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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Numéro 5

Bonne année à toutes et à tous!

Nous sommes heureux de vous présenter le premier numéro d’Agro Radio Hebdo pour l’année 2008! Nous sommes aussi heureux qu’en l’espace des quelques semaines écoulées depuis que nous avons lancé le service de nouvelles et d’informations ARH et que nous avons créé la communauté ARH, plus de 100 abonnés à travers l’Afrique sub-saharienne se sont joints à nous. Nous avons déjà reçu des commentaires de certains d’entre-vous sur certains des aspects d’ARH qui vous aident à informer et divertir vos auditeurs. Nous attendons avec impatience de collaborer plus étroitement avec vous au cours de la nouvelle année!

Nous savons néanmoins que le début de cette année amène avec elle de nombreux défis dans des régions où les partenaires du RRRPD et les membres de la communauté ARH travaillent et vivent. Les inondations dans certaines régions d’Afrique australe et les violences post-électorales au Kenya ne sont que deux des difficultés qui ont été rapportées dans les médias. Mais il y a de nombreuses autres difficultés non rapportées qui continuent à affecter beaucoup de vies. C’est notre souhait sincère que 2008 vous apporte paix, santé et bonheur.

Nous espérons que vous apprécierez la lecture de ce numéro d’ARH. Si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous invitons à visiter notre site en ligne à l’adresse: http://farmradio.org/francais/hebdo/. Sur le site, vous trouverez des indications vous permettant de naviguer à travers le numéro actuel et les parutions passées, de commenter et discuter chaque article de nouvelles et d’information, et de répondre à notre sondage hebdomadaire. Nous espérons que cet espace permettra de favoriser une communauté en ligne où vous pouvez échanger des idées, des ressources, et peut-être quelques rires avec d’autres personnes qui partagent les joies et les luttes de la radio rurale en Afrique. Cette semaine, Olivier Niaux, qui a fait un stage dans la Réserve de Biosphère de la Boucle du Baoulé (au Mali), a entamé une discussion sur les façons de gérer la destruction des mauvaises herbes Mimosa pigra. Aussi, le sondage d’ARH pose la question suivante: Quelles questions relatives à l’agriculture et aux changements climatiques intéressent le plus vos auditeurs?

Nous avons hâte d’entendre vos commentaires et de nous familiariser avec de nouvelles perspectives à travers vos discussions et vos débats sur le site Web! Vous pouvez toujours nous contacter directement avec vos idées ou vos contributions par courriel à l’adresse : farmradioweekly@farmradio.org.

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de nouvelles agricoles africaines

1. Afrique australe: les inondations créent des risques pour la santé et les cultures (United Nations Integrated Regional Information Network, AllAfrica.com)
2. Ouganda: les pĂŞcheuses brisent les traditions (Nouvelle Vision)

Évènements à venir

-26 janvier 2008 - Journée d’action: «Un autre monde est possible »

Banque de ressources pour la radio

-One World Radio Africa offre un forum d’échange audio

Les actions du RRRPD

-« Adaptation aux changements climatiques en feuilleton! », un atelier pour la production d’un nouveau feuilleton radiophonique, s’est tenu à Abuja.

Le texte radiophonique du RRRPD de la semaine

-Mettre fin à l’excision

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Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

Vous êtes invités à utiliser les articles ci-dessous de la façon qui convient à votre organisation. Vous pourriez avoir envie de lire l’un ou plusieurs des articles directement à l’antenne, de les adapter pour être plus pertinents pour votre public, ou tout simplement de les utiliser pour des idées de reportages locaux. Si vous utilisez un des articles dans la dépêche de nouvelles agricoles africaines, nous aimerions le savoir! Veuillez donc, s’il vous plaît, laisser un commentaire sur le site web d’ARH ou par courriel à farmradioweekly@farmradio.org.

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1. Afrique australe: les inondations créent des risques pour la santé et les cultures (United Nations Integrated Regional Information Network, AllAfrica.com)

Des pluies exceptionnellement fortes ont provoqué des inondations dans de nombreuses régions d’Afrique australe et, selon les prévisions météorologiques, ces précipitations vont persister dans toute la région jusqu’en février. Alors que les inondations ont contraint des milliers de personnes à fuir leurs terres en Zambie et au Zimbabwe, l’Organisation mondiale de la santé craint que des flambées de choléra et des taux élevés de transmission du paludisme suivront. Un excès de pluies peut également nuire aux cultures. Cette saison des pluies plus lourde que d’habitude est due à un phénomène climatique connu sous le nom de la Niña, qui entraîne une modification de la température sur l’océan Pacifique et modifie les conditions météorologiques dans de nombreuses parties du monde. Elle est également la dernière d’une série de pluies inhabituelles auxquelles les Africains ont dû faire face ces derniers mois.

