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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

numéro 34

Notes aux radiodiffuseurs sur le jatropha:

Les agriculteurs africains sont en train de peser leurs options lorsqu’il s’agit de la production de biocarburants. La hausse du coût des combustibles fossiles a créé une forte demande pour d’autres biocarburants - des carburants fabriqués à partir de sources végétales et animales. Les grandes entreprises de production de biocarburants sont en visite dans les zones rurales car ils sont à la recherche d’agriculteurs qui pourront leurs fournir la biomasse dont ils ont besoins pour produire leurs biocarburants. Le reportage de Nourou-Dhine Salouka de Jade Productions décrit comment un groupe d’agriculteurs résiste à l’appel des grandes entreprises de production de biocarburants et prévoit plutôt ouvrir une usine locale de biodiesel. En adoptant cette approche, les agriculteurs de Nayala, une province du nord-ouest du Burkina Faso, répondent à deux préoccupations communes sur la production des biocarburants : qu’il y aura une réduction de la sécurité alimentaire si l’on change l’utilisation de terres agricoles d’une production alimentaire à une production de biocarburants et que la richesse créée par la production de biocarburants ne bénéficiera pas les agriculteurs.

Les articles suivants, qui sont parus dans des éditions précédentes d’ARH, discutent de comment les agriculteurs dans d’autres parties du continent tentent de répondre à la demande pour les biocarburants:
- « Kenya: Les éleveurs s’opposent à un projet controversé de production de cannes à sucre » (ARH # 29, juillet 2008)
- « Mali: La campagne pour le biodiesel s’intensifie mais les agriculteurs restent prudents » (ARH # 7, janvier 2008)
- « Afrique: les promesses et les dangers potentiels des biocarburants » (ARH # 3, décembre 2007)

Aussi, les textes radiophoniques de Radios Rurales Internationales décrivent d’autres utilisations pour le jatropha, au-delà de la production de biocarburants:
- « Jatropha - pas seulement un biocarburant! » (Pochette 80, Numéro 7, mars 2007)

Si vous recherchez de plus amples renseignements sur les biocarburants, vous pouvez aussi visiter les sites Web suivants:
- Le site Web pour l’International Consultation on Pro-poor Jatropha Development, un évènement organisée en avril dernier par le Fonds international de développement agricole (FIDA), une institution spécialisée du système des Nations unies. L’évènement comprenait différentes perspectives sur les biocarburants provenant de divers pays, ainsi qu’un débat sur les conditions nécessaires pour la production de biocarburants en faveur des habitants des zones rurales: http://www.ifad.org/events/jatropha/index.htm (en anglais seulement)
- Le site Web du Centre for Jatropha Promotion & biodiesel. Le site comprend des informations détaillées sur la culture du jatropha, des plans d’affaires pour la culture du jatropha et la transformation du biodiesel: http://www.jatrophaworld.org/index.html (en anglais seulement)

Si vous aimeriez faire des recherches plus poussées pour une histoire locales sur la production du biodiesel, voici quelques questions que vous pouvez poser :

- Qu’est-ce que les agriculteurs de votre région pensent de l’idée de vendre des cultures pour la production de biocarburant?
-Est-ce que les agriculteurs dans votre région produisent actuellement des biocarburants pour les utiliser sur leurs exploitations agricoles ou dans leurs communautés. Si c’est le cas, quelle est la structure organisationnelle locale qui gère la production de biodiesel ?
- Si une usine de transformation de biocarburant est prévue pour votre région, comment les agriculteurs peuvent-ils maintenir leur sécurité alimentaire tout en produisant des cultures pour la transformation en biocarburants?
- S’il y a déjà une usine de transformation de biocarburant dans votre région, est-ce que les petits agriculteurs contribuent à la production? Que disent les agriculteurs de leurs expériences de travail avec l’usine de traitement (par exemple, l’appui à la bonne récolte et le stockage, les prix des cultures, etc?)

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Notes aux radiodiffuseurs sur l’utilisation des eaux usées en agriculture urbaine:

Alors que les eaux usées en agriculture urbaine peuvent être néfastes pour la santé humaine, Mme Liqa Raschid-Sally, de l’Institut international de gestion des ressources en eau et auteure principale de l’étude qui vient d’être publiée, dit que si l’on interdit l’utilisation de ces eaux, il est clair qu’il y aura une rupture de livraison de certains types de légumes dans les villes.

