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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

numéro 11

Salutations chaleureuses Ă  tous!

Alors que nous célèbrions la fête de l’amour la semaine dernière, nous avons certainement ressenti cet amour alors que nous compilions les résultats du questionnaire aux partenaires. Nous ne pouvons vous remercier assez pour vos commentaires et vos mots d’encouragement! Cette semaine, l’équipe d’ARH aimerait continuer à répandre cet amour avec une autre édition d’ARH remplie d’histoires inspirantes à propos des petits agriculteurs et des technologies qui les aident.

Nous vous invitons aussi à lire les excellents commentaires que certains lecteurs ont contribué au site Web d’ARH (http://www.farmradio.org/francais/hebdo). Peter Kettler du Coffee Lifeline Project au Rwanda a laissé un commentaire à propos de l’article sur les « coffee bikes » qui a paru dans ARH numéro 8. Il explique que son ONG support les caféiculteurs avec de l’information sur les marchés, l’agriculture et la santé à travers la radio. Greg Modestus du African Radio Drama Association au Nigéria a aussi commencé une discussion intéressante sur deux des articles publiés la semaine dernière – soite l’histoire sur la formation des ex-combattants en agriculture et la découverte que l’huile de coton utilisé par les familles maliennes est toxique.

Aussi, nous aimerions vous faire part d’une petite note technique. Nous savons que certains d’entre vous aviez des problèmes à lire le texte d’ARH lorsque vous le recevez à même vos boîtes courriels. Nous remercions tous ceux qui nous ont alerté à ce problème. Nous avons une solution simple pour vous! Nous avons constater que les abonnés qui nous disent avoir ce problème de lecture utilisent le service de courriel yahoo! Le problème semble venir de l’utilisation de l’ancien service « classique » de yahoo! Pour résoudre ce problème de lecture, vous devez changer votre compte yahoo! de la version classique à la nouvelle version de yahoo! Si vous avez des questions à propos de comment effectuer ce changement ou si vous avez encore des problèmes de lecture après avoir effectuer cette mise à jour, s’il vous plaît envoyer un courriel à nbassily@farmradio.org en décrivant votre problème. Nous ferons tout notre possible pour vous aidez.

Finalement, un petit rappel que vous avez encore le temps de contribuer à l’édition spéciale pour la Journée internationale des femmes. Si vous aimeriez partager des exemples des difficultés auxquelles font face les agricultrices dans votre région et des innovations dans votre région, ou si vous aimeriez nous envoyez une note sur les efforts que votre organisation fait pour promouvoir les agricultrices et leurs préoccupations, SVP envoyez un courriel à la rédactrice-en-chef Heather Miller au hmiller@farmradio.org

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Afrique: Les réfugiés deviennent autonomes et assurent leur sécurité alimentaire grâce à l’agriculture (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés)
2. Soudan: Les petits agriculteurs utilisent des pompes à pédale pour augmenter leur production en saison sèche. (Science Daily et PNUD-Soudan)
3. Afrique du Sud: Les femmes deviennent autonomes par le biais des jardins communautaires (allAfrica.com)

Évènement à venir

-31 mars 2008 - Date limite de dépôt de candidatures: Prix pour la créativité des femmes en milieu rural

Banque de ressources pour la radio

-Les émissions de radio de Women Talk Peace peuvent maintenant être téléchargées gratuitement en ligne

Les actions du RRRPD

-Les “clubs” de la Radio Maendeleo encouragent la paix et le développement dans l’Est du Congo

Le texte radiophonique du RRRPD de la semaine

-Un agriculteur innovateur cultive des champs pour nourrir les réfugiés

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1. Afrique: Les réfugiés deviennent autonomes et assurent leur sécurité alimentaire grâce à l’agriculture (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés)

