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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

numéro 42

Bonjour Ă  tous!

Cette semaine, nous sommes ravis d’accueillir 18 nouveaux abonnés africains à la communauté ARH. Les nouveaux abonnés sont : Lamoussa Robgo de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina au Burkina Faso; Solange Tshiloz de Radio Télé Deogracias en République démocratique du Congo; Charles Haskins de Sudan Radio Service au Kenya, Simeon B Mawindo du Malawi Teacher Training Activity, Marvin Hanke du Story Workshop et Hestern de Banda de Salephera Consulting Ltd, tous au Malawi; Gnouma Keita de la radio nationale du Mali; Adeshola Ayuba Ayinde du Lagos State University au Nigéria; Gordon Naidoo du Open Learning Systems Education Trust en Afrique du Sud. Nous voulons aussi souhaiter la bienvenue à neuf nouveaux abonnés tanzaniens qui ont récemment participé à une formation de l’Initiative de Recherche sur les radios rurales en Afrique.

Sawa Pius, un de nos correspondants, était occupé à couvrir des conférences portant sur les bananes et le miel en Afrique de l’Est pour ARH. Cette semaine, il a écrit un deuxième article à partir d’une conférence internationale sur la banane qui a eu lieu à Mombasa, au Kenya. Le texte porte sur la réintroduction des méthodes indigènes dans la gestion des ravageurs de la banane. (Pour lire le premier texte écrit par Sawa à partir de la conférence Banana 2008, consultez le lien suivant: http://farmradio.org/francais/hebdo/2008/10/27/1-la-transformation-de-bananes-change-des-vies-au-rwanda-ecrit-par-sawa-pius-pour-agro-radio-hebdo-a-mombasa-kenya/)

Dans la prochaine édition d’ARH, nous vous apporterons un autre texte écrit par Sawa sur des agriculteurs et des apiculteurs qui travaillent ensembles. Sawa a recueilli les informations dans cet article lors de la Honey Trade Expo 2008 qui s’est tenue à Kampala, en Ouganda. Cette semaine, nous vous apportons aussi d’autres histoires, dans la section Dépêche de nouvelles agricoles, qui intéresseront sûrement les agriculteurs et les pêcheurs.

Cette semaine, vous trouverez également un rapport spécial qui nous parvient du séminaire international sur les changements climatiques et l’agriculture durable, organisé par le CTA, qui s’est tenue à Ouagadougou, au Burkina Faso. Jean-Paul Ntezimana, de la Radio Salus au Rwanda et Gladson Makowa du Story Workshop au Malawi, ont été parrainés pour assister à ce séminaire après avoir remporté le concours d’écriture de textes radiophoniques sur les stratégies d’adaptation des agriculteurs africains aux changements climatiques de CTA-Radios Rurales Internationales. Les deux journalistes nous ont fourni leurs réflexions sur l’événement - et l’avenir des reportages scientifiques sur les changements climatiques en Afrique - dans la section Les actions de Radios Rurales Internationales.

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Kenya: les technologies de lutte contre les maladies de la banane (par Sawa Pius, pour Agro Radio Hebdo, Ă  Mombasa, Kenya)

2. Afrique: le président de l’Afrique du Sud déclare que les cultures qui sont utilisées pour produire des biocarburants ne doivent pas excéder les denrées alimentaires (BuaNews, Business Day)

3. Afrique de l’Est: les pêcheurs et les scientifiques sont pour une interdiction saisonnière de la pêche dans le lac Victoria (New Vision)

Évènement à venir

-17 au 28 novembre 2008: Forum virtuel sur la téléphonie mobile dans les zones rurales

Banque de ressources pour la radio

-L’Organisation de la Presse Africaine offre une base de données pleine de communiqués de presse

Les actions de Radios Rurales Internationales

-Des journalistes partagent leurs expériences après avoir participé à un séminaire sur les changements climatiques

Le texte radiophonique de la semaine

-Faire de la soupe est important

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1. Kenya: les technologies de lutte contre les maladies de la banane (par Sawa Pius, pour Agro Radio Hebdo, Ă  Mombasa, Kenya)

Les petits exploitants de l’ouest du Kenya recourent à leurs connaissances indigènes pour lutter contre des ravageurs tels que les nématodes, qui affectent principalement le secteur de la banane. Les agriculteurs utilisent des cendres de bois, de l’eau chaude et des légumes verts comme le Crotalaria ochroleuca. Ce légume est aussi appelé Mitoo dans la communauté Lughya. L’utilisation de ces méthodes aide les agriculteurs à réduire leur utilisation en produits chimiques, à promouvoir l’agriculture biologique et à accroître le rendement de leurs produits de ferme.

Habakku Khamala est un agriculteur du village de Shibuli, dans le district de Kakamega. Il élimine les nématodes en traitant les jeunes plants de banane avec de l’eau chaude. Les racines de la jeune plante sont presque entièrement coupées. Ensuite, l’eau est bouillie et on la laisse tiédir. La partie inférieure de la jeune plante est plongée dans l’eau chaude pendant 20 minutes. M. Khamala dit que cela étouffe et tue tous les nématodes sans nuire à la plante elle-même.

Répandre des cendres autour de la tige de la banane est une autre façon de tuer les nématodes. M. Khamala explique que lorsqu’il pleut, les cendres s’infiltrent dans le sol, tuant tous les nématodes.

