Sénégal: Des attrape-mouches peu coûteux pour sauver les récoltes de mangues (IRIN)
Date publiée: 3 dĂ©cembre 2007
Les cultivateurs de mangues de la Casamance, une rĂ©gion du SĂ©nĂ©gal au Sud de la Gambie, sont en train d’apprendre une mĂ©thode peu coĂ»teuse d’attraper et de tuer les mouches qui font ravages sur leurs rĂ©coltes.
La production de mangues est devenue particulièrement importante dans la rĂ©gion de la Casamance, suite Ă un conflit civil qui a laissĂ© une grande partie de ses terres agricoles truffĂ©es de mines. Les mines n’ont pas encore Ă©tĂ© enlevĂ©es, mais les vergers de mangues offrent aux agriculteurs une alternative. La production de mangues requiert beaucoup moins d’espace que les cultures traditionnellement cultivĂ©es dans la rĂ©gion tel que les arachides, la pastèque et le mil.
Au cours des quatre dernières annĂ©es, les manguiers de la rĂ©gion ont Ă©tĂ© dĂ©vasté par les mouches blanches, qui fixe leurs Ĺ“ufs dans les fruits qui murissent. Lorsque les Ĺ“ufs Ă©closent en larves, ils provoquent la pourriture des fruits et ceux-ci tombent au sol. C’est un problème que les agriculteurs travaillent Ă combattre avec des travailleurs agricoles du gouvernement ainsi que des organisations d’aide.
Au cours de la dernière saison de croissance, une technologie simple mais efficace a Ă©tĂ© testĂ©e. Des pièges qui attaquen et tuent ont Ă©tĂ© faits Ă partir de bouteilles d’eau recyclĂ©e et d’un mĂ©lange de mĂ©thyleugĂ©nol naturel - une substance qui attire les mouches - et un pesticide qui tue. Lors de l’essai, les attrape-mouches ont attirĂ© et tuĂ© environ 60 000 mouches, chacun en une dizaine de jours.
Les pièges fabriqués localement coûtent environ 6 dollars américains, soit 4 Euros chacun, par rapport aux attrape-mouches importés qui se vendent pour un maximum de 27 dollars américains, soit 18 Euros chacun.
C’est un soulagement pour les agriculteurs qui peuvent perdre jusqu’Ă 90 % de leurs rĂ©coltes de mangues Ă cause de la mouche blanche.
Ces vergers de mangues sont devenus la première source de revenus pour de nombreuses familles, qui ont durement été touché par des manques de nourritures à cause des faibles pluies. Ils sont aussi une des seules cultures qui poussent bien durant la saison des pluies.
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Ibou Goudiaby a cinq hectares de manguiers dans la rĂ©gion de la Casamance. Il dit que le nouveau piège permettra aux agriculteurs de rĂ©cupĂ©rer leurs plantations, qui sont leur seule source de revenus, en attendant que l’Ă©limination des mines se termine.
Les travailleurs agricoles du gouvernement et les organisations d’aide ont formĂ© le premier groupe d’agriculteurs Ă utiliser les nouveaux pièges Ă mouche blanche, qui sont peu coĂ»teux. Maintenant, ces agriculteurs forment d’autres producteurs de mangues. Ils vont commencer Ă utiliser les pièges prochainement, Ă©tant donnĂ© que les manguiers vont commencer Ă fleurir en janvier.
Les experts constatent que garder les plantations propres et exemptes de dĂ©bris est la première ligne de dĂ©fense contre la mouche blanche. Ils recommandent Ă©galement que les fruits qui tombent de l’arbre soient enterrĂ©s au moins 50 centimètres sous le sol, afin d’empĂŞcher toute larve prĂ©sente dans le fruit d’atteindre la surface.

