Pendant des années, nous avons conduit les radiodiffuseuses et les radiodiffuseurs sur le terrain pour être sûrs que les émissions radiophoniques agricoles mettent en vedette les voix, les opinions et les réussites des agricultrices et des agriculteurs. Maintenant, nous amenons la radio sur la place du marché pour que les auditrices et les auditeurs puissent bénéficier d’informations d’actualité de qualité sur la vente de leurs produits.
 
Le service d’informations « Radio place du marché » est devenu une composante des émissions radiophoniques agricoles qui s’inscrivent dans le projet sur les chaînes de valeur au Malawi. (Une chaîne de valeur est une succession d’activités réalisées, en vue d’apporter un produit ou un service sur le marché.) Les épisodes de « Radio place du marché » proposent des idées sur la prévention des pertes après les récoltes, comparent les prix et donnent des conseils sur les bonnes pratiques commerciales qui permettront aux agricultrices et aux agriculteurs d’obtenir des revenus plus élevés pour leur dur labeur.
 
Un conseil prodigué à la radio est que les agricultrices et les agriculteurs peuvent obtenir un meilleur prix s’ils vendent leurs produits en gros en tant que coopérative, a expliqué Clement Shema, un spécialiste de la programmation d’impact par la radio chez Farm Radio Trust, notre partenaire stratégique au Malawi. Les agricultrices et les agriculteurs se sont empressés d’adopter cette proposition.
 

La plupart des [auditrices et auditeurs] ont décidé que, pour faire des bénéfices, il serait préférable qu’ils ne vendent pas eux-mêmes leurs produits, mais qu’ils se joignent plutôt à la coopérative,” a déclaré Clement.

L’introduction de « Radio place du marché » signifie que les radiodiffuseurs sont plus conscients des problèmes de commercialisation dont souffrent les agricultrices et les agriculteurs, et ce, depuis qu’ils visitent les marchés, discutent avec les agricultrices et les agriculteurs et analysent les opérations de marché.
 
Le projet sur les chaînes de valeur a atteint selon les estimations 2,5 millions d’agricultrices et d’agriculteurs au Malawi et en Tanzanie et sera élargi au Ghana et au Mali alors que le projet quinquennal amorce sa troisième année.
 
« Nos conseils produisent un très grand impact, » a déclaré Sheila Chimphamba, une radiodiffuseuse chez Zodiak Broadcasting Station au Malawi. Elle observe et entend parler de la différence que fait le projet chaque fois qu’elle se rend sur le terrain.
 
Dernièrement, Sheila a été assaillie de questions sur la technique de séchage des arachides (également appelés cacahuètes).
 
En parlant des pratiques améliorées de séchage des arachides après les récoltes, Sheila aide ses auditrices et auditeurs à éviter l’aflatoxine, un produit dérivé d’une moisissure qui touche généralement l’arachide. On sait que l’aflatoxine provoque le cancer, et qu’il est particulièrement dangereux pour les enfants. Il empêche plusieurs producteurs d’arachides de vendre leurs récoltes à un bon prix.
 
Ces informations sont si appréciées que les agricultrices et les agriculteurs se les transmettent d’un village à l’autre, et Sheila reçoit des questions de la part des agricultrices et des agriculteurs même lorsqu’elle se rend dans des régions hors de portée de la zone de transmission de la station de radio.
 
« Vous voyez que cette émission touche des personnes qui se trouvent hors de notre zone de [diffusion], des personnes qui ne sont même pas ciblées.”
 
Ce c’est une des histoires dans la rapport annuel 2013-2014.