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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

numéro 26

Chers lecteurs d’ARH,

En raison de circonstances imprévues, nous n’avons pas été en mesure de produire de nouvelles histoires pour cette édition d’Agro Radio Hebdo. Toutefois, nous sommes heureux de vous présenter un survol de quelques-uns des articles qui ont été publié dans les deux premières éditions d’ARH. Ces articles ont été publiés en Décembre 2007, lorsqu’ARH était un tout nouveau service et le nombre d’abonnés était beaucoup moins élevé. Nous espérons que tous nos lecteurs – nouveaux et anciens – trouveront quelque chose d’intéressant dans cet amalgame d’anciens articles!

Dans l’édition de la semaine dernière, nous vous avons promis plus d’articles sur les changements climatiques et la désertification, et vous les trouverez dans les articles que nous vous présentons. À partir d’ARH numéro 2, nous avons une histoire sur la façon dont les variétés de semences qui sont bien adaptées aux conditions climatiques locales peuvent aider les agriculteurs à faire face aux changements climatiques. Également extrait de l’édition numéro 2, nous vous présentons une histoire sur des agriculteurs au Kenya qui ont appris une nouvelle technique de remise en état des pâturages arides – en utilisant seulement leurs bétails et des méthodes novatrices de coopération.

À partir du premier numéro d’ARH, nous vous amenons deux de nos meilleurs reportages sur des solutions novatrices pour combattre des problèmes de ravageurs, qu’ils soient petits ou grands. Vous pouvez revisiter l’histoire des agriculteurs en Casamance, au Sénégal, qui ont découvert comment quelques matériaux recyclés peuvent aider à garder les mouches blanches à l’écart. Vous pouvez aussi en apprendre d’avantage sur la façon dont une petite abeille ou même un piment fort peut faire fuir les éléphants.

Et n’oubliez pas que vous pouvez toujours consultez tous les anciens numéros d’ARH sur notre site Web: http://farmradio.org/francais/hebdo/. Vous pouvez également utiliser le site pour envoyer un article à un ami ou inviter vos collègues à s’abonner à ARH: http://www.farmradio.org/francais/partners/fr_weekly_subscribe.asp. Cette semaine, nous sommes heureux de souhaiter la bienvenue à nos nouveaux abonnés : Mukangayi Wikana du Shinyalu Community radio au Kenya et Tegwendé Léonard Kinda de la radio Voix des Lacs au Burkina Faso.

Bonne Lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Afrique: la redécouverte des cultures traditionnelles aide les agriculteurs à faire face aux changements climatiques (Agro Radio Hebdo)

2. Kenya: Le contrôle des pâturages peut réhabiliter les sols assèchés des prairies (Business Daily)

3. Sénégal: Des attrape-mouches peu coûteux pour sauver les récoltes de mangues (IRIN)

4. Petits mais puissants – les abeilles et les piments forts empêchent les éléphants de détruire les terres agricoles. (Plusieurs sources)

Évènement à venir

-8 au 10 Septembre : la conférence Highway Africa aborde le sujet du journalisme citoyen

Banque de ressources pour la radio

-En direct de l’Afrique: Un guide pour les journalistes de la radio africaine

Les actions de Radios Rurales Internationales

-Radios Rurales Internationales exhorte le Premier Ministre du Canada à mettre l’emphase sur l’agriculture au Sommet du G8

Le texte radiophonique de la semaine

-Votre communauté a-t’elle besoin d’une banque de semences?

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1. Afrique: la redécouverte des cultures traditionnelles aide les agriculteurs à faire face aux changements climatiques (Agro Radio Hebdo)

Les cultures traditionnelles comme le mil, le niébé et le sorgho peuvent aider les agriculteurs à maintenir leur sécurité alimentaire dans le contexte des changements climatiques, ont confié des experts à Agro Radio Hebdo.

Joshua Mukusya est un agriculteur du district de Machakos, au Kenya. Mamby Fofana est un agent de la gestion des ressources naturelles à Bamako, au Mali. Le Dr. Rachel Bezner Kerr est une chercheuse canadienne qui a passé 10 ans à travailler avec les agriculteurs dans le district de Mzimba, au Malawi. Tous trois se trouvaient à Ottawa, au Canada pour discuter de la manière dont les agriculteurs africains font face aux changements climatiques.

