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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

numéro 17

Bonjour Ă  tous!

Nous sommes très heureux de vous présenter ce numéro d’Agro Radio Hebdo. Il s’agit d’un numéro spécial pour nous parce “vous” - les membres de la communauté ARH- avez contribué à la rédaction d’une bonne portion du contenu de la présente édition.

Greg Modestus de l’African Radio Drama Association, au Nigéria, nous présente un reportage sur une question qui touche d’innombrables femmes d’agriculteurs : la perte de terres suite à la mort du conjoint. Il a parlé avec des membres d’une organisation appelée le Dynamic Women’s Group, un groupe qui milite pour les droits fonciers des femmes et mène de nombreuses autres activités en faveur des femmes d’agriculteurs défavorisées.

Emily Arayo, la coordinatrice nationale de l’Initiative de Recherche sur les Radios Rurales en Afrique (IRRRA), basée en Ouganda, a partagé son expérience lors d’un atelier pour les radiodiffuseurs ougandais sur la façon d’utiliser le site Web d’ARH.

Nous vous présentons également deux autres sujets d’actualité que, nous espérons, vous trouverez intéressants: l’un concernant un groupe d’agriculteurs qui demande au gouvernement Ghanéen d’interdire l’extraction de l’or près de leur communauté, un autre portant sur l’élevage d’une créature très colorée et recherchée par certains agriculteurs – les papillons. Nous clôturons cette édition avec un troisième et dernier aperçu de la Pochette 83 du RRRPD, en vous fournissant le texte intégral d’une série en deux parties discutant le thème de la santé maternelle.

Quand nous avons lancé Agro Radio Hebdo, un de nos objectifs était d’aider à bâtir une communauté de radiodiffuseurs ruraux Africains. Donc nous vous encourageons à continuer à nous écrire à l’adresse farmradioweekly@farmradio.org, pour nous dire comment vous aimeriez contribuer aux futurs numéros d’ARH. N’oubliez pas de visiter le site Web d’ARH, http://farmradio.org/francais/hebdo/, pour inscrire vos commentaires sur le numéro de cette semaine!

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Nigéria: Groupe pour les femmes défenseurs des droits des agriculteurs (Par Greg Modestus, pour Agro Radio Hebdo, au Nigéria)

2. Ghana: Les agriculteurs disent que l’exploitation des mines d’or perturbe leur qualité de vie(Public Agenda, Oxfam Amérique)

3. Kenya: L’élevage de papillons prend son envol (The Nation)

Évènement à venir

-14 au 25 Avril: Deux semaines de cours sur le montage radio, cours offert Ă  Nairobi

Banque de ressources pour la radio

-Un guide pour l’utilisation des feuilletons

Les actions du RRRPD

-Workshop introduces Ugandan broadcasters to FRW
(Contributed by Emily Arayo, National Coordinator for AFRRI Uganda)

Le texte radiophonique du RRRPD de la semaine

-Feuilleton sur la santé maternelle

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1. Nigéria: Groupe pour les femmes défenseurs des droits des agriculteurs (Par Greg Modestus, pour Agro Radio Hebdo, au Nigéria)

Dans la communauté de Catherine Chukwuma, la tradition fait en sorte que les femmes ne peuvent pas posséder de terres. Selon les croyances traditionnelles, les femmes appartiennent à leurs maris ou à leurs pères donc elles n’ont aucun droit de propriété. Cette tradition a dévasté Mme Chukwuma lorsque son mari est mort et que les frères de son mari ont repris les terres de sa famille.

Tout au long de son mariage, Mme Chukwuma travaillait sur des petits lopins de terre dans la communauté d’Ogbaku dans l’État d’Imo, dans le sud-est du Nigéria. La survie de la famille dépendait de la vente du manioc qu’elle produisait. Mais quand elle est devenue veuve, Mme Chukwuma ne pouvait plus assurer ni sa survie ni celle de ses trois enfants. Ses garçons auront une chance d’obtenir une partie des terres lorsqu’ils seront plus âgés mais pendant quatre ans, elle dépendait de sa famille et de ses voisins pour la nourriture. Tout cela a finalement changé lorsqu’elle s’est alliée au Dynamic Women’s Group.

