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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Numéro 3

Bonjour Ă  tous!

Bienvenue au troisième numéro d’Agro Radio Hebdo. Nous espérons que vous appréciez ce nouveau service du Réseau de Radios Rurales des Pays en Développement - et nous espérons que cela vous aide dans vos efforts pour garnir les ondes de programmes intéressants.

Un de nos objectifs est de vous présenter de nouvelles histoires qui sont particulièrement pertinentes pour les petits agriculteurs. Au cours des dernières semaines, nous avons consulté de nombreux articles de la presse africaine sur la hausse des prix des céréales, en particulier en Afrique de l’Ouest. Nous avons donc demandé au journaliste Idy Sy Diop à Dakar, au Sénégal, de parler à des agriculteurs et d’évaluer comment ils sont touchés par cette tendance. Nous sommes heureux de vous présenter son reportage en exclusivité.

Alors que l’ONU a conclu sa conférence sur les changements climatiques, la semaine passée a également alimenté beaucoup de débats sur les opportunités et les menaces potentielles présentées par la demande croissante pour les biocarburants. Dans ce numéro, nous vous présentons une histoire qui reflète certaines des nouvelles voix dans ce débat. Dans les semaines et mois à venir, nous prévoyons vous offrir plus d’articles sur les questions liées à l’agriculture et les changements climatiques. Nous vous invitons à visiter le site Web d’ARH: http://farmradio.org/francais/hebdo/. Remplissez notre sondage et dites-nous quels sont les enjeux climatiques qui vous préoccupent le plus!

Nous avons aussi une histoire très spéciale pour vous cette semaine dans la Banque de Ressources pour la Radio. Cette histoire parle de la façon dont les agents de la station de radio communautaire Mudzi Wathu, dans le district de Mchinji, au Malawi, ont utilisé un lecteur MP3 pour garder leur programmation à l’antenne alors que leurs Studio-Transmetteur Links ne fonctionnaient plus. Si vous avez une histoire intéressante que vous aimeriez partager avec la communauté ARH, SVP enoyez un courriel à farmradioweekly@farmradio.org et il nous fera un plaisir de partager votre histoire dans le prochain numéro d’ARH!

Enfin, nous tenons à dire un salut tout particulier à tous ceux qui célébreront l’Aïd al-Adha cette semaine. Joyeux Aïd! Et bonne lecture à tous!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Afrique de l’Ouest: La hausse des prix des céréales est bien accueillie par les agriculteurs, mais suscite des inquiétudes chez les autorités, Par : Idy Sy Diop pour ARH à Dakar
2. Afrique: les promesses et les dangers potentiels des biocarburants (Diverses sources)
3. Bénin : L’arbre Moringa oleifera aide les personnes vivant avec le VIH a retrouver des forces (Agro Radio Hebdo, AFP et All Africa)
4. Ouganda: des coquilles d’œufs peuvent être une source de calcium et de profits (Le Moniteur)

Évènement à venir

-18 au 21 Mai 2008 - Forum des femmes Leaders Chef d’Entreprises Africaines
-3 au 5 septembre 2008 - World Agricultural Forum

Banque de ressources pour la radio

-Un lecteur MP3 garde la station de radio communautaire Mudzi Wathu sur les ondes
-Des fichiers audio gratuits disponibles sur le site Web de la FAO

Les actions du RRRPD

-La nouvelle pochette du RRRPD est axée sur la santé des femmes rurales
-Félicitations à Pacôme Tomètissi de ReJPoD!

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Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

Vous êtes invités à utiliser les articles ci-dessous de la façon qui convient à votre organisation. Vous pourriez avoir envie de lire l’un ou plusieurs des articles directement à l’antenne, de les adapter pour être plus pertinents pour votre public, ou tout simplement de les utiliser pour des idées de reportages locaux. Si vous utilisez un des articles dans la dépêche de nouvelles agricoles africaines, nous aimerions le savoir! S’il vous plaît laisser un commentaire sur site web d’ARH en ligne ou par courriel à farmradioweekly@farmradio.org.

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1. Afrique de l’Ouest: La hausse des prix des céréales est bien accueillie par les agriculteurs, mais suscite des inquiétudes chez les autorités, Par : Idy Sy Diop pour ARH à Dakar

Suivant une tendance notée sur les marchés à l’échelle mondiale, les prix des céréales en Afrique de l’ouest connaissent une hausse relative dans certains pays, et ceci en dépit d’une production à la hausse.

Les producteurs de riz dans la vallée du fleuve Sénégal, qui viennent de commencer la collecte de leurs récoltes pour 2007-2008 ont noté la hausse des prix avec satisfaction.

Djiby Diaw, le responsable d’une association d’agriculteurs dans la vallée du fleuve Sénégal, a déclaré à Agro Radio Hebdo que les tendances sont prometteuses et les rendements sont normaux .

Il dit que le prix du riz non décortiqués varie actuellement entre 9000 et 10 000 FCFA (jusqu’à 22 dollars Américains ou 15 Euros) par sac de 85 kg. C’est presque le double de ce que les agriculteurs recevaient les années précédentes, lorsque les prix se situaient entre 5000 et 6000 FCFA (jusqu’à 13 dollars Américains ou 9 Euros).

M. Diaw explique que les agriculteurs de sa région ne connaissent pas toutes les raisons pour lesquelles les prix des céréales ont augmenté, mais ils seront heureux si les prix restent élevés.

Les chiffres fournis par le gouvernement du Burkina Faso montrent que les prix ont augmenté plus modestement dans certaines provinces: une hausse de 22 % pour le maïs blanc, 12 % pour le sorgho et 11 % pour le mil.