Bizimungu Dieudonné est arrivé au Zimbabwe il y a cinq an avec un sac de maïs accroché à son vélo. Il fuyait la guerre civile au Burundi. Comme des milliers d’autres qui fuyaient la violence sévissant dans leur pays d’origine, il a été accueilli dans le camp de réfugiés de Tongogara. Au Burundi, M. Dieudonné était tailleur. Mais dans le camp, il n’y avait pas de travail pour lui. Lorsque son seul sac de maïs fut épuisé, il a commencé à dépendre de la ration alimentaire fourni par les Nations Unies. Quand finalement un programme de formation agricole lui a offert une chance de devenir autosuffisant, il avait hâte de commencer. M. Dieudonné fait, depuis, pousser son propre maïs et veut apprendre à connaître et cultiver d’autres denrées.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés constate qu’il y a moins de conflits armés en Afrique qu’il n’y en avait il y a 20 ans. Cependant, les nombreux conflits qui persistent - dans des pays comme le Burundi, la République Démocratique du Congo, la Somalie et le Soudan – ont gardé les gens loin de chez eux depuis des années. C’est pourquoi l’ONU a commencé à se concentrer sur la formation agricole pour les réfugiés. Les réfugiés apprennent à produire des denrées alimentaires pour leur famille et à produire des récoltes pour en tirer profit.

La majorité des réfugiés dans le camp de Maratane au Mozambique sont originaires de la République Démocratique du Congo. Ils ne savent pas quand la situation sera suffisamment sécuritaire pour leur permettre de rentrer chez eux. En attendant, plusieurs familles ont acquis des poules pondeuses à travers un programme de prêts. Ces poules complémentent les rations alimentaires et fournissent aux familles un revenu. L’ONU espère qu’avec le temps, chaque ménage dans le camp pourra faire l’élevage de poulets.

Mendes Munguambe est le responsable du bureau des Nations Unies dans le camp de réfugiés de Meheba en Zambie. La plupart des gens à Meheba sont originaires de l’Angola. Bien que beaucoup d’Angolais soient retournés dans leur pays, des milliers de personnes ont choisi de rester. M. Munguambe dit que tant que des réfugiés vivent dans ce camp, l’ONU veut que la communauté soit auto-suffisante.

Ceux qui restent ont été encouragés à se joindre à une coopérative agricole où les agriculteurs peuvent partager leurs compétences avec les nouveaux arrivants qui ne savent pas cultiver. La coopération sera également géré commercialement, permettant aux réfugiés de vendre des produits alimentaires à grande échelle dans les villages voisins.

Ce ne sont pas tous les réfugiés en Afrique qui ont la possibilité de cultiver ou d’exploiter de petites entreprises. Certains pays interdisent aux réfugiés de mener à bien de telles activités économiques. Mais pour ceux qui en ont la possibilité, l’agriculture peut offrir fierté et indépendance dans des circonstances difficiles.

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2. Soudan: Les petits agriculteurs utilisent des pompes à pédale pour augmenter leur production en saison sèche. (Science Daily et PNUD-Soudan)

Deng Kak est un des petits-agriculteurs au Soudan qui a un terrain adjacent à la rivière du Nil, où il pratique une agriculture de subsistance. En dehors de son usage domestique, les eaux du Nil ne lui ont jamais bénéficié sur sa ferme. M. Kak est parmi les 200 petits agriculteurs actuellement soutenus par le Northern Upper Nile Consortium, une coalition d’ONG financé par la Commission Européenne à travers le PNUD. Ces agriculteurs ont reçu des pompes à pédales et des semences de légumes. Ils travaillent ensemble en petits groupes de 10, afin de pratiquer l’agriculture durant la saison sèche.

La pompe à pédales est une machine qui permet aux agriculteurs de tirer l’eau du sol en actionnant la force de leurs jambes pour appuyer sur deux leviers qui aspire l’eau d’une profondeur de six à sept mètres sous la terre. Elle peut accomplir la plupart des fonctions d’une pompe motorisée, mais coûte beaucoup moins à l’achat.

Et, grâce à l’ingéniosité de deux étudiants américains - Mustafa Dafalla et Zahir Dossa - plus agriculteurs soudanais auront accès à des pompes à pédales. Ces étudiants ont créé la société Selsabila qui vend des pompes à 100 dollars américains chacune, soit environ 70 Euros.

