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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

numéro 40

Chaleureuses salutations Ă  tous!

Dans le sondage pour les abonnés d’ARH que nous avons effectué tout récemment, nous avons constaté que la sécurité alimentaire est une préoccupation pour les lecteurs d’ARH ainsi que pour les auditeurs qu’ils déservent. Comme vous le savez, cette semaine a une importance symbolique pour la sécurité alimentaire. Le 16 octobre a été désigné par les Nations Unies comme la Journée mondiale de l’alimentation. L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) organisera un comité sur la faim dans le monde pour chercher des solutions politiques à l’actuelle menace de la sécurité alimentaire. En même temps, le mouvement paysan connu sous le nom de La Via Campesina réunira des petits exploitants agricoles lors de sa conférence internationale pour discuter de solutions conçues pour et par les petits agriculteurs.

Pour lire ce que la FAO est en train de faire pour souligner la Journée mondiale de l’alimentation, consultez la page Web: http://www.fao.org/getinvolved/worldfoodday/fr/. Pour plus de plus amples renseignements sur la conférence de La Via Campesina, visitez le site Web: http://www.viacampesina.org/main_fr/index.php?option=com_content&task=view&id=319&Itemid=1. Pour en savoir plus sur ce que les stations de radio communautaires et la société civile à travers le monde feront pour marquer l’occasion, consultez la section Événements à venir.

Cette semaine, les reportages d’ARH parlent de la vie quotidienne des agriculteurs qui produisent les aliments consommés à travers le monde. C’est temps de la récolte dans de nombreux pays africains, un moment où la saison des récoltes apporte fierté, joie, et récompense aux agriculteurs. Notre premier reportage donne un aperçu de quelques récoltes en cours, tandis que le deuxième article se penche sur comment la tendance croissante de l’agriculture urbaine est en train de changer le paysage d’une des plus grandes villes de l’Afrique. Enfin, nous avons une mise à jour sur la dernière flambée de la souche hautement infectieuse de la grippe aviaire, connue sous le nom de H5N1, en Afrique — un rappel que cette maladie demeure une menace.

Nous aimerions avoir des détails sur les émissions que vous diffuserez sur la question de la sécurité alimentaire pour souligner la Journée mondiale de l’alimentation ou dans le cadre de votre programmation régulière. S’il vous plaît partager l’approche de votre station de radio dans la couverture des questions de sécurité alimentaire en visitant le site Web d’ARH (http://farmradio.org/francais/hebdo/) et en y laissant une anecdote ou un commentaire dans la section des commentaires. Vous pouvez aussi envoyer un courriel à la rédactrice-en-chef, Heather Miller: hmiller@farmradio.org.

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Afrique: le temps des récoltes est une célébration du travail des agriculteurs (Wal Fadjri, Daily Trust, The Monitor)

2. Kenya : L’agriculture urbaine verdit la métropole (The East African, United Nations Integrated Regional Information Network)

3. Togo: 17000 volailles tuées dans la plus récente épidémie de grippe aviaire (United Nations Integrated Regional Information Network)

Évènement à venir

-16 Octobre 2008: l’AMARC recherche l’aide des radios communautaires pour souligner la Journée mondiale de l’alimentation

-16 Octobre 2008: Journée mondiale sans alimentation

Banque de ressources pour la radio

-Les histoires, les photos et les vidéos de la campagne HungerFree Women seront disponibles en ligne

Les actions de Radios Rurales Internationales

-Magazines radiophoniques: Journée mondiale de l’alimentation 2008

Le texte radiophonique de la semaine

-Le fumier : un travailleur magique et De l’engrais organique à portée de main

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1. Afrique: le temps des récoltes est une célébration du travail des agriculteurs (Wal Fadjri, Daily Trust, The Monitor)

Dans les rues de Dakar, des tas de pastèques signalent le début de la récolte. Ces fruits sucrés, enrobés d’une pelure verte, sont empilés dans le marché. À chaque coin de rue, il semble y avoir quelqu’un qui négocie le prix de ce fruit de saison.

