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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Numéro 2

Bonjour Ă  tous!

Nous sommes très heureux de vous prĂ©senter le deuxième numĂ©ro d’Agro Radio Hebdo! Nous sommes ravis que de plus en plus de personnes s’inscrivent Ă  ce nouveau service du RĂ©seau de Radios Rurales des Pays en DĂ©veloppement, et nous espĂ©rons que les nouvelles et les informations que vous trouverez ci-dessous vous aideront Ă  rĂ©pondre aux besoins de vos auditeurs. Nous voulons dire un très grand merci Ă  notre ami et partenaire Modibo Coulibaly au Mali pour avoir aidĂ© plus de 120 radios rurales Ă  travers l’Afrique de l’Ouest Ă  s’inscrire pour devenir membre du RĂ©seau et Ă  ARH lors d’un festival de la radio Ă  Bamako! Si vous connaissez d’autres personnes qui pourraient ĂŞtre intĂ©ressĂ©es par le service Agro Radio Hebdo, SVP parlez-leur de ce service! Nous invitons toutes les radios rurales et toutes les autres personnes qui sont intĂ©ressĂ©es par les informations que nous partageons Ă  s’inscrire gratuitement Ă  ARH.

La semaine dernière, alors que les dirigeants du monde s’étaient rĂ©unis lors d’une confĂ©rence de l’ONU pour dĂ©cider de ce qu’ils feront Ă  propos des changements climatiques, l’équipe d’Agro Radio Hebdo a eu l’occasion d’apprendre comment les agriculteurs dans diffĂ©rentes rĂ©gions d’Afrique doivent faire face Ă  ce phĂ©nomène. Des experts venant du Kenya, du Mali, et du Malawi ont dĂ©crit certaines des conditions mĂ©tĂ©orologiques changeantes auxquelles les agriculteurs doivent faire face : des saisons de pluies de plus en plus imprĂ©visibles, des tempĂ©ratures Ă  la hausse qui rendent les sols plus difficiles Ă  cultiver et des inondations dans des rĂ©gions oĂą il n’y en a jamais eu. Ils nous ont Ă©galement racontĂ© des histoires d’agriculteurs qui travaillent ensemble pour partager des connaissances et des techniques pour adapter leurs cultures Ă  ces nouvelles conditions. Nous partageons avec vous ces histoires dans un article (ci-dessous).

D’autres nouvelles histoires que nous vous proposons cette semaine montrent les différentes facettes des changements climatiques – notamment une mauvaise herbe qui pousse à des températures très élevées - et comment s’y adapter- par exemple, une nouvelle méthode pour réhabiliter les pâturages asséchés. Nous voulions également vous tenir à jour sur deux menaces à la sécurité alimentaire et les façons dont elles sont contrôlées – les criquets pèlerins au Kenya (et ailleurs) et la fièvre de la vallée du Rift au Soudan.

Chaque semaine, nous nous efforcerons de vous apporter des informations et des ressources qui sont Ă  jour, pertinentes et exactes. Cependant, nous avons besoin de vos commentaires parce que vous seuls pouvez nous dire si l’information vous est utile. Il y a deux manières très simples de nous dire ce que vous pensez:
1) Visitez le site Web d’ARH: www.farmradio.org/francais/hebdo/ et affichez un commentaire sous un article. La publication d’un commentaire est simple. Il suffit de cliquer sur le lien “Pas de commentaires”, ou “1 commentaire”, etc, et de remplir le formulaire de commentaire. (N’hĂ©sitez surtout pas Ă  faire le premier commentaire sur un article s’il n’a pas encore Ă©tĂ© commentĂ©!) Nous vous invitons Ă©galement Ă  utiliser la section commentaire pour partager d’autres nouvelles et informations avec vos collègues radiodiffuseurs ruraux.
2) Vous pouvez nous contacter directement avec vos suggestions, vos idées, et toute autre information à l’addresse : farmradioweekly@farmradio.org.

Nous espérons que vous apprécierez ce numéro d’ARH et nous attendons avec impatience de lire vos commentaires!