Le Dynamic Women’s Group a été formé par des femmes mariées et des veuves déterminées à améliorer les moyens de subsistance des femmes d’agriculteurs de leur communauté. Leur principale préoccupation était les pratiques traditionnelles qui ne sont pas conformes aux législations de l’Etat qui garantissent aux femmes «l’égalité devant la loi». Lorsque le groupe a entendu parler de la situation de Mme Chukwuma, ses membres ont décidé de passer devant le conseil traditionnel. Le conseil a entendu parler de la façon dont la perte de terres suivant le décès de son mari avait nui à la famille de Mme Chukwuma. Le conseil a donc décidé, dans son cas, de redonner les terres à Mme Chukwuma.

Mme Ogechi est avocate. Elle est aussi une des dirigeantes du Dynamic Women’s Group. Elle dit que l’abus des droits fonciers des femmes l’ont motivée, elle et d’autres femmes au sein de la communauté, à former l’organisation. Depuis 2002, l’organisation a amélioré la vie des agricultrices en travaillant avec les autorités traditionnelles et constitutionnelles. Dans les cas d’injustice, l’organisation cherche à établir un dialogue plutôt que de faire des manifestations. Cette approche a fait que Mme Ogechi et le Dynamic Women’s Group sont une force pour les droits des femmes dans la région d’Ogbaku.

En dehors de ses travaux dans les systèmes gouvernementaux et juridiques, l’association a de nombreux autres programmes de soutien pour les femmes agricultrices. Le Dynamic Women’s Group aide les veuves ayant peu de terres à louer des terres supplémentaires au cours de la saison agricole. Les veuves et les femmes défavorisées sont également prises en charge pour faciliter l’obtention de tiges de manioc à planter. Le groupe a également rejoint les adolescentes défavorisées, en les aidant à bénéficier d’une éducation formelle et de formations professionnelles.

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2. Ghana: Les agriculteurs disent que l’exploitation des mines d’or perturbe leur qualité de vie (Public Agenda, Oxfam Amérique)

L’éclat de l’or est insignifiant pour un groupe d’agriculteurs vivant à proximité d’une mine d’or dans une région de l’Est du Ghana. Ils sont plus préoccupés par le cacao, le palmier et les agrumes qui poussent sur leurs plantations.

Une compagnie minière appelée Newmont Ghana Limited Gold a récemment obtenu un permis du gouvernement pour opérer dans une réserve forestière. Elle prévoit investir plus d’un demi-milliard de dollars américains (plus de 300 millions d’euros) pour développer la plus grande mine du pays.

La plupart des activités minières proposées auraient lieu dans l’Ajenjua Bepo Forest Reserve. Selon les plans de l’entreprise, 74 hectares de forêt seraient détruits pour creuser la mine afin d’accommoder la pile de matériaux extraits du sol. Un nombre indéterminé de ménages à proximité de la mine seraient déplacés de leurs terres agricoles et pris en charge par l’entreprise.

Plus de 200 agriculteurs se sont regroupés pour s’opposer au projet d’exploitation minière. Ils ont signé une pétition appelant le gouvernement à retirer le permis qu’il a accordé à Newmont Ghana Limited Gold. Les paysans disent que la forêt améliore la pluviométrie dans la région. En supprimant les arbres, les agriculteurs disent que la compagnie minière va perturber les conditions météorologiques locales et le groupe craint que cela n’affecte leurs cultures.

Dans la pétition, les paysans ont également indiqué qu’ils s’inquiètent de ne pas être bien dédommagés pour leurs terres. Certaines plantations de cacao ont été achetées par la société pour étudier le potentiel minier de la terre. Selon les gens qui ont commencé cette pétition, ces agriculteurs ont reçu moins d’argent pour leurs terres que ce qu’ils pourraient gagner en un an grâce à la production de cacao.

Robin Budden est le directeur général pour l’environnement et la responsabilité sociale pour le nouveau projet de mine de Newmont. Il dit que la société minière n’a pas achevé les négociations avec les communautés qui seront affectées par le projet. M. Budden a également suggéré aux agriculteurs de s’assurer qu’ils seront bien représentés dans ces négociations.

