Logo: Agro Radio Hebdo

1404, rue Scott,
Ottawa, Ontario (Canada), K1Y 4M8

Téléphone : 613-761-3650
Télécopieur : 613-798-0990
Sans frais : 1-888-773-7717
Courriel : info@farmradio.org
Le site Web : http://farmradio.org/

Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

numéro 12

Salutation chaleureuse Ă  tous !

Nous espérons que cette dernière semaine a été bonne pour vous – tant devant le micro au studio que dans votre vie personnelle.

Cette semaine, nous sommes heureux de vous présenter des histoires qui démontrent d’autres facettes de l’agriculture africaine. Nous avons une histoire qui démontre la vigilance que les agriculteurs ivoiriens de cacaos doivent exercer pour protéger leurs cacaoyers contre les maladies, et une autre histoire qui révèle la joie des enfants qui dégustent des fruits sauvages comme collations (ne sachant peut-être pas que cette collation sucrée est bonne pour eux). La dernière histoire, qui porte sur l’utilisation du maïs dans la bière rwandaise, nous rappelle aussi la complexité du système de marché du grain à travers lequel doivent naviguer les agriculteurs.

Nous remercions tous les lecteurs qui ont pris le temps au cours des dernières semaines, de nous avoir envoyé des histoires sur l’expérience des agriculteurs dans leur région. Nous travaillons à faire le suivi sur vos idées d’articles afin de pouvoir les publier dans des éditions futures d’ARH!

Alors que le mois de mars approche à grands pas, nous voudrions vous rappeler de deux opportunités. Le 15 mars est la date limite de soumission des candidatures au concours de rédaction radiophonique du RRRPD en collaboration avec CTA « Les stratégies des agriculteurs africains pour faire face aux changements climatiques.» (http://scriptcompetition.net/). Rappelez-vous que les 15 meilleures soumissions seront partagées avec les membres du RRRPD, et chacun des 15 gagnants recevra une enregistreuse audio numérique de haute qualité!

Nous voulons aussi vous dire que vous avez encore le temps de faire une contribution à l’édition spéciale d’ARH de la semaine prochaine qui célébrera la Journée internationale des femmes. Nous serions heureux d’avoir des exemples de la façon dont votre organisme a travaillé pour rehausser le profil des agricultrices. S’il vous plaît envoyer vos histoires à hmiller@farmradio.org et nous inclurons votre histoire la semaine prochaine dans la section Les Actions de RRRPD.

Et enfin, s’il vous plaĂ®t n’oubliez pas de consulter le site web d’Agro Radio Hebdo (http://farmradio.org/francais/hebdo/) pour visionner des vidĂ©o-clips et pour Ă©couter Ă  des Ă©lĂ©ments audio et d’autres Ă©lĂ©ments qui ne figurent pas dans l’envoi par courriel.

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

Pas de commentaires »

Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Afrique: Des fruits sauvages importants sont en déclin (National Research Council)
2. Côte d’Ivoire : La maladie du « swollen shoot » menace les plants des cacaoculteurs (plusieurs sources)
3. Rwanda: 5000 agriculteurs engagés pour cultiver le maïs pour la fabrication de bière (The East African)

Évènement à venir

-16 mars: Date limite pour soumettre sa candidature au SEED award

Banque de ressources pour la radio

-Un guide pour les jeunes de Radio for Peacebuilding

Les actions du RRRPD

-Introduction à l’Initiative de recherche sur les radios rurales en Afrique

Le texte radiophonique du RRRPD de la semaine

-L’importance des récoltes qui favorisent la sécurité

Pas de commentaires »

1. Afrique: Des fruits sauvages importants sont en déclin (National Research Council)

Dans certaines régions d’Afrique occidentale et centrale, la plante Icacina est connue comme étant une épicerie en soi. Poussant à l’état sauvage dans les boisés et les plaines, l’arbuste est recherché par ceux qui connaissent ses richesses.

Lorsque la saison sèche s’achève, l’arbuste entre en floraison. Des petits fruits rouges vifs apparaissent alors en abondance. D’énormes racines comestibles connues sous le nom de « faux ignames» sont disponibles toute l’année.

La plante Icacina a été décrite dans un rapport qui s’intitule «Lost Crops of Africa », produit par l’American National Research Council. Les fruits sauvages faisant l’object de ce rapport ne sont cependant pas perdus pour les populations locales, qui savent où les trouver lorsque la nourriture se fait rare. Cependant, ils sont pratiquement inconnus des scientifiques agricoles qui préservent et propagent les cultures de grande valeur.

De plus, la recherche indique que si ces fruits ne sont pas reconnus et protégés, ils risquent de disparaître totalement.

Depuis l’époque coloniale, la production commerciale de fruits en Afrique a mis l’accent sur les variétés importées de l’Asie et des Amériques. Ces fruits importés ont été soigneusement cultivés et produits en série.

Durant cette même époque, les populations locales ont tranquillement continué de compléter leur alimentation avec des fruits sauvages. Les enfants sont plus vulnérables à la malnutrition, mais un des passe-temps de ces derniers est justement la collecte de fruits de la forêt, ce qui leur apporte des vitamines essentielles. Et lorsque les cultures de base ne sont pas disponibles, les fruits sauvages sont d’une importance absolument vitale.

Mark Dafforn dirige la recherche sur les « Lost Crops of Africa. » Il explique que les fruits sauvages sont typiquement rustiques. Contrairement aux fruits importés, les fruits sauvages n’ont pas besoin d’engrais et sont naturellement résistants à de nombreux ravageurs. Ils se sont adaptés au climat local et ont résisté à des années de sécheresse et d’inondations. La plante Icacina, par exemple, peut survivre jusqu’à quatre ans sans eau.

