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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

numéro 7

Bonjour Ă  tous!

Bienvenue à Agro Radio Hebdo numéro 7. Nous sommes heureux de vous apporter des nouvelles et des informations qui reflètent la complexité des défis et l’esprit innovateur des agriculteurs africains.

Cette semaine, nous commençons notre série en quatre parties sur les conflits et la sécurité alimentaire avec un récit sur la façon dont la violence au Kenya empêche la production alimentaire. Dans les prochaines semaines, nous allons vous présenter trois autres histoires pour montrer comment les agriculteurs font face au conflit actuel et comment ils font pour restaurer la production alimentaire alors que les violences diminuent. Pendant que cette série se poursuivra, nous vous apporterons également des ressources qui pourraient aider votre organisme de radio à promouvoir la paix et à fournir des informations utiles aux communautés rurales dans des situations de conflit.

Nous avons également des reportages sur des agriculteurs qui dans différents types de changement.
Mais nous vous proposons aussi des reportages sur les changements positifs qu’entreprennent les agriculteurs. Cette semaine, nous vous présentons un autre reportage spécial de notre correspondant à Dakar, Idy Diop Sy, qui a parlé avec des petits exploitants agricoles au Mali qui ont percé le marché des biocarburants. Nous avons également un reportage sur les agriculteurs qui utilisent leurs téléphones portables pour accéder à des bulletins météorologiques et vendre leurs produits.

Nous espérons que vous apprécierez ce numéro! Vous pouvez également consulter les parutions actuelles et passées d’Agro Radio Hebdo en ligne: http://farmradio.org/francais/hebdo/. Vous pouvez aussi utiliser la section “Commentaires” en dessous de chaque article pour discuter avec d’autres abonnés, et partager vos idées et vos expériences.

Comme nous tentons continuellement de mieux répondre à vos besoins, nous apprécions tout particulièrement les commentaires sur les actualités qui vous semblent les plus utiles (ou moins utiles!). Nous voudrions aussi savoir comment vous utilisez ARH et comment vous l’adaptez pour répondre aux besoins de votre organisation. Vous pouvez afficher vos commentaires en ligne ou nous envoyer un courriel: farmradioweekly@farmradio.org.

Bonne lecture!

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Mali: La campagne pour le biodiesel s’intensifie mais les agriculteurs restent prudents
Par : Idy Sy Diop, pour Agro Radio Hebdo, Ă  Dakar
2. Kenya: Les agriculteurs sont forcés de fuir leurs terres suite à la violence, ce qui menace leur approvisionnement alimentaire (Diverses sources, allAfrica.com
3. Afrique: La FAO aide les agriculteurs à accroître leur production cette saison (United Nations’ Integrated Regional Information Networks)
4. Afrique : Les agriculteurs utilisent la téléphonie mobile pour vendre leurs produits (Agro Radio Hebdo, AfricaNews.com)

Évènement à venir

-10 au 18 mars 2008: « Biofuels Grad School » pour les petits producteurs

Banque de ressources pour la radio

-Des émissions et des feuilletons pour la paix

Les actions du RRRPD

-Mega FM favorise la résolution des conflits dans le nord de l’Ouganda

Le texte radiophonique du RRRPD de la semaine

-Les récoltes de “survie” fournissent, aux moments difficiles, de la nourriture

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Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

Vous êtes invités à utiliser les articles ci-dessous de la façon qui convient à votre organisation. Vous pourriez avoir envie de lire l’un ou plusieurs des articles directement à l’antenne, de les adapter pour être plus pertinents pour votre public, ou tout simplement de les utiliser pour des idées de reportages locaux. Si vous utilisez un des articles dans la dépêche de nouvelles agricoles africaines, nous aimerions le savoir! Veuillez donc, s’il vous plaît, laisser un commentaire sur le site web d’ARH ou par courriel à farmradioweekly@farmradio.org.

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1. Mali: La campagne pour le biodiesel s’intensifie mais les agriculteurs restent prudents

Par: Idy Sy Diop, pour Agro Radio Hebdo Ă  Dakar

Face à une intense campagne gouvernementale et de l’industrie afin de développer le biodiesel, les paysans maliens ont manifesté un certain intérêt mais ils restent prudents.

Zoumana Dembelé est un paysan de Koutiala, dans la région de Sikasso. Il a alloué 20 % de ses terres pour cultiver le jatropha curcas, une plante utilisée pour produire du biodiesel. Mais, il va continuer à faire pousser du coton et des céréales – le coton pour faire de l’argent et les céréales pour la survie de sa famille.

M. Dembelé a expliqué qu’il commencera à faire pousser moins de coton, car le marché pour le coton n’est plus fort. Mais il va également rester vigilants alors qu’il commence à faire pousser de plus en plus de Jatropha curcas, communément appelée jatropha ou pourghère.

