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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

numéro 23

Bienvenue Ă  tous!

Au cours des dernières semaines, nous avons été ravis de constater que les abonnés d’ARH comprennent une liste grandissante de supporters, d’organisations de radio ainsi que d’organismes voués à l’agriculture à petite échelle et au développement rural. Cette semaine, nous souhaitons une bienvenue spéciale à nos nouveaux abonnés : Ejobi Joseph, de l’agence de vulgarisation, Rohie Systems, en Ouganda, et Benjamin Kudjoe Fiafor, de l’Initiative de recherche sur les radios rurales en Afrique, au Ghana (IRRRA Ghana). Nous voulons qu’autant de personnes que possible utilisent ce service donc n’hésitez pas à inviter vos collègues à obtenir leur abonnement gratuit à l’adresse suivante:
http://www.farmradio.org/english/partners/fr_weekly_subscribe.asp.

Cette semaine, les histoires dans la dépêche de nouvelles vous offrent une fenêtre sur deux phénomènes qui sont en train de changer le visage de l’agriculture africaine - l’augmentation rapide des prix des denrées alimentaires et la montée en flèche
de l’utilisation des téléphones cellulaires. Dans la première histoire, nous constatons comment la hausse des prix des denrées alimentaires a encouragé des citadins à faire pousser des cultures dans l’espace qui leur est disponible. Dans notre deuxième histoire, nous parlons de deux services qui permettent aux agriculteurs d’appeler une ligne téléphonique d’aide à l’agriculture pour obtenir des informations sur les cultures et le bétail, en utilisant des téléphones portables ou des téléphones fixes.

Si vous observez de nouvelles tendances dans votre région, pourquoi ne pas prendre un moment pour partager cette information avec d’autres membres de la communauté ARH en laissant un commentaire sur le site d’ARH (http://farmradio.org/francais/hebdo/)? Vous pouvez aussi envoyer un courrier électronique à la rédactrice-en-chef, Heather Miller, avec votre idée d’article. Si vous voulez rédiger votre propre article, envoyez tout simplement un courriel avec quelques phrases qui décrivent votre idée à hmiller@farmradio.org. Si vous êtes intéressé à faire votre propre recherche pour écrire votre histoire, Heather peut travailler avec vous pour préparer une histoire qui suive le style d’ARH.

Enfin, ne manquez pas la section les Actions des Radios Rurales Internationales de cette semaine, où nous partageons avec vous l’histoire d’un partenaire des Radios Rurales, la radio Voice for the People. Cette organisation a survécu à des attaques et à des arrestations, et a surmonté une panoplie de problèmes liés aux réglementations et aux aspects technologiques, afin d’offrir aux Zimbabwéens des informations alternatives à celles offertes par l’État.

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Afrique: L’agriculture urbaine donne un répit face à la hausse des prix des denrées alimentaires (Canadian Broadcasting Corporation, The Herald, New Era)

2. Afrique: Une ligne téléphonique d’informations agricoles pour les agriculteurs (Agro Radio Hebdo, Réseau d’information régionaux intégrés des Nations Unies)

Évènement à venir

-Des stages et des bourses d’études au Royaume-Uni

Banque de ressources pour la radio

-Un service de radio canadien fournit des nouvelles internationales

Les actions des Radio Rurales

-Radio Voice for the People surmontent la répression pour offrir une alternative

Le texte radiophonique de la semaine

-Un jardin sur votre toit

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1. Afrique: L’agriculture urbaine donne un répit face à la hausse des prix des denrées alimentaires (Canadian Broadcasting Corporation, The Herald, New Era)

Comme tout autre agriculteur, Karim visite son potager tous les matins. Il prend soin de ses laitues et de ses autres cultures, il effectue l’irrigation avec l’eau d’un ruisseau situé à proximité. Mais sur la route animée, à seulement quelques mètres du lieu où Karim travaille la terre, il y a des lignes électriques. Karim est parmi un nombre croissant de citadins qui se sont tournés vers l’agriculture à cause de la hausse des prix des denrées alimentaires.Environ 200 personnes travaillent la terre aux côtés de Karim. Les légumes qu’ils ne mangent pas eux-mêmes sont vendus au marché local. Karim est fier de dire que leur production nourrit de nombreuses personnes dans la ville d’Accra, la capitale du Ghana.

Mark Redwood est expert en agriculture urbaine au Centre de recherche pour le développement international au Canada. Il dit qu’il y a un lien direct entre l’augmentation du coût des produits alimentaires et la pratique de l’agriculture urbaine. Avec des jardins sur les toits, dans des ponceaux ou en-dessous de lignes électriques, les gens sont plus à même d’assurer l’alimentation de leur famille, indépendamment des prix du marché.