Au cours d’un micro-trottoir, un journaliste sénégalais a demandé l’avis d’un homme qui s’apprêtait à acheter des pastèques. L’avide consommateur de pastèques résuma les sentiments de beaucoup de gens envers ce fruit. Il a dit qu’il aimait la pastèque car elle est juteuse, nutritive, et désaltérante.

C’est le temps de la récolte dans de nombreux pays africains. C’est une période très occupée pour les agriculteurs car ils rassemblent leurs cultures et doivent se préparer à les vendre ou à les stocker. C’est aussi un moment où la nourriture est particulièrement appréciée – que ce soit une pastèque sucrée et juteuse, un oignon savoureux ou un grain essentiel.

Dans l’état de Sokoto, situé dans le nord-ouest du Nigéria, les agriculteurs sont fiers de leur dernière récolte d’oignons. Le Nigéria est l’un des principaux producteurs d’oignons dans l’ensemble de l’Afrique sub-saharienne car il produit plus de 600000 tonnes de ce légume chaque année.

Les oignons de Sokoto sont particulièrement recherchés. Mallam Sani Hassan est l’un des milliers de cultivateurs d’oignons vivant dans l’état de Sokoto. Il explique que les oignons de Sokoto sont connus pour être brillants et de couleur rouge et violette. Tous les lundis et vendredis, la foire aux oignons de Kara, à Sokoto, bourdonne d’activités. Des véhicules sont stationnés à des endroits stratégiques dans le marché, prêts à charger et à transporter les oignons fraîchement récoltés vers différentes destinations, dans toutes les régions du pays. D’autres oignons seront transportés directement du champs pour être stocker. M. Hassan explique que les oignons peuvent être conservés pour une période de cinq mois s’ils sont empilés et recouverts d’un toit de paille.

Récolter, stocker, faire le marketing des produits et manger les aliments fraîchement récoltés sont des rituels bi-annuel dans la plupart des communautés agricoles. Mais, dans les zones où l’agriculture étaient précédemment impossible, en raison de conflits ou de conditions météorologiques extrêmes, cette saison de récolte a une signification particulière.

Le Northern Uganda Agricultural Centre a été créé pour rétablir la production de riz dans la région à la suite d’un conflit civil. Johansen Kim est le directeur du centre. Il a dit que la première récolte de riz a été récoltée, et a trouvé un marché. Certaines récoltes seront vendus en tant que semences à d’autres pays africains, poursuivant ainsi le cycle de production agricole.

Toujours à Dakar, d’autres cultures saisonnières telles que le maïs et l’arachide s’ajouteront aux pastèques sur le marché. Mais, les pastèques de la saison demeurent la récolte favorite. Badara Pouye est l’un des agriculteurs qui gardent les marchés remplis de pastèques. Pour sa part, il est reconnaissant pour l’enthousiasme des consommateurs envers la pastèque parce que cela lui permet de gagner un retour sur son investissement dans le peu de temps que les pastèques sont en saison.
Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur la saison des récoltes

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2. Kenya : L’agriculture urbaine verdit la métropole (The East African, United Nations Integrated Regional Information Network)

Dans un article publié dans le journal The East African, l’auteur Dagi Kimani décrit les images et les sons qu’évoquent l’agriculture urbaine à Nairobi:

Ces berges qui ne sont pas obstruées par des baraques de bidonville regorgent d’une éblouissante variété de légumes à différents stades de maturité. Dans les bidonvilles bondés, où l’espace est précieux, les résidents ont mis au point des méthodes ingénieuses pour cultiver des légumes. Par exemple, ils remplissent un sac avec de la terre et y font pousser des choux frisés et des épinards, en perçant plusieurs trous dans le sac. Même dans les banlieues relativement aisées, il n’est pas rare de se réveiller au son du coq. Une poule domestique peut fournir les œufs dont une famille a besoin.