Ils ont décrit comment les agriculteurs dans leurs régions respectives se tournent vers les cultures traditionnelles, vu que les saisons de pluies deviennent de plus en plus imprévisibles.

Les cultures comme celles du maïs ont été promues depuis l’époque coloniale, mais elles nécessitent des précipitations régulières. Les cultures traditionnelles sont généralement plus résistantes et prennent moins de temps à se développer, ce qui fait d’elles une source plus fiable de nourriture et de revenus.

Joshua Mukusya dit que le mil engendre des récoltes plus sures. Auparavant, il faisait la culture du maïs sur la majeure partie de ses sept hectares de champs. Maintenant, il cultive une variété de denrées, notamment le mil, le manioc et des légumes comme les tomates, les carottes et le chou.

M. Mukusya dit que le mil est plus rentable que le maïs, car il est résistant à la sécheresse et n’attire pas les charançons - un parasite du maïs. Il a également donné l’exemple du niébé, un type de haricot issu de la culture traditionnelle et susceptible d’assurer une certaine sécurité alimentaire car il pousse très rapidement. Après seulement deux semaines de pluie, on peut manger les feuilles du niébé et après un mois, les pois eux-mêmes peuvent être récoltés. En revanche, le maïs peut prendre plus de huit semaines pour pousser.

Des milliers d’agriculteurs dans trois districts du Kenya feront désormais partie d’un mouvement que M. Mukusya a lancé pour le partage des semences ainsi que des connaissances sur les cultures traditionnelles. Il dit qu’il se sent plus en sécurité maintenant qu’il sait que sa famille aura toujours assez de nourriture.

Mamby Fofana vient d’une région du Sahel où les agriculteurs doivent depuis longtemps faire face à un climat difficile, sujet à la sécheresse. Il affirme que les cultures traditionnelles résistantes sont de plus en plus importantes maintenant que la saison des pluies est de plus en plus difficile à prévoir.

Les semences traditionnelles sont devenues résistantes à la sécheresse car elles se sont adaptées aux sols régionaux et aux conditions climatiques locales, explique M. Fofana. Il travaille avec une ONG qui encourage les agriculteurs à mettre de l’avant leurs meilleures variétés de semences traditionnelles afin de les multiplier et de les distribuer par l’intermédiaire des banques de semences que la communauté possède et exploite.

Le Dr Rachel Bezner Kerr dit qu’un intérêt dans la redécouverte et le partage des semences traditionnelles s’est également manifesté dans le nord du Malawi. Elle a travaillé dans le district de Mzimba, avec des agriculteurs qui font pousser du maïs sur leurs petits lopins de terre.

Des milliers d’agriculteurs de ce district ont commencé à faire pousser des légumineuses comme les pois cajan et l’arachide parmi leur cultures de maïs. Il existe également un mouvement au sein des communautés d’agriculteurs pour retourner à d’autres cultures traditionnelles telles le mil et le sorgho. Le Dr Bezner Kerr dit que les agriculteurs veulent redécouvrir les cultures de l’époque de leurs grands-mères.

Beaucoup de cultures traditionnelles dont parlent ces experts apportent d’autres avantages: elles peuvent renforcer et fertiliser les sols, fournir une couverture aux autres cultures.
Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur les cultures traditionnelles

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2. Kenya: Le contrôle des pâturages peut réhabiliter les sols assèchés des prairies (Business Daily)

Les agriculteurs du district de Laikipia, au Kenya, testent actuellement une méthode de réhabilitation des prairies asséchées avec des méthodes à faible technologie. La nouvelle stratégie fait appel à la capacité du bétail à labourer et fertiliser les pâturages alors que les animaux broutent.

Un ranch communautaire de 300 acres a fait partie d’un projet pilote visant à accroître la fertilité des terres par un contrôle minutieux des pâturages de quelques 1 000 bovins et caprins.

De gros troupeaux de bétail sont conduits dans des zones contrôlées où leurs sabots labourent les sols et leurs excréments jouent le rôle d’engrais naturel. Cette méthode rend les terres plus réceptives aux semences déposées dans le fumier. Elle aide aussi la terre à absorber les précipitations, qui sont rares dans le district de Laikipia.

