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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

numéro 6

Bonjour Ă  tous!

Bienvenue à la sixième édition d’Agro Radio Hebdo! Nous vous remercions tous pour votre adhésion à la communauté ARH et nous espérons que les reportages et les ressources que nous vous proposons vous sont utiles. Un merci spécial aux abonnés d’ARH qui nous ont soumis des commentaires dans nos premières semaines d’opération. Nous vous écoutons avec attention et travaillons à l’amélioration d’ARH pour mieux répondre à vos besoins!

Aaron Kah de Radio Aabakwa FM à Bamenda, au Cameroun, a écrit: «Le contenu d’ARH est très important pour l’agriculture en Afrique, même si les pratiques peuvent différer légèrement…. S’il vous plaît, présentez des histoires des régions rurales de l’Afrique et surtout des histoires reliées à la vie des agriculteurs, comme des témoignages. » Nous travaillons à obtenir des témoignages de la part des agriculteurs directement touchés par les questions de l’actualité. Cette semaine, nous avons un rapport spécial du correspondant d’ARH, Idy Sy Diop, de Dakar, au Sénégal, qui a parlé à des agriculteurs à propos de leurs préoccupations face à la proposition des accords de partenariats économiques avec l’Europe.

Greg Modes Tus, de l’African Radio Drama Association, au Nigéria, a dit que ce nouveau service du RRRPD « crée une prise de conscience sur les dernières nouvelles agricoles et sur les changements climatiques à travers le monde en général et le continent africain en particulier. » Dans les semaines et mois à venir, nous prévoyons vous présenter plus d’articles sur la façon dont les agriculteurs sont touchés par les changements climatiques et comment ils y font face. S’il vous plaît, prenez quelques minutes pour répondre au sondage sur le site Web d’ARH (http://farmradio.org/francais/hebdo/): “Quelles questions relatives à l’agriculture et aux changements climatiques intéressent le plus vos auditeurs?” Cela nous aidera à ordonner les questions qui vous intéressent et à prioriser nos recherches afin de vous présenter des histoires pertinentes dans les prochaines éditions.

Nous espérons recevoir vos commentaires, chers membres de la communauté ARH, afin de continuer à améliorer le service! Nous aimerions savoir comment vous utilisez Agro Radio Hebdo dans votre organisation. Nous souhaitons aussi recevoir vos idées d’histoires et de ressources à inclure dans les prochains numéros. Vous pouvez toujours nous contacter par e-mail à farmradioweekly@farmradio.org.

Bonne semaine!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Sénégal : Les agriculteurs craignent que les Accords de Partenariat Économique avec l’Europe compromettent leurs moyens de subsistance. Par : Idy Sy Diop, pour Agro Radio Hebdo, à Dakar
2. Nigéria: Les agriculteurs testent les meilleures variétés de mil pour des conditions sèches (allAfrica.com)
3. Burundi : Les produits chimiques toxiques menacent la santé humaine et l’environnement (Syfia Grands Lacs)
4. Ouganda: Une machine qui décortique l’arachide réduit le temps de production et augmente les profits (New Vision et Agroinnovations Podcast)

Évènement à venir

-11 au 15 Août 2008- OURMedia 7: l’identité, l’inclusion, l’innovation

Banque de ressources pour la radio

-Utilisation de la radio pour aider les communautés à parler

Les actions du RRRPD

-ARH planifie une série sur les conflits et l’alimentation

Le texte radiophonique du RRRPD de la semaine

-Comparer les variétés de récoltes : aller lentement mais sûrement

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Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

Vous êtes invités à utiliser les articles ci-dessous de la façon qui convient à votre organisation. Vous pourriez avoir envie de lire l’un ou plusieurs des articles directement à l’antenne, de les adapter pour être plus pertinents pour votre public, ou tout simplement de les utiliser pour des idées de reportages locaux. Si vous utilisez un des articles dans la dépêche de nouvelles agricoles africaines, nous aimerions le savoir! Veuillez donc, s’il vous plaît, laisser un commentaire sur le site web d’ARH ou par courriel à farmradioweekly@farmradio.org.

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1. Les agriculteurs craignent que les Accords de Partenariat Économique avec l’Europe compromettent leurs moyens de subsistance.

Par : Idy Sy Diop, pour Agro Radio Hebdo, Ă  Dakar

Le Sénégal est engagé dans une campagne nationale contre les Accords de Partenariat Économique, ou APE, proposés par l’Europe à l’Afrique. Soutenues par le gouvernement national, qui a refusé de signer les APE avant la date limite du 31 décembre 2007, plusieurs organisations sénégalaises sont descendues dans la rue le 9 janvier pour protester contre les APE. Parmi les dirigeants de la lutte anti-APE sont des agriculteurs qui se sentent menacés par une invasion des marchés locaux par des produits agricoles étrangers.