Mais à cause des pressions commerciales pour développer les fruits les plus rentables financièrement, les fruits sauvages sont en train de perdre les conditions dont ils ont besoin pour survivre. Alors que les forêts sont détruites, de nombreux fruits sauvages le sont aussi.

M. Daffron suggère que la reconnaissance de l’importance des fruits sauvages est la première étape vers leur préservation. Le rapport suggère que les familles agricoles pourraient améliorer leur nutrition en préservant des arbres fruitiers sauvages sur leurs terres. Il suggère également que de nombreux pays africains pourraient jouir davantage des fruits du succès commercial s’ils recevaient plus d’attention de la part du milieu scientifique agricole.

1 commentaires »

2. Côte d’Ivoire : La maladie du « swollen shoot » menace les plants des cacaoculteurs (plusieurs sources)

Une cabosse de cacao en santé ressemble à un melon conique qui a une couleur dorée ou parfois un teint écarlate avec des mouchetures multicolores. Lorsqu’une cabosse de cacao est atteinte du virus du swollen shoot, elle est de plus petite taille et a une forme arrondie, ce qui la rend impropre à la vente. Ce virus, aussi connue sous le nom d’œdème des pousses du cacaoyer est transmis par des cochenilles. Il s’attaque aux feuilles et aux cabosses et entraîne le gonflement des tiges et des racines.

Selon le World Cocoa Foundation, le virus de l’œdème des pousses est un sérieux problème pour la production du cacao en Afrique de l’Ouest. En cas d’attaque sévère, la maladie peut tuer les cacaoyers en l’espace de 2 à 3 ans.

Les cacaoculteurs de Côte d’Ivoire lutte contre le virus du swollen shoot depuis 5 ans. Le virus a détruit plus de 8000 hectares de plantations. Maintenant, les agriculteurs vont finalement avoir de l’aide pour lutter contre le virus du swollen shoot.

700 000 planteurs de cacao de treize régions de Côte d’Ivoire vont bénéficier d’une campagne de sensibilisation menée par le Centre national de recherche agronomique (CNRA). La campagne mettra l’accent sur les effets de la maladie, les moyens de détection d’une épidémie et les méthodes de développement des hybrides de plant de cacao qui résisteront au virus.

Il n’existe présentement pas de cure pour éradiquer le virus. Mais le World Cocoa Foundation a quelques méthodes de lutte contre ce virus.

L’organisme recommande aux planteurs de contrôler la maladie en coupant les arbres infectés et en alertant les planteurs du voisinage.

Lorsque plus de 100 arbres d’une parcelle donnée sont contaminés, les autres arbres et cacaoyers des alentours -jusqu’à 15 mètres de distance- devraient être abattus.

Une autre solution est la plantation d’hybrides de cacaoyers résistants au virus. Au Ghana, des chercheurs ont récemment découvert un hybride qui résiste au virus jusqu’à la récolte. En plus de sa capacité à résister au swollen shoot, cette variété hybride arrive à maturité beaucoup plus rapidement, sans pour autant compromettre la qualité de la cabosse.

Mais ces alternatives demeurent coûteuses pour les petits agriculteurs qui produisent près de 80 % du cacao à l’échelle mondiale.

Tiemoko Yo est le directeur du CNRA. Il dit que si le cacao est en danger, c’est mauvais pour la Côte d’Ivoire ainsi que pour l’industrie mondiale du chocolat car la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao.

Pas de commentaires »

3. Rwanda: 5000 agriculteurs engagés pour cultiver le maïs pour la fabrication de bière (The East African)

Le maïs qui pousse dans les champs du Rwanda aujourd’hui pourrait se retrouver dans le verre de bière d’un consommateur Rwandais demain. Les brasseurs de la bière favorite du pays planifient utiliser le maïs produit localement dans leur recette de bière. En effet, la brasserie Bralirwa a déjà engagé 5000 agriculteurs pour cultiver le maïs. La décision survient à un moment où le gouvernement encourage les agriculteurs locaux à produire plus de grains. Et, en augmentant la demande, ceci est susceptible d’entraîner une hausse du prix du maïs.

Bralirwa Rwanda est la seule brasserie au Rwanda. Bien que la multinationale Heineken détienne la majorité de la société, le gouvernement rwandais est également propriétaire d’une part de la société.

Anastase Murekezi est le ministre de l’agriculture et des ressources animales. Dans un communiqué, il a noté que la production locale de maïs est en hausse. Le gouvernement dit qu’il distribuera de l’engrais et des semences de maïs à travers le pays. Il s’attend à ce que le Rwanda importe moins de maïs en provenance des pays voisins cette année.

Pour sa part, la société Bralirwa dit qu’elle a choisi d’inclure du maïs local dans sa recette de bière en réponse à la hausse du coût des ingrédients tels que le malt, la levure et le sucre. La plupart de ces ingrédients sont importés.

Le maïs va maintenant se substituer à une partie du malt utilisé pour la préparation d’une bière appelée Primus.

La brasserie a reconnu qu’en achetant du maïs pour la production de bière, elle va probablement contribuer à faire augmenter le prix du maïs.

Les céréales locales ont longtemps été utilisées dans la production de la bière traditionnelle. Maintenant, il semble y avoir une tendance des grandes brasseries d’Afrique de l’Est à faire la même chose. Les grandes brasseries en Ouganda et au Kenya utilisent maintenant jusqu’à 80 % en apports locaux, notamment le sorgho et l’orge.

Pas de commentaires »