Mme Raschid-Sally indique que près de 75% de l’alimentation dans les villes étudiées est faite de légumes qui poussent en zones d’agriculture urbaine et périurbaine, et qui ont été arrosés avec des eaux usées.
Pour consulter l’étude Comprehensive Assessment of water management in urban agriculture dans son intégralité, visitez le site Web : http://www.iwmi.cgiar.org/SWW2008/PDF/CA_53_city_Final_August_2008_V5.pdf

Veuillez noter que le rapport complet n’est disponible qu’en anglais mais que vous pouvez lire un communiqué de presse qui décrit des points saillants de l’étude en français : http://www.iwmi.cgiar.org/SWW2008/PDF/IWMI_wastewater_news_rel_FRENCH.pdf

Les eaux usées sont des eaux altérées par des activités humaines, suite à un usage domestique, industriel, artisanal, agricole ou autre. Certaines sources d’eaux usées sont moins néfastes que d’autres. Les eaux usées sont séparées en deux catégories : les eaux noires et les eaux grises.

Les eaux noires contiennent diverses substances polluantes ou difficiles à éliminer telles que des matières fécales, des produits cosmétiques ou d’autres types de sous-produits industriels. Ces eaux usées sont souvent plus dangereuses pour la santé humaine car dans la plupart des centres urbains africains, elles n’ont pas été épurées avant d’être aspergées sur des cultures végétales.

Les eaux grises sont considérées comme étant plus acceptables pour l’irrigation, en agriculture urbaine. Les eaux grises sont peu chargées en matières polluantes et elles sont d’origine domestique, résultant souvent du lavage des assiettes ou des mains, des bains ou des douches.

Voici d’autres ressources sur les eaux usées et sur leur utilisation sécuritaire :

-Un guide publié par l’Organisation Mondiale de la Santé qui s’intitule L’utilisation des eaux usées en agriculture et en aquiculture: recommandations à visées sanitaires : http://whqlibdoc.who.int/trs/WHO_TRS_778_fre.pdf. Vous pouvez aussi consulter une version anglaise de ce guide, mise à jour en 2006 :http://whqlibdoc.who.int/publications/2006/9241546832_eng.pdf

- Une étude qui porte sur la production de légumes en milieu urbain ainsi que sur ses caractéristiques, ses bénéfices et ses risques. L’étude s’intitule Irrigated urban vegetable production in Ghana: Characteristics, benefits and risks:
http://www.cityfarmer.org/GhanaIrrigateVegis.html (en anglais seulement)

- Un montage audio-visuel portant sur l’utilisation sécuritaire des eaux usées en agriculture urbaine dans les villes africaines: Recycling Realities in African Cities : Toward safe wastewater use in agriculture: http://www.youtube.com/watch?v=s17_35B7SdY

- Un reportage audio de la Canadian Broadcasting Corporation sur la crise alimentaire et l’utilisation d’eaux usées en agriculture urbaine en Ouganda et au Ghana : http://www.cityfarmer.info/cbcs-dispatches-reports-on-food-crisis-city-farming-uganda-ghana/ (en anglais seulement)

Vous pouvez aussi consulter les textes radiophoniques et articles de nouvelles suivants –produits par Radios Rurales Internationales- qui portent sur des méthodes d’agriculture urbaine et sur la gestion optimale des eaux usées.:

Agriculture urbaine
-Afrique: L’agriculture urbaine donne un répit face à la hausse des prix des denrées alimentaires (Canadian Broadcasting Corporation, The Herald, New Era)

- « Un jardin sur votre toit » (Pochette 39, Numéro 2, avril 1996)
- « Faites pousser des légumes grimpants dans des espaces réduits » (Pochette 39, Numéro 1, juin 1996)

- « Cultiver dans des pneus » (Pochette 41, Numéro 5, juillet 1996)
- « http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/41-2script_fr.asp » (Pochette 41, Numéro 2, juillet 1996)

Eaux Usées
« Jardinez en prenant votre douche » (Pochette 54, Numéro 3, janvier 2000)