Toutefois, les autorités affirment que ces augmentations de prix ont eu lieu uniquement dans les provinces où les déficits de production ont été signalées.

Salife Diallo est le ministre burkinabé de l’Agriculture. Il a accusé les commerçants véreux d’être à l’origine des augmentations dans les provinces où la production céréalière est suffisante.

Les gouvernements du Sénégal et du Burkina Faso sont préoccupés par ces augmentations. Des prix plus élevés peuvent rendre les céréales cultivées localement inaccessibles aux pauvres, surtout à un moment où les prix des céréales importées telles que le riz et le blé, en particulier, ne cessent de grimper.

Selon les derniers chiffres fournis par le Comité inter-état de lutte contre la sécheresse au Sahel (dont la plupart des pays ouest-africains sont membres), la production céréalière en 2007 s’élève à environ 15 millions de tonnes, soit une hausse de près de 17% comparée à la moyenne des 5 dernières années.

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2. Afrique: les promesses et les dangers potentiels des biocarburants (Diverses sources)

Alors que le coût des combustibles fossiles et les inquiétudes quant aux changements climatiques augmentent, la demande pour les biocarburants - ou carburants fabriqués à partir de produits végétaux et autres biomasse - ne cesse d’augmenter aussi. Les gouvernements et les sociétés de nombreux pays africains investissent dans des machines pour le traitement en combustible des cultures telles que le maïs, le sorgho, la canne à sucre et le jatropha, dans l’espoir de générer de meilleurs moyens de subsistance et des profits. Mais de sérieuses inquiétudes ont été soulevées quant à la production de biocarburants, en particulier qu’elle pourrait mener à des pénuries alimentaires, par le détournement des terres agricoles de la production alimentaire vers la fabrication de carburants.

Le point crucial de cette question a été soulignée récemment en Afrique du Sud. Citant des problèmes de sécurité alimentaire, le gouvernement sud-africain a annoncé qu’il n’autoriserait pas que le maïs soit utilisé pour produire des biocarburants. Quelques jours plus tard, le gouvernement est revenu sur sa position suite à des pressions excersées par les producteurs de maïs.

Du point de vue des agriculteurs, la transformation des biocarburants présente un nouveau marché pour leurs cultures. En Afrique du Sud, l’utilisation du maïs pour les biocarburants est considéré comme un plan de secours pour des agriculteurs qui ont du mal à faire des profits car leurs récoltes excédentaires ont bassé les prix du maïs depuis quelques années. Le gouvernement indique maintenant que, tant que les agriculteurs peuvent répondre à la demande alimentaire intérieure pour le maïs, les cultures excédentaires peuvent être vendus pour la transformation en biocarburants.

Il n’est cependant pas clair si l’agriculteur moyen bénéficiera de la production de biocombustible, ou si seules les sociétés ou individus avec de grandes plantations pourront en profiter. Une initiative au Mozambique qui transforme la chair de noix de coco en biodiesel a démontré comment il peut être difficile pour les petits agriculteurs de fournir une vaste usine de transformation de carburant.

Une centrale équipée pour traiter jusqu’à 5000 litres de biodiesel par heure a été ouverte à proximité de la capitale, Maputo, en août dernier. Mais, l’usine reste inactive parce que les agriculteurs locaux ne peuvent pas fournir suffisamment de chair de noix de coco de qualité. Comme l’explique Anna Lerner, une consultante avec la South African Development Community’s Programme de valorisation de la biomasse, les petits agriculteurs n’ont souvent pas les infrastructures nécessaires pour récolter et préserver correctement leurs cultures afin de les transformer en biocarburants.

De nombreux partis intéressés sont inquiets que les petits agriculteurs, dans l’impossibilité de participer à ce nouvel engouement pour les biocarburants, peuvent effectivement être forcés de quitter les terres les plus fertiles.

Mais, il y a aussi de grands espoirs pour le biocarburant fait à partir de graines d’une plante appelée Jatropha. Le Jatropha a été identifiée comme l’une des meilleures plantes de production de biocombustibles et il peut pousser sur des terres impropres à la plupart des cultures vivrières. Un projet pilote dans les provinces de l’est du Kenya teste le potentiel du Jatropha pour aider les agriculteurs à générer des revenus sur des terres semi-arides. Quelques 950 agriculteurs apprendront à cultiver le Jatropha et le transformer dans le cadre de ce projet.

Pendant ce temps, les analystes regardent les tendances mondiales dans la production de biocarburants. Ils en concluent que la forte augmentation de la demande pour les biocarburants aura nécessairement des répercussions sur les prix des produits alimentaires. Siwa Msangi est chercheur à l’International Food Policy Research Institute. Il croit que la nourriture et le prix du carburant seront étroitement liée à l’avenir, et que, lorsque les prix de l’énergie augmenteront, les prix des produits alimentaires augmenteront aussi. M. Msangi affirme que cette situation nuit à la cause des pauvres qui, en moyenne, consacrent plus de la moitié de leur revenu à la nourriture, mais génèrent peu de la demande de carburant.

Dr. Shem Arungu Olende est le secrétaire général de l’Académie africaine des sciences. Il met en garde que si la production de biocarburants pourrait stimuler la croissance dans l’agriculture et le développement rural, il n’y a aucune garantie que la nouvelle industrie aura un impact positif. Dr. Arungu Olende fait valoir que les gouvernements africains doivent développer des politiques volontaristes qui tiennent compte de la nécessité à la fois pour la nourriture et le combustible, afin d’éviter un conflit entre ces deux intérêts.

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