Quand la pluie arrive, les animaux passent du pâturage qu’ils ont préparé à une nouvelle parcelle de terre, laissant les plantes pousser sur la parcelle de terre précédente.

La stratégie a été introduite dans cette région par une ONG américaine appelée Holistic Management International. L’organisation encourage plusieurs méthodes à faible technologie qu’elle dit être des solutions aux changements climatiques, autant aux États-Unis que dans les pays en développement.

L’objectif du procédé des pâturages contrôlés est de récupérer les terres qui sont asséchées secondairement à l’évolution des conditions météorologiques et au surpâturage. L’accroissement en nombre de pâturages fertiles devrait conduire à améliorer les moyens d’existence des éleveurs car leur bétail sera mieux nourri.

Bien que le projet dans le district de Laikipia en est à la phase pilote, de nombreux membres de la communauté se sont rendus au ranch communautaire pour obtenir des informations sur cette méthode de restauration des sols.
Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur le pâturage contrôlé

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3. Sénégal: Des attrape-mouches peu coûteux pour sauver les récoltes de mangues (IRIN)

Les cultivateurs de mangues de la Casamance, une région du Sénégal au Sud de la Gambie, sont en train d’apprendre une méthode peu coûteuse d’attraper et de tuer les mouches qui font ravages sur leurs récoltes.

La production de mangues est devenue particulièrement importante dans la région de la Casamance, suite à un conflit civil qui a laissé une grande partie de ses terres agricoles truffées de mines. Les mines n’ont pas encore été enlevées, mais les vergers de mangues offrent aux agriculteurs une alternative. La production de mangues requiert beaucoup moins d’espace que les cultures traditionnellement cultivées dans la région tel que les arachides, la pastèque et le mil.

Au cours des quatre dernières années, les manguiers de la région ont été dévasté par les mouches blanches, qui fixe leurs œufs dans les fruits qui murissent. Lorsque les œufs éclosent en larves, ils provoquent la pourriture des fruits et ceux-ci tombent au sol. C’est un problème que les agriculteurs travaillent à combattre avec des travailleurs agricoles du gouvernement ainsi que des organisations d’aide.

Au cours de la dernière saison de croissance, une technologie simple mais efficace a été testée. Des pièges qui attaquen et tuent ont été faits à partir de bouteilles d’eau recyclée et d’un mélange de méthyleugénol naturel - une substance qui attire les mouches - et un pesticide qui tue. Lors de l’essai, les attrape-mouches ont attiré et tué environ 60 000 mouches, chacun en une dizaine de jours.

Les pièges fabriqués localement coûtent environ 6 dollars américains, soit 4 Euros chacun, par rapport aux attrape-mouches importés qui se vendent pour un maximum de 27 dollars américains, soit 18 Euros chacun.

C’est un soulagement pour les agriculteurs qui peuvent perdre jusqu’à 90 % de leurs récoltes de mangues à cause de la mouche blanche.

Ces vergers de mangues sont devenus la première source de revenus pour de nombreuses familles, qui ont durement été touché par des manques de nourritures à cause des faibles pluies. Ils sont aussi une des seules cultures qui poussent bien durant la saison des pluies.

Ibou Goudiaby a cinq hectares de manguiers dans la région de la Casamance. Il dit que le nouveau piège permettra aux agriculteurs de récupérer leurs plantations, qui sont leur seule source de revenus, en attendant que l’élimination des mines se termine.

Les travailleurs agricoles du gouvernement et les organisations d’aide ont formé le premier groupe d’agriculteurs à utiliser les nouveaux pièges à mouche blanche, qui sont peu coûteux. Maintenant, ces agriculteurs forment d’autres producteurs de mangues. Ils vont commencer à utiliser les pièges prochainement, étant donné que les manguiers vont commencer à fleurir en janvier.

Les experts constatent que garder les plantations propres et exemptes de débris est la première ligne de défense contre la mouche blanche. Ils recommandent également que les fruits qui tombent de l’arbre soient enterrés au moins 50 centimètres sous le sol, afin d’empêcher toute larve présente dans le fruit d’atteindre la surface.
Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur les attrape-mouches

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