« Emploi des graines du moringa pour purifier les eaux usées » (Pochette 54, Numéro 11, janvier 2000)

« Cultiver des légumes quand l’eau est rare » (Pochette 45, Numéro 7, septembre 1997)

Finalement, voici quelles questions qui peuvent vous aider dans vos recherches sur l’utilisation d’eaux usées en agriculture urbaine :

-Quels genres de fruits et légumes sont cultivés dans votre ville ?
-D’où provient l’eau que les agriculteurs urbains utilisent pour irriguer leurs terres ? Savent-ils si cette eau est sécuritaire et comment s’en assurent-ils?
-Face à des pénuries d’eau grandissantes, quelles sont les méthodes d’approvisionnement en eau que les agriculteurs urbains de votre région utilisent ?

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Notes aux radiodiffuseurs sur la reconstruction de l’industrie de la pêche:

Dans de nombreux pays de la région des Grands Lacs et de l’Afrique de l’Ouest, l’émergence et la restauration de la paix permet aux réfugiés et personnes déplacées, ainsi que des anciens combattants de retourner dans leurs pays d’origine. Ces citoyens font face à l’énorme défi de rétablir leurs moyens de subsistance. Dans des parutions passées d’ARH, nous avons examiné les progrès que des agriculteurs dans des pays comme le Libéria et la République Démocratique du Congo (RDC) ont accomplis en vue de rétablir leurs cultures. Cette semaine, l’article offre un aperçu du travail de restauration de l’industrie de la pêche dans la RDC, une source importante de nourriture et de revenus pour de nombreux Congolais. Bien que de nombreux pays africains cherchent à établir ou développer la pisciculture, les Congolais travaillent à rétablir les niveaux de production de l’avant-guerre pour satisfaire la demande locale. De même, ils espèrent rétablir leurs marchés de poissons côtiers.

Les articles suivants offrent deux autres exemples de la situation de la pisciculture après une guerre:
- Un article dans The Monitor qui provient de l’Ouganda: “Fish farming in Uganda provides income and food” (La pisciculture en Ouganda permet l’obtention d’un revenu et de la nourriture) http://www.wfp.org/english/?ModuleID=137&Key=1960 (en anglais seulement)

- Un article écrit par le Comité international de la Croix-Rouge qui provient du Congo-Brazzaville ” Former refugees producing cassava and fish galore ” (Des anciens réfugiés font la production de manioc et de poissons en abondance): http://www.icrc.org/Web/Eng/siteeng0.nsf/html/congo- Brazzaville-fonction-090807 (en anglais seulement)

Les articles suivants d’ARH examinent les défis et les progrès des petits agriculteurs qui travaillent à rétablir leurs terres et des revenus après un conflit:
- « Libéria: les producteurs de cacao tentent de recouvrer leurs moyens de subsistance suite à la guerre civile »(ARH # 32, août 2008)

- « République Démocratique du Congo: Les mines antipersonnelles menacent le retour des agriculteurs » (ARH # 14, mars 2008)

- « Afrique : la réintégration économique des ex-combattants grâce à l’agriculture » (ARH # 10, février 2008)

- « Liberia: Les agriculteurs reconstruisent le secteur agricole après la guerre civile » (ARH # 9, février 2008)
Si vous diffusez dans une région qui vient de sortir d’un conflit, les agriculteurs de votre région ont sûrement beaucoup d’histoires à raconter. Vous pouvez envisager de faire une émission à ligne ouverte, où vous pouvez demander aux agriculteurs dans votre région des questions telles que:
- Lorsque vous êtes revenus sur votre ferme, quelles sont les premières mesures que vous avez prises pour subvenir aux besoins alimentaires de votre famille?
- Avez-vous modifié vos pratiques agricoles depuis votre retour (par exemple, est-ce que l’agriculteur plante désormais des cultures vivrières afin d’avoir de la nourriture durant les moments difficiles)?
- Quelles difficultés avez-vous rencontrées - quels sont les défis auxquels vous continuez de faire face – suite à la reconstruction de votre ferme et votre entreprise agricole?
- Comment est-ce que votre communauté et/ou votre association d’agriculteurs travaille ensemble pour surmonter ces défis?