Newmont Gold Ghana Limited exploite déjà une mine d’or dans la région de Brong-Ahafo. Dans la première phase de cette opération minière, la compagnie a déplacé 10 000 personnes, dont la plupart étaient de petits agriculteurs. Parallèlement à l’exploitation minière, la société appuie divers projets visant à améliorer la santé et l’amélioration des moyens de subsistance des personnes déplacées.

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3. Kenya: L’élevage de papillons prend son envol (The Nation)

Clavion Mwachola affirme que la plupart des gens pensent qu’il est bizarre. Ils s’interrogent sur son passe-temps inhabituel – un passe-temps qu’il a transformé en entreprise. M. Mwachola est éleveur de papillons. Il passe donc la plupart de son temps à capturer des papillons et des chenilles. C’est une opération délicate mais qui génère de bons profits.

L’élevage de papillons rapporte à M. Mwachola jusqu’à 10 000 shillings kenyans (environ 160 dollars américains, soit 100 euros) par semaine. Avec le temps, il y aura peut-être moins de gens dans son district qui penseront que son entreprise est étrange. En effet, quelques 900 éleveurs du district de Taita-Taveta de la province côtière du Kenya se préparent à prendre des filets à papillon et à investir dans ce marché lucratif.

Les papillons sont prisés à la fois pour leur beauté et pour la soie qu’ils produisent. Le marché a longtemps été limité pour les éleveurs de papillons qui produisent de la soie. Mais, les papillons vivants sont maintenant de plus en plus appréciés pour leur beauté et leur caractère unique. Au cours des deux dernières décennies, la demande en papillons capturés s’est accrue à mesure qu’à travers le monde, les expositions de papillons devenaient plus populaires. Les éleveurs des pays tropicaux tirent profit de cette tendance en vendant les espèces de papillons uniques de leur région.

Dans le district de Malida de la province côtière, plus de deux douzaines d’éleveurs de papillons ont formé des groupes. Ils font partie de la Kipepeo Project, qui vend des exposants de papillons et des producteurs de soie à travers le monde. Les papillons d’élevage dans le Taita-Taveta District seront également liés aux acheteurs internationaux à travers le Kipepeo Project.

Des groupes de conservation de papillons ont aussi un intérêt grandissant pour l’élevage de papillons. James Mwang’ombe est coordonnateur du projet pour le Taita-Taveta Wildlife Forum. Il dit qu’il y a neuf espèces de papillons dans la forêt de Taita qu’on ne peut trouver nul part ailleurs dans le monde. Les exposants apprécient ces créatures rares. L’élevage de papillons peut également contribuer à assurer leur conservation à l’état sauvage. Les papillons sont menacés par la destruction des forêts. Mais, les gens locaux qui font l’élevage de papillons ont une nouvelle incitation pour préserver les forêts. La formation des agriculteurs exploitant les papillons Taita-Taveta s’inscrit dans le cadre d’un effort plus vaste pour préserver les forêts du district.

Étant donné que les forêts fournissent un habitat naturel où les papillons mangent et se reproduisent, l’élevage biologique de papillons peut être beaucoup moins coûteux que les autres types d’agriculture. Mais, là encore, le processus est laborieux.

Ce processus commence avec les éleveurs de papillons qui capturent les papillons dans des filets. Les papillons capturés sont nourris avec du jus de fruits jusqu’à ce qu’ils pondent des oeufs, puis ils sont relâchés dans la nature. Les œufs éclosent et donnent naissance à des chenilles qui se nourrissent de feuilles jusqu’à ce qu’elles se fassent un cocon protecteur. À ce stade de pupe, elles sont emballées pour l’exportation.

M. Mwachola apprécie chaque étape du processus, fasciné par la croissance et le développement de ces créatures ailées. Son dévouement pour les papillons a été si payant qu’il emploie maintenant six jeunes et dirige un groupe plus grand de personnes dédiées à la nature. M. Mwachola dit qu’avec de la patience et de l’ardeur au travail, l’élevage de papillons peut assurer une bonne qualité de vie.

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