Aziz Badji est un agriculteur à Ziguinchor, au sud du Sénégal, une région riche sur le plan agricole, en raison de ses sols fertiles et de son climat pluvieux. Comme beaucoup d’autres fermiers, Aziz estime que les APE sont une grave menace pour les fruits et le riz qu’il cultive.

Par exemple, M. Badji déclare que même sans APE, une très petite part de sa production de mangues peut accéder aux marchés européens. Toutefois, il dit qu’il fait face à une vive concurrence des fruits importés d’Europe.

Les militants disent que les APE vont donner aux agriculteurs européens un libre-accès aux marchés d’Afrique et que la production locale sera par conséquent submergée. Dans le cas du Sénégal, les petits agriculteurs disent que la liste des produits menacés est longue et comprend de nombreuses variétés de légumineuses, d’oignons, de pommes de terre, de tomates, de produits laitiers, de viande blanche, de viande rouge et de riz.

Baba Ngom est le secrétaire général du Cadre national de concertation des Ruraux, une coalition nationale d’organisations de la zone rurale qui milite aussi contre les APE.

M. Ngom a expliqué que bien que la population agricole de l’Europe soit petite, elle possède de grands moyens, de meilleurs équipements, et bénéficie d’importantes subventions. « Aucun agriculteur sénégalais ne peut rivaliser avec cela, a-t-il dit ». Avec un véritable humour d’agriculteur, M. Ngom a confié à Agro Radio Hebdo qu’il ne peut y avoir de juste course entre une grenouille et un vélomoteur. Le résultat est connu d’avance…

El Hadji Malick Sow élève des bovins à Keur Massar dans la banlieue de Dakar. Il a les mêmes inquiétudes quant à la menace à laquelle il doit faire face avec l’importation de viande et de produits laitiers en provenance d’Europe. Toutefois, il reconnaît également que les APE pourraient aider à réduire les taxes douanières et donc à maintenir les prix de certains équipements agricoles raisonnablement bas.

Les mêmes préoccupations ont été soulevées par Mamadou Ba. Il cultive des oignons dans la région des Niayes, près de Dakar, qui a une forte concentration d’exploitations de fruits et de légumes. Cette région produit environ 35 000 tonnes d’oignons – soit un tiers de la production annuelle du Sénégal. M. Ba se plaint que les Européens sont déjà en concurrence avec eux dans ce marché et les producteurs locaux devront peut-être commencer à réduire leur production. Avec les APE, ce sera encore plus grave, soutient-il.

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3. Burundi : Les produits chimiques toxiques menacent la santé humaine et l’environnement (Syfia Grands Lacs)

Nestor Ntangorane est cultivateur au Burundi. Il dit que les produits toxiques comme le DDT l’ont toujours aidé à protéger ses récoltes et que les gens qui veulent interdire leur utilisation sont ses ennemis.Beaucoup de petits agriculteurs au Burundi ont régulièrement recours aux pesticides hautement toxiques pour protéger leurs récoltes de maïs, d’haricots et de petits pois des charançons, et pour traiter le coton et les plantations de café. Certaines personnes pensent que les initiatives prises par le gouvernement burundais et les Nations Unies pour mettre fin à l’utilisation du DDT et plusieurs autres pesticides hautement toxiques est une menace pour leurs moyens de subsistance.

Le Burundi a signé un traité international visant à protéger la santé humaine et l’environnement contre les pesticides connu sous le nom de polluants organiques persistants- des produits chimiques toxiques qui restent dans l’environnement pendant de longues périodes, qui s’accumulent dans les tissus humains et animaux, et qui parcourent de longues distances à partir de leur point d’utilisation. Le gouvernement a interdit l’utilisation du DDT en 1984.

Toutefois, le Burundi n’a toujours pas de lois réglementant la vente des pesticides. Les produits toxiques comme le DDT sont vendus en cachette au marché central de la capitale burundaise, Bujumbura.

Amissi Hamimou est un expert du ministère de l’Agriculture et de l’élevage au Burundi. Il dit que les petits agriculteurs préfèrent ses produits toxiques aux insecticides modernes et moins dangereux car ils coûtent moins chers.

L’association burundaise des consommateurs exige le retrait de ces produits et le recours à des produits moins nocifs. Le responsable de l’hygiène au ministère la santé publique au Burundi recommande aux agriculteurs d’utiliser des produits de substitution tels que les pyréthrinoïdes de synthèse - des produits chimiques similaires aux pyréthrines naturelles produites par certaines fleurs du pyrèthre ou les chrysanthèmes.

Salvador Kaboneka est agronome pour l’organisation des Nation Unies pour l’alimentation et l’agriculture ou FAO. Il dit que la FAO compte mener une campagne de sensibilisation auprès de la population sur le bien-fondé de l’utilisation de produits moins nocifs afin de décourager les marchands fraudeurs qui commercialisent encore le DDT.

Le DDT figure sur la liste des 12 produits chimiques dans la Convention de Stockholm, un traité mondial visant à protéger la santé humaine et l’environnement contre les polluants organiques persistants, qui est entrée en vigueur en 2004.

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