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11 au 13 Septembre 2008: Forum « Média & Développement » au Burkina Faso


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Quelles sont les principales considérations à envisager lorsque vous choisissez votre équipement d’enregistrement?

L’un des abonnés d’ARH, Mahesh Acharya, de l’Inde, nous a fait parvenir un guide sur la technologie pour les radios communautaires, préparé par les Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) en 2007. À la fin de 2006, le gouvernement de l’Inde avait fait la décision d’autoriser l’établissement de stations de radio communautaires dans le pays. Ce guide sur la technologie a été conçu pour répondre aux questions des futurs opérateurs de stations de radio sur le type de matériel nécessaire à la création d’une station communautaire.

Ce qui suit est un extrait du guide, décrivant les facteurs à prendre en considération avant de choisir une enregistreuse. Vous pouvez également vous référer au guide complet qui s’intitule CR: A user’s guide to the technology (RC : Un guide de l’utilisateur à la technologie), à l’adresse suivante : http://unesdoc.unesco.org/images/0015/001561/156197e.pdf (en anglais seulement)

1) Robustesse. Tout matériel que l’on déplace devrait être en mesure de prendre quelques coups sans arrêter de fonctionner: entrée et sortie de véhicules, voyages dans des autobus bondés, et grandes distances voyagées sont tous des situations auxquelles seront confrontées des bénévoles de la radio communautaire. Ainsi, l’équipement devrait être en mesure de résister à toutes ces situations. Vous verrez que les enregistreuses de type « Digital Solid State » Portables résistent bien à ces conditions, car elles ont très peu de pièces mobiles.

2) Résistance à l’humidité et la poussière. Plusieurs pièces dans certains appareils électroniques sont si sensibles qu’elles ne peuvent résister aux variations de température - par exemple de l’intérieur vers l’extérieur, ou du soleil à l’ombre. D’autres encore arrêteront de fonctionner facilement à cause des petites particules de poussière fine qui envahissent les villes et les zones rurales. Ainsi, les pièces mobiles de ses équipements doivent être nettoyées à plusieurs reprises. Ces pièces d’équipement ne peuvent pas faire partie de votre trousse d’enregistrement sur le terrain. Alors qu’un peu d’entretien est inévitable, l’équipement de terrain idéal ne doit pas être affecté par un peu de poussière et doit pouvoir résister à différentes variations de température.

3) Capacité d’adaptation et portabilité. En tant que radiodiffuseurs, bien que vous soyez sur le terrain, vous n’avez peut être pas le luxe de transporter différentes variétés d’équipements adaptés à différentes situations. L’équipement que vous utilisez doit donc donner de bons résultats dans toutes les situations et les conditions d’enregistrement que vous êtes susceptibles de rencontrer. (Cela signifie que le microphone doit pouvoir enregistrer des sons délicats ainsi que des sons durs, des voix ainsi que de la musique, et doit être capable de fonctionner dans un environnement bruyant ainsi que dans un environnement calme.) De plus, il faut toujours penser que, vous devez transporter cet équipement en tout temps donc il doit être raisonnablement léger, sinon, vous vous sentirez alourdis et fatigués par l’effort émis à le transporter.

4) Disponibilité de pièces de rechange et des accessoires. La plupart des équipements électroniques modernes sont beaucoup trop complexes pour s’attendre à ce qu’il y ait des personnes capables de les réparer partout où vous allez. Il faut donc toujours planifier d’acheter des enregistreuses pour lesquelles des pièces de rechange sont facilement disponibles dans la région où vous travaillez. Par exemple, il vaut mieux choisir une enregistreuse qui utilise des piles standards AA, AAA ou D au lieu des batteries qui ne sont pas facilement disponibles. De plus, si la disponibilité des enregistreuses numériques est un problème dans votre région, il vaut mieux choisir une enregistreuse à cassette au lieu d’un appareil MiniDisc ou DAT. (Bien sûr, ce n’est pas toujours un problème – les enregistreuses MiniDisk et DAT sont des appareils hautement réutilisables, du fait que les enregistrements peuvent être effacés et réutilisés à plusieurs reprises, augmentant ainsi le temps nécessaire avant l’achat de nouveaux équipements.)

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