Le gouvernement malien encourage les agriculteurs à cultiver le jatropha pour le biodiesel, car le pays ne produit pas de pétrole. Ahmed Diane Séméga est le ministre des mines, de l’énergie et de l’eau. En septembre dernier, il a annoncé l’intention du gouvernement de remplacer une quantité significative de l’utilisation du Mali en pétrole avec du biodiesel.

Avec les prix actuels du marché, le biodiesel fabriqué à partir de la plante de jatropha est vendue pour un tiers du prix du diesel ordinaire.

Dans certaines régions du sud du Mali, le jatropha a été cultivé pour près d’une décennie. Il a été utilisé pour protéger les fermes contre le vent et les prédateurs. Maintenant, il est planté comme culture de rente.

Mais les agriculteurs ont de bonnes raisons de penser deux fois avant de remplacer leurs cultures avec le jatropha. Cissé Seydou est un militant pour une société privée dans la même région. Il dit que, par le passé, les agriculteurs ont été invités à lancer de nouveaux produits qui ce sont soldée par un échec.

Les agriculteurs peuvent également être découragés par le long cycle de croissance du jatropha. Il faut trois ans pour le cultiver, de la plantation à la récolte.

Alors que dans certaines régions les agriculteurs sont incités à cultiver le jatropha pour répondre aux besoins énergétiques du pays, les agriculteurs dans des endroits comme Keleya, également dans le sud du Mali, ont tranquillement commencé à utiliser le biodiesel pour faire fonctionner leurs tracteurs et leurs machines de broyage.

Loin de la campagne médiatique du gouvernement et de l’industrie - la production de biodiesel demeure à petite échelle, au service des agriculteurs locaux et des petites industries rurales.

Il y a aussi un engouement pour le biodiesel à Bamako et dans d’autres villes maliennes. Face à l’augmentation des coûts du pétrole, certains mécaniciens adaptent les moteurs de voiture pour le biodiesel, et certaines familles et petites entreprises utilisent des électrogènes au biodiesel.

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2. Kenya: Les agriculteurs sont forcés de fuir leurs terres suite à la violence, ce qui menace leur approvisionnement alimentaire (Diverses sources, allAfrica.com)

Il y a quelques semaines, Danson Kariuki jouissait d’une vie confortable. Il gérait une ferme laitière. Il possédait une maison et un véhicule. Mais, la dernière fois qu’il a vu sa ferme, elle brûlait. Sa ferme avait été incendiée par une foule en colère. M. Kariuki est parmi les centaines de milliers de Kenyans qui ont fui leurs maisons après que l’élection présidentielle contestée qui s’est tenue en Décembre dernier a conduit à la violence. Il a trouvé refuge dans un camp en Ouganda. Il témoigne qu’il ne lui reste plus rien.

Le pillage du bétail et les incendies criminels ont détruit d’innombrables fermes. Sur d’autres fermes, les récoltes sont mal entretenues parce que les agriculteurs ont dû abandonner leurs terres. Sur d’autres encore, la nourriture pourrit parce que la menace de nouvelles attaques empêche l’exportation.

Les agriculteurs qui ont dû délaisser leur terre ou qui ont vu les flammes l’engloutir se trouvent dans quelques-unes des zones de production alimentaire des plus importantes du Kenya. Ceci provoque la crainte que le pays tout entier ne souffre bientôt d’une pénurie alimentaire - même si les violences se terminaient.

La province de la Vallée du Rift au Kenya est l’une des régions les plus touchées par la violence. À l’heure actuelle, les agriculteurs devraient être en train de récolter le maïs et de se préparer à en planter plus.

Selon le « Famine Early Warning Systems Network », 20 % des cultures de maïs n’ont pas été plantés. Les prix du maïs ont déjà augmenté dans les villes.

Le prix du lait devrait aussi augmenter. 20 millions de litres de production laitière ont déjà été perdus. Le centre et le nord de la Vallée du Rift et les provinces de l’Ouest sont d’importants centres de production laitière. À ce moment-ci de l’année, une grande partie du lait est normalement transformé en poudre. La poudre est stockée pour être utilisée durant la saison sèche, lorsque qu’il y a une forte demande de lait.

Machira Gichohi est le Directeur général du Kenya Dairy Board. Il a noté que, même lorsque les agriculteurs retourneront chez eux, il leur faudra du temps pour remplacer les bovins perdus et recommencer la production de lait.

Les pays voisins du Kenya sont également touchés. L’envoi de vivres et d’autres produits est plus difficile parce que le prix du carburant a monté en flèche et le port de Mombasa a été interrompu pendant un certain temps.

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