mme Ndamane à travailler dans le jardin communautaire chaque jour. Les femmes avec lesquelles elle partage le jardin sont devenues sa famille - un réseau qui partage ses valeurs familiales et de soutien communautaire. Elle dit que les jardins feront toujours partie intégrante de sa vie.

2 réponses au “3. Afrique du Sud: Les femmes deviennent autonomes par le biais des jardins communautaires (allAfrica.com)”

  1. Agro Radio Hebdo » Archives d'ARH » Notes aux radiodiffuseurs sur l’agriculture urbaine : Says:

    […] « Afrique du Sud: les femmes deviennent autonomes par le biais des jardins communautaires (allAfrica.c… » (ARH NumĂ©ro 11, fĂ©vrier […]

  2. Agro Radio Hebdo » Archives d'ARH » Notes aux radiodiffuseurs sur le groupe d’agricultrices: Says:

    […] d’autres bons exemples d’agricultrices qui travaillent ensemble en tant que groupe: - « Les femmes deviennent autonomes par le biais des jardins communautaires »(ARH 11, fĂ©vrier […]

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