Dans les villes, à travers toute l’Afrique, les gens sont de plus en plus à la recherche de petits lopins de terre afin de cultiver leur propre nourriture. Jessica Mbano vit avec sa famille à Glen Norah, dans la banlieue de Harare, au Zimbabwe, où il y a une forte densité de population. Elle dit qu’elle n’a jamais pensé faire de l’agriculture, mais lorsque les prix des produits alimentaires ont commencé à monter en flèche, elle a eu besoin d’une autre stratégie pour nourrir sa famille. Elle fait maintenant pousser du maïs sur une petite parcelle de terre près de son domicile.

Dans le sud de la Namibie, Ottilié Abrahams fait partie d’une organisation de la société civile qui fait la promotion des cultures potagères. L’organisation existe depuis plus de 20 ans, mais l’intérêt pour leurs programmes n’a jamais été aussi élevé.

Mme Abrahams insiste sur le fait qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un grand lopin de terre pour améliorer la sécurité alimentaire des familles. Une parcelle de terre d’environ un mètre sur deux peut être utilisée pour développer six ou sept types de légumes tels que le chou, les carottes, les radis, les haricots de brousse et les oignons. Ces légumes peuvent être plantés en rangées à seulement 15 centimètres l’un de l’autre.

Mme Abrahams a aussi quelques conseils pour la fertilisation et l’arrosage des cultures avec les ordures ménagères. Des déchets de cuisine organiques, des feuilles mortes ou des cendres sont tous bons pour faire du compost. Les légumes peuvent être arrosés avec l’eau du bain ou même l’eau de vaisselle. L’eau de pluie peut être collecté à l’aide d’un baril ou un autre contenant afin d’irriguer son jardin.

Les agriculteurs urbains qui produisent un excédent bénéficient également de marchés locaux. La hausse du coût du pétrole est une force motrice derrière la flambée des prix des denrées alimentaires. Mais ceux qui peuvent vendre leurs récoltes à proximité de leur domicile évitent les frais de transport et bénéficient d’un meilleur profit.

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2. Afrique: Une ligne téléphonique d’informations agricoles pour les agriculteurs (Agro Radio Hebdo, Réseau d’information régionaux intégrés des Nations Unies)

Y a-t-il des taches sur vos tomates que vous ne pouvez pas identifier? Vous voulez savoir quelle race de vache laitière est la meilleure? Si vous vivez au Kenya, une aide est maintenant disponible en un coup de fil.Le National Farmers Information Service (NAFIS), est un nouveau système téléphonique qui offre des conseils sur les cultures et le bétail. Par exemple, un agriculteur qui planifie planter des tomates peut appeler cette ligne pour avoir des informations pré-enregistrées sur les différentes variétés de tomates et les méthodes pour faire pousser des graines. Un producteur laitier peut écouter à des messages pré-enregistrés sur comment traiter les maladies et savoir quand contacter un vétérinaire.

Isaac Mulagoloi est le coordonateur du Programme national de vulgarisation pour l’agriculture et l’élevage, qui gère le NAFIS. Il dit que des agents de vulgarisation agricole sont souvent incapables de communiquer, en personne, avec environ la moitié des agriculteurs des 4,5 millions d’agriculteurs du Kenya. Grâce au NAFIS, il espère atteindre un nombre beaucoup plus élevé, soit environ quatre millions.

M. Mulagoloi explique que le système a commencé avec des informations sur quatre des produits agricoles les plus populaires au Kenya : les tomates, les haricots verts, les produits laitiers et la volaille. Les agents de vulgarisation ont publicisé des informations-clés sur chaque produit, par exemple, à partir de quand et comment planter, comment enlever les mauvaises herbes, ou comment stocker et commercialiser les produits agricoles. Un programme de discours automatisé a été utilisé pour enregistrer les messages en anglais et en kiswahili.

Avec le temps, le NAFIS sera diversifié pour inclure davantage d’informations sur les produits localement cultivés et des enregistrements de messages dans des langues locales.

Le NAFIS est un des exemples les plus récents service d’accès à l’information par ligne téléphonique, mais ce n’est pas la première initiative de son genre en Afrique. Au Cameroun, par exemple, un service appelé Allô Ingénieur permet d’établir un lien direct entre une agricultrice sur son téléphone cellulaire dans son champ et un expert dans un bureau rempli de livres et de documents.

Marie Martine Yobol est la directrice d’Allô Ingénieur, un programme administré par l’ONG suisse Service d’appui aux initiatives locales de développement. Elle explique que de nombreuses personnes qui appellent veulent apprendre de nouvelles techniques agricoles, mais n’ont pas les ressources nécessaires pour faire les recherches sur ces techniques.