L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture estime que 800000 personnes pratiquent l’agriculture urbaine, produisant environ 15% de la nourriture à l’échelle mondiale. Cette écologisation urbaine continue alors que de plus en plus de gens migrent vers les villes et les prix des denrées alimentaires augmentent.

Dans Kibera, à Nairobi, se trouve le plus grand bidonville d’Afrique. Un nouveau projet à Kibera démontre les effets transformateurs de l’agriculture urbaine tant sur le paysage que sur les agriculteurs.

Hussein Hassan cultive des épinards. En décembre 2007, le groupe de jeunes de M. Hassan était impliqué dans les émeutes qui ont suivi les élections présidentielles au Kenya. Mais aujourd’hui, les jeunes ont autre chose à faire de leur temps. Ils s’occupent d’un jardin de légumes sur une parcelle de terre d’un quart d’acre qui servait de dépotoire. Il dit qu’auparavant, il ne pouvait passer à travers cette zone. Elle était remplie d’ordures. Maintenant, des choux, des tomates, des épinards, des choux frisés, des citrouilles et des tournesols s’y épanouissent.

Récemment, le groupe a effectué une première récolte de choux. La récolte sert à la fois de nourriture et de revenus pour les jeunes.

Oramisi Augustin est le président de l’Initiative de la jeunesse de Kibera pour le développement communautaire, un organisme qui rassemble les groupes d’autosuffisance de Kibera. Il explique que la maladie, la criminalité et le chômage sont endémiques, donc le jardin semblait être une bonne solution. Cette solution offre un débouché aux jeunes qui choisissent de se réformer, tout en faisant le nettoyage et l’écologisation des terres négligées.

Le jardin est aussi devenu un projet-pilote visant à enseigner aux étudiants comment mettre en valeur ces terres négligées. M. Oramisi espère monter d’autres projets de ce genre dans d’autres parties du bidonville de Kibera, en remplaçant les déchets par des parcelles de légumes verdoyants.
Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur l’agriculture urbaine

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3. Togo: 17000 volailles tuées dans la plus récente épidémie de grippe aviaire (United Nations Integrated Regional Information Network)

Alphonse Tognizoun est éleveur de volailles à Agbata, dans le sud du Togo. Le 9 septembre dernier, la souche hautement infectieuse de la grippe aviaire, connue sous le nom de H5N1, a été détectée dans son village. Le village d’Agbata a été mis en quarantaine. À la fin du mois de septembre, quelques 17000 oiseaux sont morts à cause de la grippe aviaire ou ont dû être abattus afin de prévenir d’autres épidémies. M. Tognizoun a perdu 1000 oiseaux. Ce fut la dernière d’une série de flambées de grippe aviaire en Afrique de l’Ouest. Le virus H5N1 est arrivé en Afrique au début de l’année 2006, au Nigeria. Il a depuis été détecté au Bénin, en Égypte, ainsi qu’au Togo. Cette souche de la grippe aviaire en préoccupe plusieurs, car elle peut être transmise de l’oiseau à l’homme. À ce jour, plus de 240 personnes dans le monde sont mortes de la maladie.

L’hygiène de base peut stopper la propagation du virus H5N1. Les éleveurs devraient garder leurs volailles dans des zones clôturées et se laver les mains et laver leurs bottes après chaque visite dans le poulailler. Ils devraient soigneusement contrôler l’accès à leurs coopératives de volaille. Les enfants ne devraient pas être autorisés à jouer avec les volailles et les autres éleveurs de volaille ne devraient pas visiter le poulailler infecté.

L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture fournit en langage simple des conseils sur la prévention de la propagation de la grippe aviaire dans le texte suivant: http://www.fao.org/docs/eims/upload//241490/ai303f00.pdf

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