- L’Ă©quipe d’Agro Radio Hedbo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de nouvelles agricoles africaines

1. Afrique: la redécouverte des cultures traditionnelles aide les agriculteurs à faire face aux changements climatiques (Agro Radio Hebdo)

2. IndonĂ©sie: “Fonds d’adaptation” Ă  l’ordre du jour lors d’une convention des Nations Unies (Sources diverses)

3. Kenya: Le contrôle des pâturages peut réhabiliter les sols assèchés des prairies (Business Daily)

4. Zambie: Des mesures de contrôle sont prises pour détruire des mauvaises herbes (Inter Press Service)

5. Kenya: Le gouvernement se prépare à lutter contre les criquets pèlerins (Business Daily)

6. Soudan: la FAO travaille à contrôler la fièvre de la vallée du Rift dans les populations animales (Agro Radio Hebdo)

Évènements à venir

-18 Décembre - Radio 1812 marque la Journée internationale des migrants

La banque de ressources pour la radio

-Trousse de ressources sur les femmes et les micro-enterprises

-En direct de l’Afrique: Un guide pour les journalistes de la radio africaine

Les Actions du RRRPD

-Un coordonnateur du projet IRRRA contribue Ă  faire grandir le RĂ©seau en Afrique de l’Ouest

-Le RRRPD demande au gouvernement canadien de prendre des mesures contre les changements climatiques

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Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

Voici quelques nouvelles que vous aimerez peut-ĂŞtre partager avec vos auditeurs. Nous vous invitons Ă  les utiliser Ă  votre grĂ©, que ce soit de les lire directement sur les ondes, les adapter afin de mieux rĂ©pondre aux besoins de votre public, ou peut-ĂŞtre trouver des idĂ©es d’histoires que vous aimeriez recherche dans votre rĂ©gion. Si vous avez une idĂ©e pour un reportage qui peut intĂ©ressant pour d’autres organisations dans la communautĂ© d’Agro Radio Hebdo, veuillez envoyer un courriel Ă  Heather Miller au hmiller@farmradio.org.

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1. Afrique: la redécouverte des cultures traditionnelles aide les agriculteurs à faire face aux changements climatiques (Agro Radio Hebdo)

Les cultures traditionnelles comme le mil, le niébé et le sorgho peuvent aider les agriculteurs à maintenir leur sécurité alimentaire dans le contexte des changements climatiques, ont confié des experts à Agro Radio Hebdo.

Joshua Mukusya est un agriculteur du district de Machakos, au Kenya. Mamby Fofana est un agent de la gestion des ressources naturelles à Bamako, au Mali. Le Dr. Rachel Bezner Kerr est une chercheuse canadienne qui a passé 10 ans à travailler avec les agriculteurs dans le district de Mzimba, au Malawi. Tous trois se trouvaient à Ottawa, au Canada pour discuter de la manière dont les agriculteurs africains font face aux changements climatiques.

Ils ont décrit comment les agriculteurs dans leurs régions respectives se tournent vers les cultures traditionnelles, vu que les saisons de pluies deviennent de plus en plus imprévisibles.

Les cultures comme celles du maĂŻs ont Ă©tĂ© promues depuis l’Ă©poque coloniale, mais elles nĂ©cessitent des prĂ©cipitations rĂ©gulières. Les cultures traditionnelles sont gĂ©nĂ©ralement plus rĂ©sistantes et prennent moins de temps Ă  se dĂ©velopper, ce qui fait d’elles une source plus fiable de nourriture et de revenus.

Joshua Mukusya dit que le mil engendre des récoltes plus sures. Auparavant, il faisait la culture du maïs sur la majeure partie de ses sept hectares de champs. Maintenant, il cultive une variété de denrées, notamment le mil, le manioc et des légumes comme les tomates, les carottes et le chou.

M. Mukusya dit que le mil est plus rentable que le maïs, car il est résistant à la sécheresse et n’attire pas les charançons - un parasite du maïs. Il a également donné l’exemple du niébé, un type de haricot issu de la culture traditionnelle et susceptible d’assurer une certaine sécurité alimentaire car il pousse très rapidement. Après seulement deux semaines de pluie, on peut manger les feuilles du niébé et après un mois, les pois eux-mêmes peuvent être récoltés. En revanche, le maïs peut prendre plus de huit semaines pour pousser.

