Irriguer le sol à la sueur de son front

Le partisan de RRI David Frere effectue une visite en Tanzanie pour voir les agricultrices, les agriculteurs et Radios Rurales Internationales à l’oeuvre

 
Cela fait maintenant quelques années que je suis un heureux partisan de Radios Rurales Internationales et je viens de rentrer récemment d’un voyage en Tanzanie avec ma soeur Carol. Hormis notre désir de faire un peu de tourisme, mon voyage avait pour but de voir de visu le fonctionnement de Radios
Rurales Internationales à Arusha et visiter quelques exploitations agricoles et stations de radio locales.
 
Radios Rurales Internationales a toujours occupé une place spéciale dans mon coeur, car son travail
et ses services sont d’une valeur inestimable. Tout a commencé il y a plusieurs années lorsque j’ai croisé George Atkins dans l’ascenseur d’un hôtel d’Ottawa. J’ai fait des commentaires sur la broche de
l’Ordre du Canada qu’il portait et il a commencé à me raconter son histoire et celle de Radios Rurales
Internationales.
 
Ma contribution au travail de Radios Rurales Internationales est modeste, mais je l’estime importante. Mon soutien financier a permis d’offrir des formations aux réalisateurs d’émissions radiophoniques locaux africains, ainsi qu’aux radiodiffuseuses et aux radiodiffuseurs de sorte qu’ils puissent faire collaborer les auditrices et les auditeurs de manière étroite et personnelle à chacune de leurs émissions.
 

 
L’aspect le plus important de ma visite en Tanzanie a été le voyage que j’ai effectué pour voir les
agricultrices et les agriculteurs à l’oeuvre. À peine étais-je arrivé au village de Kikwe qu’ils me confièrent des tâches. J’ai labouré, puis sarclé un petit lopin de terre sur lequel j’ai planté par la suite un légume surnommé localement la « laitue chinoise ». Ce fut une formidable expérience et, même si j’ai dû irriguer une grande partie du sol à la sueur de mon front, j’ai compris jusqu’à quel point les agricultrices et les agriculteurs accordaient de l’importance à ce que Radios Rurales Internationales leur apprend et comment ils peuvent partager ces informations entre eux.
 
«J’ai compris jusqu’à quel point les agricultrices et les agriculteurs accordaient de l’importance à ce que Radios Rurales Internationales leur apprend et comment ils peuvent partager ces informations entre eux.»
 
Apaikunda Anderson m’a raconté comment elle avait pris connaissance de ses droits relatifs à l’eau et
comment elle avait empêché que le cours d’un ruisseau soit dévié loin de son lopin de terre. Cela a
encouragé certains de ses voisins à agir de même. La radio leur a donné de la voix là où ils pensaient qu’ils n’avaient aucun droit de s’exprimer.
 
Notre visite suivante s’est déroulée chez Mamma Ana et sa famille. Je dois avouer que j’ai été stupéfait non seulement par les différentes méthodes culturales qu’ils utilisaient, mais également par le fait que les denrées qu’ils produisaient étaient destinées aussi bien à leur consommation personnelle qu’à la revente. Ils semblent pratiquer toutes sortes d’activités, y compris la culture de café, la production de miel et la fabrication de nombreuses variétés de fromage, pour ne citer
que celles-là. Mamma Ana a pu réunir plusieurs de ses voisins pour accroître la production laitière en vue de pouvoir fabriquer divers fromages qu’ils vendent à des hôtels, des restaurants et des marchés lointains.
 
Elle a démontré comment un peu de savoir conjugué avec beaucoup d’efforts pouvait bénéficier non seulement à sa famille, mais aux familles voisines également. Même si je savais que Radios Rurales
Internationales faisait un travail formidable en Afrique, il était bon que je me rende personnellement
sur le terrain pour voir comment l’information transforme les vies et donne aux gens les moyens d’agir.
 
J’ai toujours été un fervent partisan de Radios Rurales Internationales, et mon implication à leur côté
continuera de s’accroître.
 

Devenez un donateur ou une donatrice

En savoir davantage sur l’impact de votre don.