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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Les actions du Radios Rurales Internationales

Rachel Awuor Adipo remporte cette année le Prix pour la Communication George Atkins!

Rachel Awuor Adipo, de l’Ugunja Community Resource Center (UCRC), un partenaire de Radios Rurales Internationales depuis 2005, est la gagnante du prix George Atkins 2008 pour la communication. Chaque année, le prix pour la communication George Atkins est présenté à un partenaire de Radios Rurales Internationales qui démontre un dévouement particulier à la sécurité alimentaire et l’excellence en radiodiffusion.UCRC est situé dans le district de Siaya, dans l’ouest du Kenya. Rachel est une productrice prolifique de textes radiophoniques. Elle a écrit le nombre impressionnant de six textes pour Radios Rurales au cours des dernières années. En 2006, son texte « Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes » a gagné le concours d’écriture de texte sur les Objectifs du Millénaire pour le développement. Cette année, son texte « Les agriculteurs peuvent se préparer à affronter différents modèles météorologiques » a été l’un des 15 textes gagnants du concours d’écriture de textes radiophoniques sur les stratégies d’adaptation des agriculteurs africains aux changements climatiques. Rachel a aussi écrit quatre autres textes pour Radios Rurales Internationales, y compris: « Le travail agricole coopératif : de nombreuses mains facilitent le travail. » UCRC se réjouit du lancement d’une station de radio communautaire dans un proche avenir, ce qui aidera l’organisme à remplir sa mission de « facilitation du développement durable au sein de la communauté par le réseautage et l’échange de connaissances. » Entrevue avec Rachel Awuor Adipo

Rachel est venue à Ottawa, au Canada, ce mois-ci pour participer à une cérémonie où elle a reçu le prix pour la communation George Atkins 2008. La coordonnatrice de la communication pour le développement, Blythe McKay, a interviewé Rachel, après que cette dernière a reçu sa récompense:

Blythe: Qu’est-ce que ce prix signifie pour vous?

Rachel: Gagner ce prix signifie beaucoup. Je pense que le travail que j’effectue porte des fruits non seulement dans mon organisme, mais dans le monde entier.

Blythe: Que pensez-vous de votre visite au Canada?

Rachel: Ma visite au Canada est comme une bénédiction. J’ai pu rencontrer beaucoup de gens. Beaucoup ont été au Kenya et comprennent le contexte kényan. Ainsi, j’avais des gens avec qui je pouvais partager ce que nous faisons. Grâce à cela, ceux qui veulent se joindre à nous [URCR] en faisant du bénévolat ou nous soutenir d’une autre façon, peuvent le faire.

Blythe: Comment est-ce que l’obtention de ce prix vous motive dans votre travail?

Rachel: Je me sens vraiment revigorée. Ça m’a motivée dès la première fois que j’ai entendu que je recevrais ce prix. Maintenant que je l’ai en main, il est une preuve tangible. Même si je meurs, les gens vont voir le genre de travail que j’ai accompli. Je vais fournir plus d’efforts dans notre projet de radio.

Blythe: Quel message avez-vous pour les radiodiffuseurs et les autres partenaires dans notre réseau?

Rachel: Tout le monde peut réussir! Il suffit de continuer à croire au pouvoir de la radio en tant qu’outil de développement au sein de la communauté!

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Un journaliste de Zodiak Broadcasting est l’un des gagnants d’un concours de reportages sur les droits humains

Le journaliste Gabriel Kamlomo de la radio Zodiak Broadcasting au Malawi est l’un des 30 gagnants du concours Every Human Has Rights (En français : Je crois que tout homme a des droits)-Media Awards présentée par Internews, en partenariat avec des centaines de médias locaux et internationaux et des organismes de développement à l’échelle mondiale. M. Kamlomo est l’un des lauréats dans la catégorie radio. Il a effectué un reportage radio sur une clinique qui a fait une transfusion de sang contaminé par le VIH à un enfant de 2 ans. En investiguant cette histoire, M. Kamlomo a découvrir que l’hôpital tentait de masquer cette erreur. Il recevra son prix lors d’une cérémonie à Paris, en France, le 6 décembre prochain – quelques jours avant le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (10 décembre 2008).

Les organisateurs du Every Human Has Rights Media Awards demande maintenant à ce que le grand public vote pour leur reportage préféré parmi les 30 reportages gagnants. Le reportage qui recevra le plus de votes sera le gagnant du « Prix du public » . La date limite pour le vote public est le 30 novembre. Pour voir et écouter les 30 reportages gagnants et voter pour votre reportage favori, veuillez consulter le site Web suivant: http://media-awards.everyhumanhasrights.org/.