La Zambie et le Zimbabwe ont connu la plus désastreuse pluie diluvienne jusqu’ici.
Au Zimbabwe, plus de 1000 familles d’agriculteurs de la province de Mashonaland Central ont perdu leur foyer et leur bétail à cause des inondations. En Zambie, au moins 1000 familles des provinces du sud ont dû quitter leurs terres. On signale également des inondations au Mozambique et en Afrique du Sud, qui ont forcé les gens à quitter leurs terres ou les autorités à fermer les routes et les trains, laissant certaines personnes dans les zones rurales sans nourriture et autres fournitures.

Les pluies ont détruit d’innombrables acres de terres dans les zones les plus durement touchées par les inondations. Cependant, même dans les secteurs qui n’ont pas été inondés, des cultures ont été endommagées par la surabondance de pluies. Selon le journal d’État du Zimbabwe, la plupart des cultures présentent maintenant des signes de carence en azote dans les sols à cause des excédants d’eau.

Ceux qui vivent dans les zones qui reçoivent de fortes précipitations sont également invités à prendre des mesures pour se protéger et protéger leur famille contre les maladies associées aux inondations et à un taux d’humidité élevé. Sam Nyoni est l’inspecteur de la santé pour la région Mazabuka de la Zambie, où les inondations ont détruit de nombreuses maisons et latrines. Il a averti les habitants que de bonnes pratiques sanitaires, telles que l’utilisation de latrines, seraient nécessaires pour prévenir des épidémies de choléra. Nyoni suggère que les villageois commencent à construire un système de drainage et des maisons en ciment.

La forte humidité, les précipitations et les inondations peuvent également créer des conditions qui favorisent la reproduction des moustiques et peuvent entraîner une augmentation de la transmission du paludisme. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) exhorte donc les gouvernements à travers le sud de l’Afrique à distribuer des moustiquaires imprégnées d’insecticide et à faire des stocks de médicaments antipaludéens dans les centres de santé. L’OMS encourage aussi les gens à profiter de ces ressources pour réduire leur risque.

Entre-temps, certaines parties de l’Afrique de l’Est continuent de travailler pour lutter contre une menace à l’agriculture causée par l’augmentation des précipitations: les criquets pèlerins. L’utilisation contrôlée de pesticides a contribué à lutter contre les criquets au Kenya. Certaines parties de l’est de l’Éthiopie et du sud du Soudan restent exposées au risque de criquets pèlerins, qui peuvent rapidement détruire des cultures et la végétation des plaines.

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2. Ouganda: les pĂŞcheuses brisent les traditions (Nouvelle Vision)

Certaines femmes brisent les traditions de la pêche afin d’obtenir une meilleure part des profits. En Ouganda, dans les communautés de pêcheurs vivant le long du lac Victoria, les rôles de genre traditionnels ont longtemps empêché les femmes de posséder des bateaux ou de pêcher.

Traditionnellement, seuls les hommes possédaient des bateaux et d’autres engins de pêche afin de collecter les poissons du lac. Les femmes achetaient les poissons, qu’elles nettoyaient, préparaient et vendaient.

Au cours des dernières années, les femmes ont légalement obtenu le droit de posséder des bateaux, mais les croyances traditionnelles restent un obstacle. Une croyance traditionnelle considère que les femmes portent malheur si elles vont à la pêche. La croyance que les femmes n’ont pas la force physique nécessaire pour transporter des bateaux ou ranger des filets persiste également. Les groupes de femmes travaillent à changer cette situation.

Sur un site d’amarrage sur la côte nord du lac Victoria, le Katosi Women Fishing Development Association aide les femmes à obtenir des prêts pour acheter des bateaux, des filets et des moteurs, et à exiger l’égalité des droits de pêche sur les eaux.

Margaret Nakyejjwe figure parmi le nombre croissant de femmes ougandaises qui possèdent des bateaux. Elle a vendu une partie de sa terre pour acheter des bateaux et emploie maintenant des hommes pêcheurs. Mme Nakyejjwe paie ses employés masculins en partageant la récolte de poissons avec eux.

Selon le Plan stratégique du secteur de la pêche du gouvernement ougandais, environ 70% du commerce poissonnier est réalisé par des femmes - mais les pêcheurs en tirer de meilleurs profits. Les femmes impliquées dans l’industrie de la pêche sont généralement veuves ou séparées - un groupe vulnérable. Des pressions sont régulièrement exercées sur les femmes qui ne possèdent pas d’actif de pêche afin qu’elles aient des relations sexuelles avec les pêcheurs en échange d’un approvisionnement constant en poissons qu’elles préparent ou qu’elles revendent, même si les stocks de poissons sont faibles.

À cause de ces relations et rôles traditionnels, les femmes reçoivent moins d’avantages financiers dans l’industrie de la pêche, même si elles jouent un rôle plus important. Elles sont aussi plus à risque d’infections transmises sexuellement, y compris le VIH.

Selon le Plan d’action pour l’élimination de la pauvreté du gouvernement ougandais, la tendance qui permet l’épanouissement des femmes dans l’industrie de la pêche peut aussi bénéficier à l’ensemble des ménages dans les communautés de pêcheurs. Il est prouvé que les ménages où les femmes sont directement impliquées dans la pêche sont mieux lotis parce que les femmes sont plus susceptibles d’épargner et d’investir leurs gains.

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