Une autre méthode utilise le légume indigène Crotalaria ochroleuca, populairement appelé Mitoo dans la communauté Lughya, dans l’ouest du Kenya. Le Mitoo contient un poison, ce qui tue les nématodes, au contact. Les agriculteurs nettoient le pourtour de la tige de la banane et plantent le Mitoo à cette endroit. Le légume est facile à trouver et est une bonne source d’éléments nutritifs.

Une équipe de chercheurs de l’Université d’agriculture et de technologie Jomo Kenyata a travaillé à faire la promotion de ces technologies indigènes. Les chercheurs vont visiter des fermes, dans la matinée, pour inspecter les terres, identifier les bons insectes et faire la gestion des ravageurs.

M. Khamala souligne que ces méthodes à faible coût pour lutter contre les nématodes ne sont pas nouvelles. Ces méthodes ont été utilisées dans cette région pendant des années, depuis l’époque où les ancêtres de M. Khalama cultivaient des bananes saines. Les méthodes indigènes sont de plus en plus populaires aujourd’hui, étant donné que les agriculteurs modernes réalisent qu’elles fonctionnent bien.

Des écoles de connaissances indigènes de terrain facilitent la dissémination d’information. Il y a maintenant plus de 800 écoles de ce type dans les régions de Kakamega, Bungoma et Busia. Chaque école forme 24 agriculteurs.
Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur les connaissances traditionnelles

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2. Afrique: le président de l’Afrique du Sud déclare que les cultures qui sont utilisées pour produire des biocarburants ne doivent pas excéder les denrées alimentaires (BuaNews, Business Day)

Le président sud-africain s’inquiète du fait que les terres arables du continent sont accaparées par les multinationales pour la production de biocarburants. Kgalema Motlanthe a récemment mis ce problème en évidence en s’adressant à des dirigeants africains au cours du premier Extraordinary Summit of the African Peer Review Forum, au Bénin.

« Les grandes sociétés sont en mouvement dans le continent; elles achètent de grands terrains et développent des plantations et des usines pour la production de biocarburants, » a déclaré M. Motlanthe. Il est particulièrement préoccupé par le fait que les terres des principaux pays producteurs de grains sont détournées pour produire des biocarburants. « Cela peut vouloir dire moins de terres disponibles pour la production alimentaire, » a ajouté le président.

Les propos de M. Motlanthe reflètent les préoccupations de nombreux groupes d’agriculteurs et d’autres organismes de la société civile qui craignent que la demande croissante pour les biocarburants n’entraîne une diminution de la production alimentaire sur la plupart des terres fertiles en Afrique.

Toutefois, le président a ajouté, qu’en principe, il n’est pas contre les biocarburants. Il a précisé qu’à son avis, les projets de production de biocarburant doivent faire partie de stratégies de réforme des terres par les gouvernements africains et les peuples eux-mêmes.

La production de biocarburants a soulevé une controverse considérable en Afrique du Sud. L’an dernier, le gouvernement sud-africain a annoncé qu’il ne permettrait pas que le maïs soit utilisé pour la production de biocarburants. Quelques jours plus tard, toutefois, le gouvernement est revenu sur sa position, suite à des pressions exercées par les producteurs de maïs, qui voient la transformation du maïs en biocarburant comme un nouveau marché pour leurs cultures.

Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur les cultures utilisées pour produire les biocarburants

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3. Afrique de l’Est: les pêcheurs et les scientifiques sont pour une interdiction saisonnière de la pêche dans le lac Victoria (New Vision)

Walusimbi est pêcheur au « Ggaba Landing Site » du lac Victoria, dans le centre de l’Ouganda. Au fil des années, il a vu les stocks de poissons du lac augmenter et diminuer.

En moyenne, les réserves de perches du Nil du lac Victoria sont fortement en baisse. Mais, Walusimbi se souvient d’une époque d’abondance. Il y a dix ans, lorsqu’il y a eu une interdiction sur les exportations de poisson vers l’Europe, les poissons ont augmenté en taille et en quantité. Walusimbi est en faveur d’une interdiction saisonnière de la pêche dans le lac Victoria car il croit que l’interdiction pourrait mener au même résultat.

Une interdiction à court terme de la pêche a été proposée lors d’une conférence organisée par la Lake Victoria Fisheries Organization. La conférence a réuni des pêcheurs et d’autres parties prenantes issues du gouvernement et de l’industrie de la pêche, originaires du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie. Le déclin des réserves de perches du Nil a été le sujet principal à l’ordre du jour.

Selon la Lake Victoria Fisheries Organization, les réserves de perches du Nil ont diminué de plus de 500000 tonnes depuis 2001. Durant la même période, le nombre de pêcheurs sur le lac a augmenté de 50%. De plus en plus de pêcheurs ont commencé à utiliser des moteurs hors-bords et des filets maillants dans le but d’attraper plus de poissons.

L’organisme indique que le niveau total des réserves de perche du Nil a diminué en-dessous du niveau qui permettrait un rendement maximal durable. Dix usines de transformation de poisson ont été fermées à la suite de ses baisses de réserves.

Mukobe Isaac travaille avec l’Institut de recherche sur les ressources halieutiques. Il dit que l’interdiction saisonnière de la pêche empêcherait la surpêche dans le lac Victoria. M. Mukobe dit qu’il y aura plus de poissons dans le lac s’il demeure fermé durant la saison de reproduction. Une proposition sur l’interdiction de pêcher sera soumise au Parlement bientôt.

Walusimbi sait que l’interdiction saisonnière aura un coût pour les pêcheurs qui n’ont pas d’autre source de revenus, mais il estime que cette interdiction sera utile à long terme.
Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur l’interdiction saisonnière de la pêche

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