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Comment pouvons-nous mettre fin au “blackout” médiatique sur les changements climatiques (écrit par Gladson Makowa)

En tant qu’un des gagnants du concours d’écriture de textes radiophoniques sur les stratégies des agriculteurs pour faire face aux changements climatiques de Radios Rurales Internationales-CTA, Gladson Makowa, de The Story Workshop, au Malawi, a récemment participé à un séminaire du CTA sur les conséquences des changements climatiques pour les systèmes de production agricole durable. Gladson a écrit un rapport sur des recherches récentes concernant les médias et les changements climatiques, ainsi qu’une réflexion sur ce qui devrait étre fait pour améliorer la couverture médiatique de cette question cruciale. La couverture médiatique des changements climatiques en Afrique australe est limitée. Une étude récente de l’Institut Panos Southern Africa qui s’intitule La couverture médiatique des changements climatiques: L’étude des cas du Mozambique, du Swaziland et de la Zambie a non seulement confirmé ce fait, mais a essayé d’identifier les raisons qui sous-tendent cette problématique.

Parkie Mbozi est le directeur de l’Institut Panos Southern Africa. Il a présenté les résultats de l’enquête lors d’un récent séminaire du CTA sur les changements climatiques et l’agriculture, qui s’est tenu à Ouagadougou, au Burkina Faso. M. Mbozi a noté que la couverture médiatique varie de pays en pays, en Afrique australe. L’enquête a cherché à savoir si les divers degrés de couverture médiatique sont responsables du “blackout” médiatique sur les questions relatives au climat, ou si les médias et les scientifiques eux-mêmes sont à blâmer.

L’enquête a montré que les scientifiques sont conscients du degré de couverture médiatique sur les questions de changements climatiques. Ils savent aussi que les médias locaux, les communautés et les gouvernements ont besoin d’être informés afin de pouvoir prendre leurs décisions. Toutefois, l’étude a révélé que les scientifiques ne comprennent peut-être pas pourquoi les journalistes ne font pas des rapports sur les changements climatiques plus fréquemment.

Les recherches ont démontré que les journalistes ont besoin plus de formation pour mieux comprendre les questions reliées aux changements climatiques. Les journalistes doivent être formés sur les changements climatiques et sur la façon de signaler les questions environnementales. Les journalistes doivent être en mesure de rendre compte des faits d’une manière qui attire l’attention des lecteurs. Et les journalistes ont souvent besoin de comprendre l’impact des changements climatiques sur la vie des gens avant d’être en mesure de partager ce message avec d’autres.

Le fait que les journalistes d’Afrique australe citent plus souvent les agences de presse étrangères que les sources locales a également conduit les scientifiques à se poser un certain nombre de questions. Les scientifiques locaux sont-ils trop occupés pour répondre aux questions des journalistes? Comment se fait-il que les journalistes portent une plus grande attention à la couverture politique que scientifique? Est-ce simplement que les journalistes et les scientifiques viennent de différentes planètes les uns de Vénus et les autres de Mars et que leurs orbites ne se croisent jamais?

M. Mbozi a noté que la plupart des journalistes ne reçoivent pas de formation spécialisée. Il y a peu d’options pour ce type de formation. Comme Oumy Ndiaye, le chef du Communications Channels and Services Department, au CTA, l’a souligné, le fait que les médias s’attendent à ce que les journalistes fassent des reportages sur des questions aussi diverses que les droits humains et les dernières élections présidentielles ne fait qu’aggraver la situation.

Quelle est la solution? Les scientifiques ont besoin d’aider les journalistes à se familiariser avec des questions comme les changements climatiques. Les journalistes pourraient également tirer profit de l’élaboration de spécialisations qui leur seraient propres. M. Mbozi se demande si des mesures incitatives pourraient aider les journalistes qui couvrent les questions environnementales. Des informations scientifiques concrètes et vérifiables – rarement disponibles à l’heure actuelle – seraient une importante aide aux journalistes.

Le fait est que l’activité humaine est en train de changer le climat, mais nous ne faisons pas assez pour nous tenir mutuellement informés de ce processus. Mais qui est à blâmer? Les journalistes ou les scientifiques? Je pense que c’est une combinaison des deux. Les scientifiques doivent apprendre à simplifier leur langue et à rester en contact avec les journalistes, voire à les amener sur le terrain si nécessaire, tout comme le font les politiciens. Les politiciens savent comment établir des liens avec les journalistes. Peut-être que les scientifiques ont quelques trucs à apprendre auprès des politiciens?

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Des journalistes partagent leurs expériences après avoir participé à un séminaire sur les changements climatiques

Du 26 au 31 octobre dernier, 200 personnes, comprenant des professionnels de la communication, des dirigeants d’ONG et des scientifiques d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique se sont réunies à Ouagadougou, au Burkina Faso pour un séminaire organisé par le CTA. Le thème était « Les Implications des Changements Climatiques sur les Systèmes de Production Agricole Durable dans les pays ACP. »

Deux des grands gagnants du concours d’écriture de textes radiophoniques sur les stratégies d’adaptation des agriculteurs africains aux changements climatiques du CTA-Radios Rurales Internationales, Jean Paul Ntezimana de Radio Salus au Rwanda et Gladson Makowa du Story Workshop au Malawi ont été parrainés pour assister au séminaire. Ils partagent leurs réflexions sur leurs expériences ci-dessous.