Les créateurs de la compagnie Selsabila visent à mettre 100 pompes ou plus dans les mains des petits agriculteurs Soudanais d’ici mai 2008, avec l’aide des institutions de
microfinance dans le pays.

Les pompes permettront aux agriculteurs de cultiver tout au long de l’année, et peuvent permettre de tripler la production alimentaire des petits exploitants agricoles. En stimulant la production, les pompes s’autopayeront dans la première année.

Selsabila va même créer de nouvelles entreprises locales en mettant en place des magasins de vente de pompes et des ateliers de réparation de pompes dans les marchés locaux.

M. Daffala et M. Dossa espèrent, à plus long terme, transférer la compagnie à des Soudanais. M. Daffala dit que plusieurs des agriculteurs sont désespérés et ils veulent leur redonner de l’espoir. C’est la raison pour laquelle ils ont nommé la compagnie Selsabila. Le mot vient du Coran et signifie « la rivière qui jaillit des cieux. »

Le Soudan, à la frontière sud du désert du Sahara, fait partie des régions les plus arides du monde, avec une saison sèche qui dure neuf mois et une saison des pluies très peu régulière. Environ deux tiers des habitants du Soudan sont des petits agriculteurs qui pratiquent une agriculture de subsistance en transportant manuellement de l’eau dans des seaux.

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3. Afrique du Sud: Les femmes deviennent autonomes par le biais des jardins communautaires (allAfrica.com)

À 72 ans, Phillipina Ndamane n’a pas l’intention de ralentir. Debout dans son potager, elle est entourée de la production qui assure son indépendance. Des rangées et des rangées de choux, de carottes, d’épinards et de brocolis sont la clef de son émancipation. Dans son jardin communautaire dans le township de Gugulethu, à l’extérieur du Cap, Mme Ndamane fait pousser la nourriture qu’elle ne peut pas se permettre d’acheter. Le jardin est une sorte de subvention pour sa modeste pension du gouvernement. Les légumes l’aident à rester en santé, et fournissent des vivres pour sa soeur aînée et les neuf enfants qu’elle soutient - petits-enfants et orphelins.

Mme Ndamane n’est pas la seule dame âgée dans les jardins communautaires des townships entourant Le Cap. En fait, les co-propriétaires de jardin sont souvent des femmes retraitées.

Au début, les gens étaient réticents vis-à-vis de l’idée des jardins communautaires, idée introduite par des ONG qui s’efforcent d’améliorer la sécurité alimentaire dans les townships. Maintenant, les gens se bousculent pour faire partie du mouvement et cultiver des légumes sur les terres non exploitées. Des centaines de jardins ont donc vu le jour autour du Cap.

Rob Small est gestionnaire pour une organisation appelée Abalimi Bezekhaya ou Planters of the Home. Il explique qu’il y avait autrefois une lutte de pouvoir entre hommes et femmes pour le contrôle des jardins communautaires. Selon M. Small, les hommes étaient plus intéressés par l’argent que pouvait rapporter les jardins. Pour les femmes, par contre, la priorité était les aliments nutritifs qu’elles pourraient fournir à leurs familles et à leur communauté.

En fin de compte, ce sont les femmes qui ont pris le rôle de leaders. La terre que cultive Mme Ndamane fait partie d’un grand jardin communautaire détenu et contrôlé par des femmes. Shaba Esiteng est une autre co-propriétaire du jardin. Elle aime être en mesure de partager ses légumes avec la communauté, surtout les personnes qui ne sont pas capables de travailler, comme les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies liées au VIH.

Mais les femmes font gagner de l’argent, aussi. Chacune a sa propre parcelle privée, tout en partageant une parcelle de terre communautaire. Les légumes cultivés sur la parcelle communautaire sont vendus et les profits sont partagés.

Mais, c’est plus que l’argent qui pousse Mme Ndamane à travailler dans le jardin communautaire chaque jour. Les femmes avec lesquelles elle partage le jardin sont devenues sa famille - un réseau qui partage ses valeurs familiales et de soutien communautaire. Elle dit que les jardins feront toujours partie intégrante de sa vie.

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