Une des questions fréquemment posée est de savoir si les semences de maïs de la récolte de juillet peuvent être semées en août. Mme Yobol est contente que l’on pose cette question parce que la réponse est non ! En effet, ces semences ont besoin de plus de temps pour sécher et ils ne pousseront pas.

Sur une note plus positive, Allô Ingénieur peut souvent confirmer si un agriculteur ayant une idée novatrice est sur la bonne voie. Ce programme offre aussi des conseils sur la façon de prévenir les maladies animales comme la grippe aviaire, ou comment sauver une culture qui est atteinte d’une maladie végétale.

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Notes aux radiodiffuseurs sur l’agriculture urbaine :

En février 2007, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a indiqué dans un communiqué de presse que, pour la première fois dans l’histoire, la population urbaine mondiale avait dépassé la population rurale. La FAO a noté que l’agriculture urbaine serait une source importante de nourriture pour les habitants des villes alors que les populations dans les zones urbaines continuent d’augmenter. En fait, on estime que 800 000 personnes pratiquent l’agriculture urbaine, produisant environ 15 % de l’alimentation mondiale.

Les citadins qui ne font pas pousser leur propre nourriture et les agriculteurs incapables de produire suffisamment de nourriture pour leur famille ont ressenti la récente hausse des prix des produits alimentaires de façon plus marquée.

Au cours des derniers mois, les villes africaines ont été des foyers d’action de la société civile, avec des manifestants exigeant un prix abordable pour les produits alimentaires de base. De ce fait, il semble que les craintes relatives à la sécurité alimentaire ont revigoré l’intérêt pour l’agriculture urbaine.

Vos auditeurs peuvent bénéficier de plus amples renseignements sur la façon de produire de la nourriture dans une zone urbaine ou dans d’autres milieux où les terres arables ne sont pas disponibles ou très limitées.

- L’ONG canadienne Alternatives fournit des détails sur plusieurs techniques de jardinage: http://rooftopgardens.ca/?q=image/tid/66

- Plusieurs techniques de production pour l’obtention d’une production alimentaire maximale sur une petite surface de sol sont décrites dans l’article Wikipedia sur la micro-agriculture biointensive: http://en.wikipedia.org/wiki/Biointensive.

- Le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale prévoit un cours en ligne sur l’agriculture urbaine: http://www.cipotato.org/urbanharvest/news_events/global/online_course.htm

Une série de textes radiophoniques des Radio Rurales Internationales décrit certaines des approches novatrices pour faire pousser des aliments dans les villes, et donne aussi quelques conseils pour limiter l’absorption de substances chimiques toxiques dans les cultures urbaines:

-« Un jardin sur votre toit » (Pochette 39, Numéro 2, avril 1996)
- « Faites pousser des légumes grimpants dans des espaces réduits » (Pochette 39, numéro 1, juin 1996)
- « Cultiver dans des pneus » (Pochette 41, Numéro 5, juillet 1996)
- « Réduire le plomb dans les jardins en ville » (Pochette 41, Numéro 2, juillet 1996)

Vous pouvez aussi revisiter une histoire d’une parution antérieure d’ARH sur des femmes dans le canton de Gugulethu, en Afrique du Sud, qui ont amélioré la santé de leurs familles avec des légumes cultivés dans des jardins communautaires:

- « Afrique du Sud: les femmes deviennent autonomes par le biais des jardins communautaires (allAfrica.com) » (ARH Numéro 11, février 2008)

Enfin, voici quelques idées de questions pour une émission où vous pourriez inviter les auditeurs à vous appeler ou à vous envoyer des messages-textes en ondes afin d’explorer davantage cette question. Cette idée pourrait être particulièrement pertinente si vous diffusez en zone urbaine, mais cela pourrait également intéresser les auditeurs des zones rurales qui doivent apprendre à faire un meilleur usage de leurs petites parcelles de terre:

- Est-ce que des membres de votre auditoire ont commencé à faire pousser de la nourriture (ou à en faire pousser plus), en réponse à la hausse des prix des denrées alimentaires? Quels outils ont-ils utilisés pour démarrer? À quelles difficultés ont-ils été confrontés et comment les ont-ils surmontées?

- Y a-t-il des membres de votre auditoire qui ont fait pousser de la nourriture dans une zone urbaine ou sur une très petite parcelle en zone rurale pour un certain temps?
- Quelle quantité de nourriture produisent-ils et quel impact cela a-t-il sur la sécurité alimentaire de leur famille? Quel équipement utilisent-ils? Les cultures qui poussent sont-elles adaptées à l’espace et aux ressources dont ils disposent? Quels conseils pratiques ou quelles innovations peuvent-ils partager?

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