Par Jean Paul Ntezimana:

Si je tente de résumer brièvement le séminaire du CTA à Ouagadougou, il est difficile de dire à quel point ce séminaire était intéressant pour les journalistes et autres professionnels de la communication présents.

Nous avons eu de nombreux exposés et chacun d’entre eux ont été très intéressants pour les journalistes. Certains exposés parlaient de changements climatiques - ce qu’ils sont, leurs influences sur le monde, et certaines stratégies d’atténuation et d’adaptation. Permettez-moi de vous donner quelques exemples. Une stratégie d’atténuation: les chercheurs ont découvert des méthodes pour réduire la quantité de CO2 produite par les hommes. Une stratégie d’adaptation: les chercheurs encouragent les agriculteurs à adopter des variétés de cultures qui sont résistantes à la sécheresse ou aux inondations. Cette information est vraiment importante pour les journalistes, parce qu’ils ont besoin de comprendre ce qu’ils couvrent.

D’autre part, il y avait des discussions qui tournaient autour de la communication adéquate sur l’environnement et les questions agricoles. J’étais très content lorsque j’ai entendu des chercheurs et des dirigeants d’ONG parler de collaboration avec les médias. Il a été convenu que les chercheurs et les décideurs politiques essaieraient de coopérer avec les médias afin de mieux disséminer des informations à partir de leurs recherches. Espérons que ces sources de nouvelles et d’informations seront facilement accessibles.

Par Gladson Makowa:

La semaine dernière était très occupée pour nous deux. En tant que radiodiffuseur, ce qui a été le plus mémorable pour moi, durant la semaine qui vient de s’écouler, c’était d’écrire au moins un article ou un rapport pour un magazine quotidien pour la première fois dans ma carrière. C’était vraiment une expérience d’apprentissage.

La principale question abordée lors du séminaire a été les stratégies de communication, mais nous avons aussi beaucoup appris sur les biocarburants. Les biocarburants sont une nouvelle façon d’utiliser les produits agricoles. Ce sujet doit être abordé avec prudence, car la production de biocarburants entre en concurrence avec la sécurité alimentaire. Les représentants ont convenu de mettre au point des politiques spécifiques dans leur pays sur la façon d’aborder la question des biocarburants avant de s’aventurer dans leurs productions. Les défis auquel fait face le continent africain en raison des changements climatiques - comme les sécheresses, le besoin d’utiliser plus d’engrais et de meilleurs techniques d’irrigation - ont également été examinés.

Sur le thème des stratégies de communication, nous avons entendu quelques plaintes sur le fait que les médias ne parlent pas des questions liées aux changements climatiques. Nous avons cherché à expliquer pourquoi c’était le cas et comment cette situation peut être changée.

Les questions de droits et brevets ont aussi été soulevées. Il a été suggéré que celles-ci doivent être examinées et révisées, afin de réduire les restrictions sur la dissémination des résultats de recherches. Il a également été convenu que les journalistes devraient recevoir des formations sur comment reporter l’information scientifique et que le cursus dans les écoles primaires devrait être révisé afin d’y inclure les questions de changements climatiques. Les journalistes des radios communautaires, qui sont pour la plupart des bénévoles, devraient aussi bénéficier de formation. Les participants se sont engagés à se pencher sérieusement sur la question du financement, par exemple, pour les radios communautaires.

Les journalistes ont été invités à se spécialiser dans un sujet spécifique, par exemple, les rapports sur l’environnement. J’espère sincèrement que beaucoup d’initiatives ressortiront de ce séminaire.

Dans la prochaine édition d’ARH, vous pourrez lire un article écrit par Gladson Makowa, dans la section Les Actions de Radios Rurales Internationales, qui explore les raisons pour le manque de couverture médiatique sur les changements climatiques.

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Nous voulons publier vos opinions!

Radios Rurales Internationales voudraient avoir votre avis sur les problèmes rencontrés par les petits agriculteurs et les communautés rurales dans différents pays africains! Dans les semaines à venir, Agro Radio Hebdo commencera à publier des éditoriaux. Ces éditoriaux seront tirés de publications africaines et de vous, les abonnés d’ARH. Si vous avez une idée pour un éditorial que vous souhaiteriez nous suggérer, s’il vous plaît, envoyez un courriel à Heather Miller: hmiller@farmradio.org. Ou, si vous avez lu un éditorial qui vous a plu dans une publication africaine, vous pouvez le proposer à Heather, et nous essaierons de republier cet article dans ARH. Nous attendons avec impatience d’avoir de vos nouvelles!

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