Des milliers d’agriculteurs dans trois districts du Kenya feront dĂ©sormais partie d’un mouvement que M. Mukusya a lancĂ© pour le partage des semences ainsi que des connaissances sur les cultures traditionnelles. Il dit qu’il se sent plus en sĂ©curitĂ© maintenant qu’il sait que sa famille aura toujours assez de nourriture.

Mamby Fofana vient d’une région du Sahel où les agriculteurs doivent depuis longtemps faire face à un climat difficile, sujet à la sécheresse. Il affirme que les cultures traditionnelles résistantes sont de plus en plus importantes maintenant que la saison des pluies est de plus en plus difficile à prévoir.

Les semences traditionnelles sont devenues résistantes à la sécheresse car elles se sont adaptées aux sols régionaux et aux conditions climatiques locales, explique M. Fofana. Il travaille avec une ONG qui encourage les agriculteurs à mettre de l’avant leurs meilleures variétés de semences traditionnelles afin de les multiplier et de les distribuer par l’intermédiaire des banques de semences que la communauté possède et exploite.

Le Dr Rachel Bezner Kerr dit qu’un intérêt dans la redécouverte et le partage des semences traditionnelles s’est également manifesté dans le nord du Malawi. Elle a travaillé dans le district de Mzimba, avec des agriculteurs qui font pousser du maïs sur leurs petits lopins de terre.

Des milliers d’agriculteurs de ce district ont commencĂ© Ă  faire pousser des lĂ©gumineuses comme les pois cajan et l’arachide parmi leur cultures de maĂŻs. Il existe Ă©galement un mouvement au sein des communautĂ©s d’agriculteurs pour retourner Ă  d’autres cultures traditionnelles telles le mil et le sorgho. Le Dr Bezner Kerr dit que les agriculteurs veulent redĂ©couvrir les cultures de l’époque de leurs grands-mères.

Beaucoup de cultures traditionnelles dont parlent ces experts apportent d’autres avantages: elles peuvent renforcer et fertiliser les sols, fournir une couverture aux autres cultures.

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2. IndonĂ©sie: “Fonds d’adaptation” Ă  l’ordre du jour lors d’une convention des Nations Unies (Sources diverses)

Un fonds d’adaptation pour aider les pays en dĂ©veloppement Ă  faire face aux changements climatiques est Ă  l’ordre du jour d’une convention des Nations Unies qui a lieu cette semaine en IndonĂ©sie.

Des reprĂ©sentants de plus de 180 pays sont rĂ©unis pour nĂ©gocier un plan pour lutter contre les changements climatiques. Yvo De Boer est le secrĂ©taire exĂ©cutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. De Boer affirme que l’un des objectifs de la prĂ©sente rĂ©union est de mettre en Ĺ“uvre le fonds d’adaptation.

Le fonds d’adaptation a Ă©tĂ© créé il y a 10 ans, dans le cadre du Protocole de Kyoto sur les changements climatiques. Le fonds a Ă©tĂ© conçu pour recueillir l’argent des pays les plus riches du monde - qui contribuent le plus aux changements climatiques - afin d’aider les pays en dĂ©veloppement Ă  faire face aux effets nĂ©gatifs des changements climatiques.

En particulier, le fonds d’adaptation a Ă©tĂ© conçu pour protĂ©ger et rĂ©habiliter les zones touchĂ©es par la sĂ©cheresse et la dĂ©sertification, particulièrement en Afrique, et pour aider les pays insulaires et cĂ´tiers Ă  faire face Ă  la montĂ©e des eaux.

Ă€ ce jour, environ 67 millions de dollars amĂ©ricains ont Ă©tĂ© collectĂ©s pour le fonds d’adaptation mais les fonds n’ont pas encore Ă©tĂ© attribuĂ©s. Des reprĂ©sentants de certains pays en dĂ©veloppement ainsi que des ONG impliquĂ©es dans la coopĂ©ration internationale veulent un plan qui assurerait des contributions rĂ©gulières Ă  ce fonds et la distribution rapide des fonds collectĂ©s.

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